Synthèse Correspondant
Par six voix contre trois, la Cour suprême des États-Unis a suspendu mardi les décisions de justice qui encadraient les expulsions vers des pays tiers, et renvoyé le fond à décembre. Le mot est partout, du Népal au Vietnam, du Kenya au Danemark : « pays tiers ». Dès qu'on cherche lesquels, les textes se dispersent : le Mexique absorbe la grande majorité, mais le Kathmandu Post et DR (Danemark) citent le Soudan du Sud, l'Ouganda, la Guinée équatoriale, le Liberia et la République centrafricaine, et le Guyana n'apparaît que chez RTCG (Monténégro). L'administration, elle, parle d'exécution de la loi migratoire quand le pays d'origine refuse de reprendre ses ressortissants.
Le chiffre d'environ 25 000 personnes expulsées revient chez CNN, The Intercept, le Kathmandu Post, la dépêche reprise par La Hora, La Prensa et Confidencial, Le Devoir, RTV Slovenija (MMC), RTCG et VietnamPlus (VNA). Les experts de l'ONU disent au moins 23 000. Le nombre de pays d'accueil, en revanche, varie : 29 pour les uns, 24 pour RTCG. The Intercept, le Daily Nation et Le Devoir parlent, eux, d'accords avec 35 pays ou territoires. The Intercept parle d'accords opaques, RTCG d'accords « souvent secrets ».
Fox News, comme RTV Slovenija (MMC), parle d'une victoire pour l'administration Trump, dont il rappelle l'argument : les exigences procédurales nuisaient à des négociations diplomatiques sensibles. Le Devoir remonte la chaîne des décisions jusqu'au conseiller juridique John Sauer, qui invoquait des « problèmes logistiques substantiels ». Le Devoir chiffre l'argument administratif à un vol annulé vers trois pays, 70 étrangers condamnés à bord.



