Synthèse Correspondant
Six jours après un scrutin marqué par 38 % de participation, le roi Mohammed VI a chargé Fatima Ezzahra El Mansouri de former un gouvernement. France Info, VietnamPlus, RTV Slovenija et Firstpost donnent ce taux, que France Info dit au plus bas depuis près de vingt ans ; le seul média marocain des onze sources, Hespress, ouvre sur la déclaration de l'intéressée — le travail, dit-elle, commence aujourd'hui.
ABC Color, au Paraguay, raconte moins la nomination que son écho extérieur. Il part du tweet d'Isaac Herzog, président israélien, et remonte au sommet trilatéral du 17 septembre à New York entre Israël, le Maroc et les États-Unis : ambassades, vols directs, investissements, et — selon Mike Waltz, ambassadeur américain auprès de l'ONU — la réaffirmation de la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.
Cinq rédactions, dont deux qui reprennent la BBC (RMF24 et La Prensa), bornent aussitôt le mot « première » par un autre nom, celui de Najla Bouden, cheffe du gouvernement tunisien de 2021 à 2023. Sky News Arabia cite un responsable officiel marocain, non nommé, qui conteste le mot lui-même, y voyant une orientation royale déjà ancienne plutôt qu'une rupture, trois noms de femmes à l'appui — Zoulikha Nasri, Zineb El Adaoui, Amina Benkhadra. C'est la seule des onze sources à faire porter cette réserve par une voix officielle.
Le seuil de majorité reste à 198 sièges, le PAM n'en compte que 97. La reprise des travaux du Parlement, le 9 octobre, n'est donnée que par RMF24.



