Synthèse Correspondant
Le ministre pakistanais de la Défense Khawaja Muhammad Asif promet de défendre l'Arabie saoudite contre les houthis « par tous les moyens disponibles » — sans dire si des forces pakistanaises sont déjà engagées, ni si Riyad a demandé une aide. L'Accord de défense conjoint de La Mecque, signé le 7 août par Riyad, Islamabad et Ankara, prévoit qu'une attaque contre l'un vaut attaque contre les trois ; The Conversation en suit l'institutionnalisation — nomination par le Pakistan d'un premier secrétaire général, réunion urgente des chefs d'état-major à Riyad le 25 septembre — quand RFI rappelle qu'Ankara n'a pas encore franchi le pas d'un engagement militaire, son ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, évoquant un possible « soutien technique », sans en préciser la nature.
Masrawy rapporte que Le Caire affirme son « soutien total » à la sécurité du royaume, sans mention de troupes ni d'armement. Le Guardian, lui, présente la réconciliation saoudo-émiratie comme le prix d'une alliance capable de repousser les houthis et cite Baraa Shiban, du centre de recherche RUSI, pour qui les deux pays sont fondamentalement dans des camps opposés. Sur le terrain, Asharq Al-Awsat attribue à l'armée gouvernementale yéménite près de 3 000 tués et blessés houthis en quatre jours, quand The Express Tribune relaie 414 frappes en 24 heures sans bilan chiffré — des annonces successives de la même armée.
Un autre ordre de grandeur, celui-là économique : Oman Observer, citant une analyse satellitaire de Kpler, rapporte que neuf pétroliers ont chargé environ 12,5 millions de barils en mer Rouge depuis dimanche, après la remise en service, au moins partielle, de l'oléoduc Est-Ouest. Ni le ministère saoudien de l'Énergie ni Saudi Aramco n'ont commenté.
Infobae, le Tehran Times et iKon.mn rapportent la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Abou Dhabi, où, selon iKon.mn, siégeaient aussi des représentants saoudiens ; la diplomatie iranienne, dirigée par Abbas Araqchi, l'a condamnée comme « extrêmement dangereuse ». iKon.mn suit de près le récit du Guardian, jusqu'à la même citation de Baraa Shiban et au même bilan de l'Organisation mondiale de la Santé — 838 morts et 3 643 blessés au Yémen depuis août 2025.



