Synthèse Correspondant
Volodymyr Zelensky affirme que Donald Trump lui a confirmé une « décision finale » : l'Ukraine recevra des licences pour fabriquer des missiles Patriot. Une partie des rédactions rapporte la scène telle quelle ; Kyiv Post rappelle que le département d'État disait encore, deux jours plus tôt, les discussions en cours et rien tranché, et Index.hr rapporte qu'après la déclaration, le département d'État a indiqué que les États-Unis n'avaient pas encore pris de décision finale. Charter 97, à l'inverse, reprend la version ukrainienne sans la moindre réserve, « décision finale » placée en ouverture avant toute attribution. Ailleurs, l'enjeu se déplace de la licence vers l'approvisionnement. Le même jour, Ukrainska Pravda décrit une tout autre mécanique : à Bruxelles, le 28 septembre, les ministres de la Défense européens discuteront de céder leur rang d'achat chez Lockheed, un État membre pouvant livrer ses intercepteurs, l'Ukraine en commandant ensuite autant aux États-Unis pour ce pays grâce au prêt de 90 milliards d'euros. La question n'est plus aura-t-on la licence, mais qui cède son tour de production. Interfax, de son côté, rapporte d'après le Financial Times un autre front : l'Allemagne demande la même autorisation pour assembler les PAC-3 sur son sol, et n'obtient qu'un accord aux termes « abstraits », droits de propriété intellectuelle non réglés. Kyiv Post relève que Zelensky n'a pas précisé s'il s'agissait de PAC-2 ou PAC-3. Sur le délai, en revanche, Arab News et Roya News disent la même chose : plus d'un an pour bâtir la capacité, rien pour cet hiver ; Firstpost parle de plusieurs mois, peut-être plus d'un an, et ABC Color cite Marco Rubio, pour qui une licence ne serait pas une « solution immédiate ». TVN24 date l'échéance politique : les résultats des discussions américano-russes seront présentés dans dix jours. Reste ce que Zelensky décrit, cité par Firstpost : une année avec deux fois et demie moins d'intercepteurs qu'en 2025, la Russie disposant chaque mois de deux fois plus de missiles balistiques qu'auparavant, quatre à cinq nuits massives par mois.



