Synthèse Correspondant
La Cour suprême a levé vendredi, apparemment par 6 voix contre 3, les restrictions qui empêchaient le département de la Sécurité intérieure d'utiliser le programme Systematic Alien Verification for Entitlements (SAVE), fichier migratoire élargi l'an dernier et que des États républicains comparent déjà à leurs listes d'inscrits. Une juge fédérale de Washington l'avait bloqué en juin au nom de la vie privée ; Ketanji Brown Jackson, Elena Kagan et Sonia Sotomayor ont exprimé leur désaccord, la première relevant le risque de voir annulée l'inscription de citoyens récemment naturalisés.
Le partage ne porte pas sur les faits, mais sur ce qu'on accepte de regarder. Fox News, qui reprend plusieurs paragraphes de la même dépêche d'Associated Press qu'ABC7 San Francisco, mesure l'effet immédiat : l'ordonnance autorise l'administration à avancer, l'usage du programme reste volontaire, et la loi interdit à la plupart des États les purges systématiques dans les 90 jours qui précèdent un scrutin. NPR et Index.hr mesurent le fichier : il a déjà signalé à tort des électeurs éligibles, et le site croate rapporte que les critiques y voient moins une sécurité qu'un avantage politique obtenu par réduction du corps électoral. NPR est la seule source à donner le taux texan : sur 2 724 votants signalés comme non-citoyens, environ 20 % étaient des citoyens réinscrits, et 117 cas seulement ont été transmis pour enquête.
Un dernier écart, de méthode : NPR est la seule source à nommer un électeur concerné, Anthony Nel, qui a déposé une déclaration dans cette procédure, quand la coalition plaignante, dont la League of Women Voters et l'Electronic Privacy Information Center, parle d'une décision « profondément décevante » et rappelle que le litige se poursuit.



