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Les États-Unis quittent l'Irak, où des experts voient une ouverture pour l'Iran

Pays du sujet2 cartesEurope3 cartesMoyen-Orient4 cartesAsie2 cartes
Illustration générée par IA

Les forces américaines quittent leurs dernières bases en Irak, mettant fin à plus de deux décennies de présence militaire. Un retrait convenu en 2024 sous Joe Biden et exécuté sous Donald Trump, célébré par Téhéran et ses alliés, alors que Bagdad doit encore désarmer les milices et contenir Daech.

écart 53 · États-Unis · Irak · 11 sources · 11 pays · publié le 30 sept. 2026 à 11 h 42

L’écart va de 0 à 100 : le comprendre ici

L'écart

  1. 🇸🇬The Straits TimesSingapour

    Le quotidien singapourien, qui reprend une dépêche de l'agence Reuters, décrit un retrait militaire qui laisse en place le levier financier américain : depuis 2003, les recettes pétrolières irakiennes, environ 90 % du budget de l'État, passent par la Réserve fédérale de New York, et Bagdad aurait reculé en 2020 face à des menaces de couper l'accès à ces fonds.

  2. 🇶🇦Al JazeeraQatar

    Al Jazeera raconte le retrait comme un pari politique d'Ali al-Zaidi, qui veut désarmer toutes les milices d'ici juin 2027 et faire de l'État le décideur ultime en matière de paix et de guerre.

D'un côté la puissance qui reste, financière et pétrolière ; de l'autre la souveraineté revendiquée, militaire et politique — le désarmement des milices n'apparaît pas dans le texte singapourien, le levier pétrolier n'apparaît pas dans le texte qatari.

Synthèse Correspondant

La méthode

Matériel et personnels ont quitté la base d'Erbil, une batterie de missiles Patriot a été retirée, et Bagdad organise quatre « Journées de la souveraineté » : l'Irak célèbre, les Irakiens sont largement favorables au départ selon Reuters, et le président américain lui-même a dit ne plus voir l'utilité de l'armée là-bas. Plusieurs rédactions voient d'abord dans ce retrait un gain pour l'Iran, à commencer par la dépêche de l'agence Reuters que reprennent Daily Sabah, Al-Monitor et Digi24.

Sur les capacités irakiennes, deux mondes se répondent. Renad Mansour, du centre de réflexion Chatham House, cité par Arab News, juge les forces irakiennes « largement capables » de contenir Daech sans soutien américain direct, une capacité selon lui éprouvée depuis septembre dernier. Le journaliste Mutlu Civiroglu, dans le même journal, avertit que Washington parie gros et risque de répéter l'erreur de 2011 — année dont Shafaq News rappelle qu'elle avait été suivie d'un retour américain moins de trois ans plus tard, pour la guerre 2014-2017.

L'échéance du désarmement des milices, fixée au 30 septembre, est reportée à juin 2027 chez Al Jazeera, à l'été 2027 chez NOS Nieuws, à « l'année prochaine » chez Sky News Arabia — qui précise que le premier ministre Ali al-Zaidi et ses adjoints parlent eux-mêmes de ce report ; NOS Nieuws ajoute que des groupes comme Kataib Hezbollah et Harakat al-Nujaba refusent toujours de rendre les armes.

Deux textes sortent du récit politique. The Straits Times rappelle que les recettes pétrolières irakiennes — environ 90 % du budget de l'État — transitent depuis 2003 par la Réserve fédérale de New York, et qu'en 2020 Bagdad aurait reculé sur le départ des troupes après des menaces de couper l'accès à ces fonds. Felesteen est le seul à donner un bilan civil : jusqu'à 210 000 civils irakiens tués entre 2003 et 2023 selon le projet Cost of War de l'université Brown.

Reste la question des voisins du Golfe. Arab News rappelle que, selon l'Arabie saoudite, des drones partis d'Irak ont touché en septembre le pipeline Est-Ouest saoudien — Bagdad a ensuite confirmé l'origine irakienne et limogé le commandant militaire de la province de Maysan — et cite Joshua Landis, de l'université de l'Oklahoma : les États du Golfe doivent se préparer à un avenir avec moins de capacités américaines dans la région.

11 sources · 11 pays · 4 blocs
Pays du sujet2 pays
Titre original (traduit)
“Les forces américaines quittent l'Irak après deux décennies, laissant une ouverture à l'Iran”
“

Al-Monitor (site américain consacré au Moyen-Orient) reprend telle quelle une dépêche Reuters signée Bagdad, la même que publient Daily Sabah et, traduite en roumain, Digi24. Le récit suit le fil d'une double alliance : l'Irak est le seul pays à garder des liens politiques et militaires étroits à la fois avec Washington et Téhéran, ces deux capitales s'en servant parfois comme champ de bataille indirect.

›Lire le cadrageLe correspondant

Le texte rappelle le précédent : l'assassinat du commandant iranien Qassem Soleimani par une frappe américaine à l'aéroport de Bagdad en 2020, puis les tirs répétés des alliés de l'Iran sur les bases américaines. La dépêche décrit une menace de l'État islamique concrète : selon les forces de sécurité irakiennes, une cellule présumée de l'organisation préparait des attentats suicides pour coïncider avec le retrait.

›Résumé source
Résumé de l'article

Les forces américaines doivent quitter leurs dernières bases en Irak d'ici mercredi, un départ célébré comme une victoire par l'Iran et ses alliés, très influents dans le pays. Un accord conclu en 2024 sous la présidence de Joe Biden est appliqué par l'administration de Donald Trump, alors même que celle-ci mène la guerre contre l'Iran. L'analyste irakien Jasim al-Bahadli estime que ce retrait supprime un contrepoids militaire à l'influence de Téhéran, et que les milices pro-iraniennes chercheront à peser davantage sur les décisions sécuritaires et politiques. Le commandant Abu Mojtaba al-Yasiri, de la Résistance islamique en Irak, y voit une « victoire historique » de la résistance et une défaite américaine. Le chef tribal sunnite Abdulrahman al-Zobaie, de Falloujah, juge au contraire le retrait prématuré et redoute un vide.

Article du 29 sept. 2026
Privé · États-Unis
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Titre original (traduit)
“Quelles conséquences possibles du retrait des forces américaines d'Irak ?”
“

Le texte publié par Shafaq News vient de la BBC en arabe, qui s'en sert pour présenter une émission de débat ; il fait le tour du propriétaire : analyste, député iranien, cadre de la Résistance islamique, cheikh sunnite, commandant kurde, et le portrait final est celui d'un basculement régional. Le cheikh Abdulrahman al-Zobaie, de Fallouja, résume la tension : les Irakiens veulent la souveraineté pleine, mais il redoute un vide sécuritaire ; l'article rappelle que les forces irakiennes dépendaient du renseignement, de la logistique et de la surveillance de la coalition.

›Lire le cadrageLe correspondant

Le commandant kurde Sirwan Barzani va plus loin : sans drones ni renseignement américains, l'organisation État islamique peut se réorganiser, et des mouvements de cellules dormantes ont déjà été observés avant le retrait. L'article rappelle aussi que les Américains sont partis en 2011, revenus moins de trois ans plus tard, et c'est cette guerre-là (2014-2017) qui a installé la coalition dont on ferme aujourd'hui le ban. Le texte ne s'arrête pas au départ américain, il liste ce qu'il laisse derrière lui — un État irakien qui a bâti sa sécurité sur un partenaire extérieur.

›Résumé source
Résumé de l'article

Les forces américaines doivent quitter leurs dernières bases en Irak d'ici le mercredi 30 septembre, mettant fin à plus de deux décennies de présence militaire discontinue. L'accord sur la fin de la coalition internationale avait été conclu en 2024 sous l'administration de l'ancien président Joe Biden, la phase finale étant exécutée sous celle de Donald Trump, alors que Washington mène une guerre contre l'Iran. L'analyste sécuritaire irakien Jasim al-Bahadli estime que ce départ supprime une force d'équilibre qui limitait l'influence de Téhéran, et que les factions alliées à l'Iran en tireront des gains sécuritaires et politiques. Le député iranien Amir Hayat Moghaddam, vice-président de la commission de la sécurité nationale du Parlement, se félicite de ce retrait, tandis qu'Abu Mojtaba al-Yasiri, cadre de la Résistance islamique en Irak, y voit une victoire historique des factions armées. Le cheikh sunnite Abdulrahman al-Zobaie, de Fallouja, soutient l'idée d'une souveraineté pleine mais redoute un vide sécuritaire, les forces irakiennes dépendant du renseignement, de la logistique et de la surveillance de la coalition. Le commandant kurde Sirwan Barzani avertit que la perte du soutien américain en renseignement, approvisionnement et drones pourrait permettre à l'organisation État islamique de se réorganiser, des mouvements de cellules dormantes ayant été observés avant le retrait.

Article du 29 sept. 2026
Agence de presse · Irak
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Europe3 pays
Titre original (traduit)
“Les États-Unis achèvent leur retrait d'Irak après deux décennies, laissant un vide à l'Iran”
“

Quatre mille cinq cents Américains morts en plus de vingt ans de guerre : la dépêche pose ce chiffre dès sa première phrase. Abu Mojtaba al-Yasiri, commandant de la Résistance islamique en Irak, coalition de factions armées soutenues par l'Iran, parle d'« une victoire historique » et d'une défaite écrasante pour le projet américain.

›Lire le cadrageLe correspondant

Face à lui, Abdulrahman al-Zobaie, chef tribal sunnite de Fallouja — ville qui fut un bastion de la résistance anti-américaine —, juge le retrait prématuré : « Tous les Irakiens aspirent à la pleine souveraineté », dit-il, mais un départ de la coalition qui crée un vide est « ce que tous les Irakiens craignent ». La dépêche rappelle que sept des dix-huit militaires américains tués cette année dans la guerre contre l'Iran l'ont été en Irak, le dernier lors de la détonation contrôlée d'un drone près d'Erbil en juillet. Le texte est la dépêche de l'agence Reuters, reprise à quelques mots près, que publient aussi Al-Monitor et, traduite en roumain, Digi24.

›Résumé source
Résumé de l'article

Les forces américaines doivent quitter leurs dernières bases en Irak d'ici mercredi, un départ célébré comme une victoire par l'Iran et ses alliés. Des experts irakiens estiment que ce retrait, convenu en 2024 sous Joe Biden et exécuté par l'administration de Donald Trump, pourrait donner à Téhéran et à ses alliés les mains libres, et permettre le retour d'autres ennemis des États-Unis, dont le groupe terroriste Daech. Un commandant de la Résistance islamique en Irak, coalition de factions armées soutenues par l'Iran, y voit « une victoire historique » et une « défaite écrasante » pour le projet américain. Un chef tribal sunnite de Falloujah juge au contraire le retrait prématuré, affirmant que les Irakiens redoutent la création d'un vide.

Article du 29 sept. 2026
Privé · Turquie
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Titre original (traduit)
“Les militaires américains quittent l'Irak après 23 ans”
“

NOS Nieuws relève que le gouvernement américain ne fait guère de publicité autour de ce départ. C'est d'autant plus notable que mettre fin aux guerres sans fin du Moyen-Orient était une promesse de campagne de Donald Trump — « on ne peut pas continuer à dépenser des milliards pour protéger des gens qui ne nous aiment même pas », disait-il.

›Lire le cadrageLe correspondant

Sauf que, entre-temps, Trump a lancé sa propre guerre dans la région, et les deux bases américaines restantes en Irak ont été régulièrement visées par des frappes iraniennes ces derniers mois : selon NOS, le départ supprime aussi cette menace. Le texte néerlandais s'attarde sur un allié laissé de côté : les Kurdes du nord de l'Irak, qui craignent de perdre le soutien américain — comme en Syrie, où les Forces démocratiques syriennes (FDS) kurdes ont fini par perdre leur autonomie. Les milices radicales Kataib Hezbollah et Harakat al-Nujaba refusent toujours de rendre leurs armes, et Bagdad a obtenu un report du désarmement à l'été 2027.

›Résumé source
Résumé de l'article

Le délai que les États-Unis s'étaient fixé pour retirer leurs militaires d'Irak expire aujourd'hui, et le gouvernement de Donald Trump, président des États-Unis, n'en fait guère la publicité. Bagdad célèbre cette échéance comme une « journée de la souveraineté », le gouvernement du Premier ministre Al-Zaidi assurant que l'armée irakienne peut désormais protéger le pays. L'Irak doit toutefois encore désarmer les milices soutenues par l'Iran, dont certaines coopèrent tandis que des groupes radicaux comme Kataib Hezbollah et Harakat al-Nujaba refusent de rendre leurs armes. Un allié est laissé de côté : les Kurdes du nord de l'Irak, qui craignent de perdre le soutien américain, comme en Syrie où les Forces démocratiques syriennes (FDS) kurdes ont perdu leur autonomie.

Article du 30 sept. 2026
Média public · Pays-Bas
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Titre original (traduit)
“Gain stratégique pour « l'Axe du Mal ». Les États-Unis closent officiellement deux décennies de guerre : les dernières troupes quittent l'Irak et laissent la place à l'Iran”
“

Sous le titre « Gain stratégique pour “l'Axe du Mal” », Digi24 ouvre sur le décompte humain — 4 500 Américains morts en plus de vingt ans — et sur la contradiction d'un président qui fait la guerre à l'Iran tout en retirant ses troupes du pays voisin. La chaîne roumaine traduit la dépêche de l'agence Reuters, qu'elle cite, et laisse deux Irakiens se répondre : Jasim al-Bahadli, analyste de sécurité spécialiste des groupes chiites armés, pour qui la coalition jouait un rôle de contrepoids à Téhéran — il prédit que les milices convertiront le départ en influence sur la sécurité et la décision politique ; et Abdulrahman al-Zobaie, chef tribal sunnite de Falloujah, pour qui l'Irak n'est pas prêt à assumer seul le dossier. Le correspondant

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Résumé de l'article

Les forces américaines doivent quitter leurs dernières bases en Irak d'ici mercredi, un départ célébré comme une victoire par l'Iran et ses alliés, selon Reuters. Des experts irakiens en sécurité estiment que ce retrait, convenu en 2024 sous le président Joe Biden et mené par l'administration Donald Trump, pourrait donner à Téhéran et à ses alliés une liberté d'action accrue, et permettre le retour d'autres ennemis des États-Unis, dont le groupe terroriste État islamique. L'analyste irakien Jasim al-Bahadli prévoit que les groupes miliciens pro-iraniens présenteront ce départ comme leur victoire et chercheront à en tirer plus d'influence sur la sécurité et la décision politique. Le commandant Abu Mojtaba al-Yasiri, de la Résistance islamique en Irak, y voit une « victoire historique » et une « défaite écrasante » pour le projet américain. Le chef tribal sunnite Abdulrahman al-Zobaie juge pour sa part que l'Irak n'est pas encore prêt à assumer seul le dossier sécuritaire et redoute la création d'un vide.

Article du 29 sept. 2026
Privé · Roumanie
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Moyen-Orient4 pays
Titre original (traduit)
“L'Irak entame un exercice d'équilibre sécuritaire à haut risque après le retrait des troupes américaines”
“

Al Jazeera raconte le retrait comme un pari politique, pas comme une défaite. Ali al-Zaidi, Premier ministre irakien, veut désarmer toutes les milices d'ici juin 2027, y compris plusieurs groupes pro-iraniens, et Douglas Silliman, ancien ambassadeur américain à Bagdad, décrypte la logique : les milices justifiaient leurs arsenaux par la présence américaine, la retirer leur ôte l'argument.

›Lire le cadrageLe correspondant

Al Jazeera rappelle que le retrait des troupes avait commencé en 2020 sous Donald Trump, les derniers militaires se regroupant fin 2025 sur une base aérienne d'Erbil. L'article rappelle le contexte économique : la constriction du détroit d'Ormuz pendant la guerre américano-israélienne a fait chuter la production pétrolière irakienne jusqu'à 60 % en mars, ce qui éclaire pourquoi Bagdad mise sur une renaissance économique. Et cette phrase de Lahib Higel, du centre de réflexion International Crisis Group : Washington ne peut pas dicter la relation de Bagdad avec Téhéran, ni Téhéran dicter celle de l'Irak avec Washington.

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Résumé de l'article

L'Irak s'apprête à célébrer quatre « Journées de la souveraineté », un jour férié national marquant le départ des derniers soldats américains, qui servaient comme conseillers dans la coalition contre l'EI lancée en 2015. Ce retrait s'inscrit dans la volonté du premier ministre Ali al-Zaidi de réaffirmer l'autorité de l'État, avec un désarmement de toutes les milices visé d'ici juin 2027, y compris plusieurs groupes pro-iraniens. Devant l'Assemblée générale des Nations unies (UNGA), al-Zaidi a déclaré que son gouvernement cherchait à faire de l'État le décideur ultime en matière de paix et de guerre, et à passer d'une coopération militaire à une coopération économique avec ses partenaires. Selon Douglas Silliman, ancien ambassadeur américain en Irak et au Koweït, ce retrait vise à « affaiblir politiquement » les milices influentes, dont certaines ont déjà annoncé qu'elles refuseraient de rendre leurs armes. L'article souligne que ce pari laisse la porte ouverte à une influence iranienne accrue et à un possible bras de fer interne.

Article du 30 sept. 2026
Média d'État · Qatar
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Titre original (traduit)
“L'Irak peut-il contenir ses menaces sécuritaires après le retrait de la coalition américaine ?”
“

Pour Arab News, le risque ne vient pas seulement de Daech. En septembre, selon l'Arabie saoudite, des drones partis d'Irak ont touché le pipeline pétrolier Est-Ouest saoudien, une artère stratégique vers la mer Rouge — Bagdad a ensuite confirmé l'origine irakienne et limogé le commandant militaire de la province de Maysan.

›Lire le cadrageLe correspondant

Renad Mansour, du centre de réflexion Chatham House, juge les forces irakiennes « largement capables » de contenir Daech, capacité testée depuis septembre dernier ; mais Mutlu Civiroglu avertit que Washington parie gros sur Bagdad et risque de répéter l'erreur de 2011, quand le retrait avait, selon lui, créé le vide qui a permis l'ascension de Daech. Joshua Landis, de l'université de l'Oklahoma, va plus loin : les États du Golfe doivent se préparer à un avenir avec moins de capacités américaines dans la région. Le journal saoudien laisse parler une inquiétude sur les voisins de l'Irak.

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Résumé de l'article

Le départ des derniers soldats américains d'Irak le 30 septembre met fin à la mission militaire de la coalition dirigée par les États-Unis contre Daech, Bagdad assumant dès lors une responsabilité accrue. Renad Mansour, du centre de réflexion Chatham House, estime que les forces irakiennes sont désormais largement capables de contenir Daech sans soutien militaire américain direct, une capacité selon lui éprouvée depuis septembre dernier. Le colonel à la retraite Myles B. Caggins III, du New Lines Institute, juge lui aussi que les forces irakiennes et les Peshmerga peuvent empêcher Daech de reprendre du terrain, tout en relevant que le groupe reste une menace. Le journaliste Mutlu Civiroglu avertit en revanche que ce retrait constitue un test à venir et que Washington parie sur les capacités de Bagdad au risque de répéter l'erreur de 2011.

Article du 29 sept. 2026
Privé · Arabie Saoudite
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Titre original (traduit)
“Entre craintes et avertissements de « vide » : les forces américaines quittent l'Irak”
“

Sky News Arabia, elle, part du chiffre : 1 700 milliards de dollars dépensés en 23 ans, et une formule que des critiques emploient, selon le Wall Street Journal : la « guerre éternelle ». Donald Trump, lors de la visite d'Ali al-Zaidi à la Maison-Blanche en juillet, a déclaré : « On ne pense pas avoir besoin de l'armée là-bas désormais », avant d'ajouter, à propos du Premier ministre irakien : « Nous avons un champion formidable, un nouveau champion ».

›Lire le cadrageLe correspondant

Al-Zaidi, homme d'affaires de 41 ans, arrivé au pouvoir en mai sans jamais avoir occupé de fonction publique, a fixé au 30 septembre l'échéance pour que les milices pro-iraniennes rendent leurs armes — mais son gouvernement parle maintenant d'un report à l'année prochaine. Plus de 600 attaques ont visé des sites diplomatiques et militaires américains en Irak pendant les deux premiers mois de la guerre, et l'ambassade américaine à Bagdad multiplie les avertissements, dont certains liés au risque d'enlèvement. Une équipe du Wall Street Journal a d'ailleurs quitté Bagdad précipitamment ce mois-ci après des menaces.

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Résumé de l'article

Les États-Unis ferment leur dernière grande base militaire en Irak, mettant fin à plus de 23 ans de présence et à 1 700 milliards de dollars dépensés, selon le Wall Street Journal. Le président Donald Trump a justifié ce départ lors de la visite à la Maison-Blanche du Premier ministre irakien Ali al-Zaidi en juillet, affirmant ne plus juger nécessaire la présence de l'armée sur place. Al-Zaidi, homme d'affaires de 41 ans, a fixé à ce mercredi l'échéance pour que les milices soutenues par l'Iran rendent leurs armes, mais son gouvernement évoque désormais un report à l'année prochaine. Le Wall Street Journal souligne que la guerre ouverte américaine contre l'Iran pousse l'Irak vers davantage de conflit, plus de 600 attaques ayant visé des sites diplomatiques et militaires américains durant les deux premiers mois du conflit. Reuters note que le retrait est largement soutenu par les Irakiens, certains craignant toutefois que les forces de sécurité formées et financées par Washington ne puissent protéger le pays. L'ambassade américaine à Bagdad multiplie les avertissements sécuritaires, dont certains liés au risque d'enlèvement.

Article du 30 sept. 2026
Média d'État · Émirats Arabes Unis
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Titre original (traduit)
“L'Amérique se retire d'Irak et redéploie ses forces en Jordanie”
“

Felesteen (quotidien palestinien) donne la fiche technique d'un retrait qui n'en est pas tout à fait un : les Américains ont quitté la base d'Erbil et retiré une batterie de missiles Patriot, mais gardent sur place du renseignement, de la reconnaissance, des Marines pour la protection diplomatique, et, probablement, des systèmes de défense aérienne autour de l'ambassade à Bagdad et du consulat d'Erbil.

›Lire le cadrageLe correspondant

Une partie des effectifs se redéploie en Jordanie pour continuer la traque de l'État islamique, avec la possibilité de frappes si des menaces visent des intérêts américains — et une mission susceptible de s'étendre au-delà de l'Irak et de la Syrie. C'est le seul texte à donner un bilan des victimes civiles : jusqu'à 210 000 civils irakiens tués entre 2003 et 2023 selon le projet Cost of War de l'université Brown, auxquels s'ajoutent 4 599 militaires américains. Le premier ministre Ali al-Zaidi indique que le calendrier de désarmement des factions a été prolongé jusqu'en juin 2027 ; un haut responsable irakien avertit que le Corps des gardiens de la révolution a développé ses opérations paramilitaires en Irak, et le Washington Post, cité par le journal, décrit des cellules plus petites, plus dures à repérer.

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Résumé de l'article

Les forces américaines quittent les bases irakiennes ce mercredi, mettant fin à plus de deux décennies de présence militaire, et Washington s'apprête à redéployer une partie de ses troupes en Jordanie. Selon des responsables américains, les opérations officielles sont terminées après le transfert de matériel et de personnels depuis la base d'Erbil et le retrait d'une batterie de missiles Patriot. Washington conservera toutefois des capacités de renseignement et de reconnaissance permettant des opérations ponctuelles en Irak, ainsi que des Marines pour protéger les missions diplomatiques. Les forces repositionnées en Jordanie poursuivront la traque du groupe État islamique, avec la possibilité de frappes en cas de menace. Le retrait coïncide avec le débat sur l'avenir des factions armées soutenues par l'Iran : le premier ministre irakien Ali al-Zaidi indique que le calendrier de désarmement a été prolongé jusqu'en juin 2027, un haut responsable irakien avertissant que le Corps des gardiens de la révolution iranien a développé ses opérations paramilitaires en Irak, et le Washington Post rapportant que les Gardiens concentrent leurs moyens sur des cellules plus petites et plus difficiles à détecter.

Article du 30 sept. 2026
Média d'État · Palestine
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Asie2 pays
Titre original (traduit)
“Le retrait militaire définitif des États-Unis d'Irak, un bonus majeur pour l'Iran”
“

The Conversation ne raconte pas le départ, il en remonte la généalogie — et sa thèse tient en une phrase : l'Iran n'a pas fabriqué seul les conditions de sa propre influence en Irak, Washington y a largement contribué. L'analyse déroule la mécanique : Téhéran parraine pendant des décennies, sous le règne de Saddam Hussein, des mouvements d'opposition irakiens, dont le Parti islamique Dawa et le Conseil suprême de la révolution islamique en Irak, tous deux encore puissants aujourd'hui.

›Lire le cadrageLe correspondant

L'Organisation Badr, née en Iran avec l'appui des Gardiens de la révolution et engagée dans la guerre Iran-Irak, rentre en 2003 et se mue en acteur politique et sécuritaire majeur. Le système de quotas confessuels dit muhasasa, issu du processus constitutionnel de 2005, offrira à Téhéran un terrain fertile. La lutte contre l'État islamique sert la même cause : dès 2014, l'Iran envoie des troupes et son général Qassem Soleimani vient à Bagdad commander la défense de la capitale. L'analyse relie ensuite les sanctions à l'économie irakienne, marché et soupape pour un Iran asphyxié. La dernière phrase est un avertissement : si le retrait laisse à Téhéran plus de marge pour exploiter ses réseaux en Irak, Washington risque de renforcer la capacité de survie du pouvoir iranien.

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Résumé de l'article

Les dernières forces de la coalition dirigée par les États-Unis quittent l'Irak, un bonus majeur pour l'Iran. La date du 30 septembre était aussi celle à laquelle Bagdad s'était engagé à placer sous contrôle étatique de nombreuses milices pro-iraniennes, échéance qui semble vouée à être manquée. Washington réduit ainsi sa présence dans le pays qui a offert à Téhéran son plus grand gain stratégique de l'après-Saddam Hussein. L'Iran n'a pas créé seul ces conditions : il a cultivé pendant des décennies des mouvements d'opposition irakiens, dont le Parti islamique Dawa et le Conseil suprême de la révolution islamique en Irak. L'Organisation Badr, créée en Iran dans les années 1980 avec le soutien des Gardiens de la révolution, illustre la transformation d'une milice en exil en acteur politique et sécuritaire majeur après 2003. Le système de quotas muhasasa, issu du processus constitutionnel de 2005, a offert à l'Iran un terrain fertile pour étendre ses réseaux au sein de l'État. La lutte contre l'organisation État islamique a aussi servi Téhéran, qui a fourni une aide militaire directe dès 2014.

Article du 29 sept. 2026
Privé · Australie
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Titre original (traduit)
“Comment les États-Unis contrôlent les revenus pétroliers de l'Irak”
“

Les États-Unis plient bagage, mais gardent la main sur l'argent du pétrole. The Straits Times (quotidien singapourien) reprend une dépêche de l'agence Reuters, dont il cite la signature, et déroule le mécanisme : depuis l'invasion de 2003, les recettes pétrolières irakiennes sont logées à la Réserve fédérale de New York, d'abord dans le Fonds de développement pour l'Irak mis en place par l'Autorité provisoire de la coalition, aujourd'hui comme compte de la Banque centrale irakienne.

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Le pétrole pèse environ 90 % du budget de l'État. En 2020, raconte le texte, Bagdad a demandé le départ des troupes américaines puis aurait reculé après des menaces de couper l'accès aux fonds. Le texte ajoute que l'Irak a mis fin en 2025 au système des ventes aux enchères de dollars, sous forte pression américaine, et le différentiel entre taux officiel et marché noir se lit comme une prime de risque.

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Résumé de l'article

Les forces américaines quittent leurs dernières bases en Irak, un départ célébré comme une victoire par l'Iran et ses alliés, très influents dans le pays. Depuis l'invasion de 2003, les revenus pétroliers irakiens sont gérés via la Réserve fédérale de New York, d'abord par le Fonds de développement pour l'Irak (DFI) mis en place par l'Autorité provisoire de la coalition (CPA), puis comme compte de la Banque centrale d'Irak. Le pétrole représentant environ 90 % du budget de l'État, ce dispositif donne à Washington un poids majeur sur la stabilité économique et politique irakienne ; en 2020, face à la demande de départ des troupes américaines, Bagdad aurait reculé après des menaces de couper l'accès à ces fonds. Des responsables irakiens, s'exprimant sous couvert d'anonymat, défendent l'arrangement : il protège les recettes des créanciers et des chocs financiers, facilite l'accès aux dollars et soutient le taux de change. Il permet aussi au gouvernement de résister aux groupes alliés à l'Iran réclamant un accès plus large au dollar, alors que Washington a sanctionné des banques irakiennes accusées de blanchiment au profit de Téhéran.

Article du 30 sept. 2026
Privé · Singapour
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