Synthèse Correspondant
Un registre de 214 entreprises, dont aucune n'atteint le niveau de « cause » : le Bureau des droits humains de l'ONU a ajouté vendredi 61 firmes à sa base de données sur les colonies israéliennes ; sur les 214, 200 « contribuent » à des effets négatifs sur le droit à l'autodétermination des Palestiniens et 14 y gardent un « lien direct ». Cinq sociétés sont sorties ; les deux rédactions israéliennes nomment Opodo et eDreams parmi les firmes retirées après réexamen. La liste existe depuis 2020, sur vote du Conseil des droits de l'homme, et elle interpelle les États autant que les firmes : le rapport leur demande de garantir l'accès des victimes à des recours effectifs.
L'écart le plus net n'est pas entre pro et anti-ONU : il est entre ceux qui comptent les entreprises et ceux qui comptent les dossiers. Demócrata chiffre le reste à faire : sur les 381 sociétés restant à examiner, 255 demeurent en situation inconnue. Le Monde remonte à la résolution de mars 2016 et exhume la phrase de 2020 — la liste ne constitue pas, et n'entend pas constituer, un processus judiciaire ou quasi judiciaire —, quand Al Jazeera préfère le seuil de preuve, raisons raisonnables de croire, moins exigeant que la culpabilité au-delà du doute raisonnable.
Le mot, lui, décide du camp avant l'argument. Arutz Sheva écrit « Judée-Samarie » et « communautés juives » ; وكالة الصحافة الفلسطينية met « Israël » entre guillemets ; les deux rédactions américaines assument « liste noire » et signalent que le Conseil ne peut contraindre personne et que l'effet financier des inscriptions reste inconnu. Même dépêche AP reprise mot pour mot par Boston Herald et US News & World Report, sans ajout propre visible.
Le Royaume-Uni a interdit le commerce avec les colonies, la France et le Canada annoncent des mesures similaires ; les Pays-Bas appliquent depuis le 22 septembre une interdiction qui couvre les bagages des voyageurs et peut être pénalement sanctionnée, détail que donne Press TV.



