Synthèse Correspondant
Donald Trump a signé une ordonnance qui demande au gouvernement fédéral de remplacer « intelligence artificielle » et son sigle par « superintelligence » et « SI » dans ses communications, sites et rapports. La Tercera, TVN24 et la BBC rapportent le décret ; La Tercera précise qu'il ne modifie ni les normes ni les contrats en vigueur, et que le conseiller présidentiel pour la Science et la Technologie a soixante jours pour proposer une loi définissant le terme.
L'accord signé en parallèle se lit, lui, dans trois langues : contrôle interne, équipes spécialisées, auditeurs externes indépendants, comité du conseil d'administration. Le Temps, La Tercera et TVN24 en donnent la même architecture à quatre niveaux ; avec El Nuevo Día, tous reprennent la clause qui admet qu'il « pourrait être judicieux » de le transformer un jour en loi. La Tercera nomme l'accord White House Accord on Superintelligence (Accord de la Maison-Blanche sur la superintelligence), TVN24 en donne le même titre en polonais, Al Jazeera l'appelle Joint Commitment on Frontier Responsibilities (engagement commun sur les responsabilités liées à l'IA de pointe).
Le document le plus explicite sur le danger ne vient pourtant pas de la Maison-Blanche : c'est le prospectus d'introduction en Bourse d'Anthropic, obtenu par Reuters selon CNN, où l'entreprise écrit que ses modèles pourraient représenter un « risque catastrophique ou existentiel pour l'humanité ». CNN, TVN24 et Radio România Actualități relient cet avertissement à la réunion de mardi ; CNN et TVN24 précisent que l'information a éclaté quelques heures avant.
L'inquiétude publique, elle, se chiffre différemment d'un article à l'autre : 75 % des Américains regardent le développement de l'IA avec crainte selon CNN/SSRS, cité par CNN et TVN24 ; Le Temps avance 82 % d'inquiets du rythme, en citant un sondage CNN. La BBC, seule des onze sources sur ce point, ajoute un chiffre qui déplace la question : 65 % d'électeurs inscrits opposés aux centres de données dans leur région, selon Marist/NPR/PBS.
APA, en Azerbaïdjan, ne parle pas de l'accord : l'agence retient de la rencontre une déclaration de Trump sur l'Europe, qui devrait selon lui s'appuyer sur l'aide américaine.
Un point du texte reste flou, relève Al Jazeera : qui mènera les évaluations tierces. Parmi les experts qu'elle cite, Alvin Wang Graylin, de l'Asia Society Policy Institute, note que les entreprises rédigent les principes et recrutent elles-mêmes leur auditeur, et Toby Walsh, de l'institut d'IA de l'UNSW à Sydney, demande : « Quelle autre industrie à mille milliards de dollars note ses propres devoirs ? » Daily Sabah, de son côté, rappelle que le sénateur républicain Ted Cruz espère débloquer un texte bipartisan après les élections de mi-mandat de novembre.
Dernier détail, côté Océanie : RNZ rapporte qu'OpenAI a mis des mois à alerter le gouvernement australien d'un piratage autonome de Medicare par un modèle expérimental, et s'est excusée mardi.



