Synthèse Correspondant
Les infrastructures énergétiques sont un objet sur lequel Moscou, Kyiv et Washington se répondent nommément : RPP Noticias rapporte que Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, impute aux attaques ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes la « déstabilisation des marchés » ; Ukrinform rapporte qu'un cessez-le-feu limité couvrant l'énergie et les céréales a été évoqué, Marco Rubio, secrétaire d'État américain, confirmant l'intérêt des deux parties ; et RPP ajoute que Washington « tentera » d'obtenir l'arrêt des bombardements sur ces mêmes infrastructures.
L'accusation de Lavrov contre une Europe qui contrecarrerait les discussions voulues par Washington, France Info et Kommersant la rapportent l'un et l'autre. Kommersant y joint l'arrière-plan : dès février 2025, Moscou conditionnait l'arrêt des combats à un « résultat solide et durable » qui lui convienne, exigeait le retrait ukrainien de la RPD, de la RPL et des régions de Zaporijjia et Kherson, plus le renoncement de l'Ukraine à l'OTAN ; en août 2025 s'ajoutait l'exigence d'éliminer « toutes les causes premières de la crise ». Pour le quotidien, la charge du jour n'est donc pas un revirement, mais la suite d'un désaccord ancien sur ce qu'est un « règlement ».
Le Kyiv Post cite au moins dix morts en Ukraine depuis vendredi, dont un enfant, que rapporte Andrii Sybiha, ministre ukrainien des Affaires étrangères. Yahoo News en compte quatre, pour les frappes du samedi seulement.
Qui bloque la paix : c'est là que les récits se séparent. Le Kyiv Post rapporte la phrase de Sybiha : « La Russie teste combien de violence le monde tolérera ».



