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Trump ordonne l'arrêt des négociations, l'Iran promet l'offensive — Après 60 jours sans accord, Washington renonce aux pourparlers tandis que Téhéran durcit sa position sur le Détroit d'Ormuz. Trump menace également Oman de bombardements.
◆ Visions multiples
Concerne🇺🇸🇮🇷États-Unis · Iran
🇮🇷🇺🇸🇩🇪🇧🇷🇸🇬🇺🇬🇫🇷🇦🇺10 sources
Visions multiples
SCORE DE DIVERGENCE
De 10 à 95

Mesure l'écart entre les couvertures d'un même sujet, sur quatre axes de 25 points : cadrage narratif, sélection des faits, vocabulaire, implications. Plus le score est élevé, plus les récits s'éloignent les uns des autres.

Trump ordonne l'arrêt des négociations, l'Iran promet l'offensive

Après 60 jours sans accord, Washington renonce aux pourparlers tandis que Téhéran durcit sa position sur le Détroit d'Ormuz. Trump menace également Oman de bombardements.

✦ Résumés, analyses et illustrations générés par IA · méthode : audit sémantique (IA) · sources originales liées sur chaque carte · méthodologie

Malgré une diversité géographique réelle (10 pays différents), toutes les sources convergent factuellement sur l'effondrement des négociations et le rôle central de Trump comme initiateur du blocage, la seule véritable ligne de fracture opposant le récit américain/occidental centré sur l'imprévisibilité de Trump à celui, plus rare, qui documente les conditions iraniennes comme légitimes leviers de négociation plutôt que simple intransigeance.

narratif 15/25 · factuel 14/25 · vocabulaire 14/25 · implications 16/25

Suivi d'un sujet · épisode 10/10épisode précédent : Téhéran promet 30 000 dollars pour un soldat américain tué ou ca… (17 août)
1/12
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Le correspondant

Dix pays, dix façons de raconter le même vide — et c'est justement ce vide qui fait consensus. Personne ne prétend qu'il existe encore une table de négociation : le délai de 60 jours a expiré, Trump refuse tout pourparler, l'Iran ferme le détroit à ses conditions. Là où les récits divergent, c'est sur la nature de ce silence. Pour Time ou SBS, c'est l'effondrement pur, la preuve qu'un homme imprévisible tient désormais en otage jusqu'à ses propres intermédiaires — voyez Oman, menacé pour avoir simplement essayé de parler aux deux camps. Pour Iran International, ce même vide reste habité : des canaux arrière, un accord Iran-Oman en gestation, un rapport de force qui continue de produire du sens même sans micro ni communiqué. Entre les deux, Le Figaro capte peut-être le détail le plus troublant de la journée : Kushner parlait de pourparlers « très positifs » avant que Trump ne les nie en bloc — la rupture n'est donc pas seulement avec Téhéran, elle traverse Washington lui-même. Et pendant que les postures s'affichent, cinq navires traversent Ormuz contre trente et un la semaine précédente : le vrai baromètre de cette crise n'est plus dans les mots des chancelleries mais dans les cargaisons qui n'arrivent pas. Ce que cette journée de couverture révèle, c'est qu'à ce stade, le silence diplomatique n'est plus l'absence de politique — il en est devenu une, à part entière, et personne ne semble pressé de la rompre.

Suite — sources étrangères
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🇮🇷
Iran International
Iran

Première apparition dans CrossNews.

factuel
“

Le détail qui vaut de l'or dans cette dépêche, c'est cette querelle de définition qui passe presque inaperçue : Téhéran conteste que les négociations aient même "formellement commencé". Pas qu'elles aient échoué — qu'elles aient existé. C'est un angle que les autres sources n'exploitent pas de cette façon, et il change tout : si l'Iran considère qu'il n'y a jamais eu de vraie table de négociation, alors l'expiration du délai de 60 jours n'est pas une rupture, c'est un non-événement administratif. Iran International, qui regarde Téhéran avec une distance critique plutôt qu'avec complaisance, ne cède pourtant pas à la tentation de présenter l'Iran comme le seul obstacle : elle documente que Washington "n'a rempli que partiellement ses engagements". Et puis il y a cette phrase, discrète, presque en creux : la diplomatie resterait possible "via des canaux arrière". Elle contredit frontalement le récit d'une rupture totale que d'autres sources dramatisent davantage. Le Détroit d'Ormuz y est décrit comme un levier, pas une arme brandie dans le vide — une nuance qui mérite d'être notée face au grand théâtre des postures.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Trump renonce aux pourparlers avec l'Iran tandis que Téhéran renforce son emprise sur le détroit d'Ormuz”
Résumé de l'article

Trump a suspendu les négociations avec l'Iran « pour un avenir prévisible » et maintient le blocus naval américain en vigueur, selon une déclaration du 11 février. Le délai de 60 jours fixé par le mémorandum d'Islamabad a expiré, mais Téhéran conteste que les négociations aient formellement commencé, arguant que Washington n'a rempli que partiellement ses engagements avant de les abandonner. Les médias iraniens suggèrent que la diplomatie reste possible via des canaux arrière et que le Détroit d'Ormuz constitue le principal levier de négociation de l'Iran, bien que le risque d'incident accidentel s'accroisse.

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🇺🇸
Time
États-Unis

Première apparition dans CrossNews.

alarmiste
“

Le chiffre qui frappe ici, personne d'autre ne le sort avec cette précision : cinq navires dans le détroit ce week-end, contre trente et un la semaine précédente. C'est le genre de statistique sèche qui vaut mieux que dix adjectifs pour raconter l'effondrement d'un axe commercial mondial. Mais le vrai geste éditorial de Time est ailleurs, dans ce glissement qu'il pointe avec insistance : Trump menaçant de bombarder Oman, un pays qui n'est même pas partie au conflit, simplement parce qu'il négocierait avec Téhéran sur la gestion du détroit. Menacer un intermédiaire plutôt qu'un adversaire, c'est un signal que la rédaction choisit de mettre en avant plutôt que de noyer dans le flot des déclarations. Le magazine souligne aussi la contradiction factuelle brute — les officiels iraniens niant toute négociation directe, contre les affirmations de Trump assurant l'inverse — sans trancher qui ment, mais en laissant le lecteur mesurer l'écart. On est loin d'un simple compte-rendu diplomatique : c'est le récit d'une coercition qui s'étend même à ceux qui essaient d'éteindre l'incendie.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Trump menace à nouveau de bombarder Oman”
Résumé de l'article

Le délai de 60 jours pour négocier un accord de paix USA-Iran a expiré lundi sans résultat, tandis que Trump menace à nouveau de bombarder Oman pour l'empêcher de conclure un arrangement avec Téhéran sur l'administration du Détroit d'Ormuz. Les discussions diplomatiques apparaissent tendues, les officiels iraniens niant toute négociation directe et contredisant les affirmations de Trump selon lesquelles l'Iran serait désireux d'un accord. Le trafic commercial à travers le détroit s'est effondré, avec seulement cinq navires passant le week-end comparé à 31 la semaine précédente, tandis que des questions clés sur le contrôle du détroit et le programme nucléaire iranien demeurent non résolu.

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🇩🇪
Deutsche Welle
Allemagne

Première apparition dans CrossNews.

factuel
“

Ce qui distingue Deutsche Welle dans cette masse de dépêches, c'est le choix de zoomer sur un acteur périphérique que presque personne d'autre ne questionne frontalement : le Pakistan, médiateur de la première heure, dont la rédaction interroge ouvertement la capacité à encore peser. Poser cette question, c'est déjà y répondre à moitié — et c'est significatif dans un paysage où la plupart des sources se concentrent sur le duel Washington-Téhéran en oubliant les tiers qui tentaient d'y trouver une issue. Le média ajoute à la mosaïque un fait que d'autres traitent en accessoire : la suspension commerciale des Émirats arabes unis contre l'Iran, suite à des tirs de missiles balistiques présumés que Téhéran dément. Multiplier les fronts bilatéraux plutôt que de se concentrer sur le duel principal, c'est une manière de montrer une région qui se fragmente par capillarité plutôt que par un seul coup d'éclat. La frappe israélienne à Gaza, mentionnée en passant, complète ce tableau d'un Moyen-Orient où chaque acteur ouvre son propre dossier sans qu'aucun canal collectif ne semble plus fonctionner. Le titre choisi — la médiation pakistanaise mise en doute — dit à lui seul l'essentiel de cette lecture.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Moyen-Orient : Pas de négociations ni de conversations avec l'Iran, affirme Trump”
Résumé de l'article

Après l'expiration du délai de négociations USA-Iran, la situation s'aggrave au Moyen-Orient avec des accusations mutuelles d'escalade : les Émirats arabes unis suspendent leurs échanges commerciaux avec l'Iran suite à des tirs de missiles balistiques présumés, tandis que Téhéran rejette ces accusations comme sans fondement. Le Pakistan, qui avait facilité l'ouverture diplomatique initiale, est interrogé sur sa capacité à jouer un rôle de médiateur alors que Washington et Téhéran durcissent leurs positions sur le Détroit d'Ormuz. Des incidents connexes, dont une frappe israélienne à Gaza ayant fait six morts, illustrent la fragmentation régionale et l'absence de solution diplomatique.

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🇧🇷
Folha de S.Paulo
Brésil

Première apparition dans CrossNews.

alarmiste
“

L'image que choisit de retenir Folha de S.Paulo est presque cinématographique : Trump publiant une carte présentant le Détroit d'Ormuz comme un "nouveau territoire américain". Ce n'est plus de la diplomatie qu'on rapporte, c'est une posture, et le quotidien brésilien le traite comme tel — d'où ce ton inhabituellement alarmiste pour un titre plutôt connu pour sa rigueur factuelle. La rédaction va jusqu'à confronter frontalement deux affirmations présidentielles à la réalité du terrain : Trump assure que le détroit "fonctionne normalement" et que "toutes les mines ont été déminées", pendant que le trafic maritime s'effondre à moins de 10% de son niveau d'avant-guerre. Ce contraste chiffré, posé sans commentaire supplémentaire, vaut jugement en soi. Face à cette rhétorique, le journal donne un espace clair au négociateur iranien Ghalibaf, qui répète ses conditions — levée du blocus, des sanctions pétrolières, dégel des avoirs — sans qu'aucune de ces trois exigences ne trouve d'écho côté américain dans l'article. Le vide diplomatique n'a jamais semblé aussi bien illustré que par une image de carte postée sur un réseau social.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Trump a posté une carte du détroit d'Ormuz comme territoire américain, et l'Iran dit que la voie restera fermée”
Résumé de l'article

Donald Trump a publié une image présentant le Détroit d'Ormuz comme un « nouveau territoire américain » et a affirmé qu'aucune négociation n'était en cours avec l'Iran, tandis que le trafic maritime dans le détroit s'effondre à moins de 10 % de ses niveaux d'avant-guerre. Le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a réitéré que le Détroit resterait fermé jusqu'à ce que les États-Unis lèvent le blocus naval, les sanctions pétrolières et libèrent les avoirs gelés. Trump a affirmé sans preuve que le Détroit « fonctionne normalement » et que toutes les mines ont été déminées, contredisant les données du trafic réel.

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🇸🇬
The Straits Times
Singapour

Première apparition dans CrossNews.

alarmiste
“

Le Straits Times construit son récit autour d'un chiffre qui claque : le baril dépassant les 91 dollars, preuve tangible que la crise diplomatique a un prix que le monde entier paie, bien au-delà du golfe Persique. C'est un choix éditorial révélateur pour un titre singapourien, forcément attentif aux routes maritimes et aux conséquences économiques d'un blocage à Ormuz — la région vit largement du commerce qui y transite. Le journal prend soin de documenter les affirmations contradictoires de Trump sur "sa maîtrise militaire locale" du détroit, sans juger mais en les mettant en regard du trafic réduit à une fraction de la normale — une méthode qu'on retrouve, avec des variations, chez plusieurs sources ce jour-là, comme si l'incohérence américaine sur l'état réel du détroit devenait elle-même un fait vérifiable et vérifié partout. Ce qui distingue cette version, c'est l'attention portée aux frappes balistiques iraniennes contre les Émirats, traitées non comme un aparté régional mais comme un maillon de l'escalade générale. Le titre choisi — perspectives sombres, sans horizon de résolution — ne laisse guère de place à l'ambiguïté sur la tonalité voulue.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Trump durcit sa position envers l'Iran alors que les tensions au détroit d'Ormuz deviennent la nouvelle norme”
Résumé de l'article

Le délai de 60 jours du mémorandum USA-Iran a expiré sans renouvellement, Trump refusant explicitement toute négociation avec Téhéran. Le Détroit d'Ormuz demeure bloqué par le conflit : l'Iran exige le levage du blocus portuaire et des sanctions avant réouverture, tandis que Trump réclame l'abandon des péages sur le détroit et affirme sa maîtrise militaire locale. Les tensions s'aggravent avec des attaques de navires, des frappes balistiques iraniennes contre les Émirats arabes unis, et un trafic réduit de fraction ; le pétrole brut dépasse 91 dollars le baril face aux perspectives sombres de résolution.

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🇺🇬
The Independent Uganda
Ouganda

Première apparition dans CrossNews.

factuel
“

Le mot qui saute aux yeux dans cette dépêche, c'est « strangulation ». Là où d'autres sources parlent de blocage naval ou de sanctions, Kampala choisit un terme qui évoque l'asphyxie lente plutôt que le choc frontal — gel de comptes, de portefeuilles crypto, d'actifs mondiaux, sans nouvelle frappe militaire annoncée. C'est un angle presque clinique sur la stratégie américaine : on documente le calcul plutôt que la colère. Le papier prend aussi soin de noter que les discussions étaient décrites comme « positives » avant l'arrêt, ce qui rend le blocage plus troublant qu'un simple constat d'échec — quelque chose fonctionnait, et ça s'est arrêté quand même. La mention du Trésor préparant des sanctions « jamais vues » ancre le texte dans l'anticipation plutôt que dans le fait accompli, une manière de dire que le pire outil n'a pas encore été sorti. Et puis il y a ce détail que peu d'autres relèvent avec la même sécheresse : Trump affirme que le détroit fonctionne normalement, sans mines, pendant que le trafic réel s'effondre. Le contraste est posé sans commentaire, laissé à la charge du lecteur. C'est le choix d'un média qui préfère l'écart factuel au jugement explicite — et parfois l'écart parle plus fort que n'importe quel adjectif.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Trump ordonne l'arrêt des négociations avec l'Iran”
Résumé de l'article

Donald Trump a ordonné l'arrêt des négociations avec l'Iran, malgré des discussions décrites comme « positives », exigeant que Téhéran fasse preuve de « nouvelle volonté » avant tout redémarrage des pourparlers. Le délai de 60 jours fixé par un protocole d'entente a expiré lundi sans accord, le désaccord portant sur le Détroit d'Ormuz et les termes de fin du conflit. L'administration Trump pivote vers une stratégie de « strangulation » financière — gels de comptes bancaires, de portefeuilles crypto et d'actifs mondiaux — plutôt que vers de nouvelles frappes militaires. Le Trésor américain prépare des sanctions « jamais vues », tandis que le blocus naval demeure en place, bien que Trump affirme à tort que le Détroit fonctionne normalement et que les mines aquatiques sont supprimées.

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🇫🇷
Le Figaro
France

Première apparition dans CrossNews.

factuel
“

Le Figaro choisit une entrée par la contradiction interne américaine, et c'est ce qui rend son papier particulièrement mordant sans jamais forcer le trait. Trump affirme mardi qu'aucune discussion n'est en cours — mais le texte rappelle, presque en aparté, que son propre émissaire Kushner évoquait des pourparlers « très positifs » quelques temps plus tôt. Poser les deux citations côte à côte, sans les commenter, c'est une forme de critique par juxtaposition que la presse française pratique volontiers dans le compte rendu diplomatique. Le papier consacre aussi une place précise aux tirs de missiles balistiques iraniens contre les Émirats, en soulignant qu'il s'agit d'une première attaque en plusieurs mois — un fait daté, vérifiable, qui ancre l'article dans du concret plutôt que dans la rhétorique. Ce qui frappe, c'est l'absence de tout élan dramatique : pas de menace de bombardement d'Oman, pas de carte territoriale façon trophée, juste l'énumération froide des conditions iraniennes — blocus levé, avoirs débloqués, embargo pétrolier arrêté. Ce sont les mêmes faits que chez les autres, mais racontés comme un dossier de négociation qui s'enlise plutôt que comme un compte à rebours vers l'explosion. Le résultat est presque plus inquiétant : une impasse qui a le calme d'un dossier classé sans suite.

Le correspondant
Titre original
“Guerre au Moyen-Orient : le dialogue est rompu entre Washington et Téhéran, selon Donald Trump”
Résumé de l'article

Le délai de 60 jours de négociations entre les États-Unis et l'Iran a expiré sans accord, Trump affirmant mardi qu'aucune discussion n'était en cours malgré des déclarations antérieures de l'émissaire Kushner évoquant des pourparlers « très positifs ». Téhéran durcit sa position en exigeant la levée du blocus naval américain, le déblocage des avoirs gelés et l'arrêt de l'embargo pétrolier avant d'ouvrir le Détroit d'Ormuz. Les Émirats arabes unis ont signalé deux tirs de missiles balistiques iraniens en mer, marquant une première attaque en plusieurs mois et illustration de la tension persistante après huit mois de conflit régional.

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🇦🇺
SBS News
Australie

Première apparition dans CrossNews.

alarmiste
“

SBS ouvre directement sur le mémorandum de juin qui « devait aboutir à un accord de paix définitif » — cette formulation au conditionnel passé installe d'emblée un sentiment d'occasion manquée, presque de promesse trahie. Le choix du mot « offensive complète » pour qualifier la posture iranienne, répété sans le nuancer d'un conditionnel ou d'un selon Téhéran, donne au papier un tempo plus tranchant que la moyenne des dépêches sur le sujet. Le rappel du chiffre — un cinquième du pétrole et du gaz mondial transitant par le détroit avant le conflit — sert visiblement à faire comprendre au lecteur australien, à l'autre bout du monde, pourquoi cette bande de mer compte autant que n'importe quelle frontière plus proche de chez lui. C'est un réflexe de traduction géopolitique assez révélateur : transformer un différend diplomatique lointain en une menace concrète sur les prix à la pompe. Le texte donne largement la parole aux autorités iraniennes pour justifier la montée en tension, ce qui déplace le centre de gravité du récit vers Téhéran plutôt que vers Washington. On est loin du ton feutré d'un compte rendu diplomatique classique — ici, l'urgence est éditoriale autant que factuelle.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“L'Iran prêt à passer à l'« offensive totale » si la diplomatie échoue tandis que Trump menace de bombarder Oman”
Résumé de l'article

Le mémorandum d'entente signé en juin entre les États-Unis et l'Iran, qui devait aboutir à un accord de paix définitif, a expiré sans progrès. L'Iran durcit sa position militaire, menaçant une « offensive complète » et des attaques précises contre le blocus naval américain si les négociations échouent, tandis que Trump refuse de prolonger l'accord temporaire. Le différend porte sur l'interprétation du contrôle du Détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transitait un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondial avant le conflit.

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🇲🇽
La Jornada
Mexique

Première apparition dans CrossNews.

alarmiste
“

La Jornada ne fait pas dans la litote : le mot « reddition » attribué à Trump, l'idée que l'Iran soit passé d'une posture défensive à une approche « totalement offensive », tout est construit pour donner le vertige d'une collision annoncée. Le papier mentionne aussi cette bataille de récits sur les contacts avec la Garde révolutionnaire — Washington affirme en avoir, Téhéran dément catégoriquement — un détail que peu d'autres sources développent avec autant d'insistance. C'est révélateur d'un dialogue où même l'existence du dialogue est contestée : les deux camps ne s'accordent même plus sur ce qui constitue une négociation. Le texte prend soin de renvoyer les torts des deux côtés — Trump imposant sans discuter, l'Iran présenté comme forcé de durcir sa posture en réaction — ce qui évite le simple récit de l'agresseur et de l'agressé pour privilégier l'engrenage. La menace d'une riposte « précise et opportune » au détroit, citée sans grand recul critique, laisse presque entendre que l'affrontement est déjà écrit d'avance. C'est un texte qui raconte moins un conflit qu'un compte à rebours, et qui assume cette tension dramatique plutôt que de la tempérer.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Trump menace d'attaquer Oman s'il s'immisce dans les discussions avec l'Iran”
Résumé de l'article

Après l'expiration du délai de 60 jours sans accord, Trump menace de bombarder Oman s'il interfère dans les négociations avec l'Iran, refusant la prolongation du mémorandum et exigeant la « reddition » iranienne. Téhéran dément tout dialogue direct avec Washington et affirme avoir abandonné la posture défensive pour une approche « totalement offensive », avertissant d'une riposte militaire « précise et opportune » au Détroit d'Ormuz si la diplomatie échoue. Les deux parties s'accusent mutuellement : Washington prétend avoir des contacts avec la Garde révolutionnaire, que cette dernière réfute catégoriquement.

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🇶🇦
Al Jazeera
Qatar

Première apparition dans CrossNews.

critique
“

Al Jazeera s'attarde sur un détail que d'autres évoquent en passant : cette carte postée par Trump désignant le détroit comme « nouveau territoire américain ». La chaîne qatarie la place au cœur de son récit, comme la preuve la plus parlante d'un glissement du langage diplomatique vers la posture d'appropriation pure. Le papier souligne aussi, avec une précision presque chirurgicale, que Trump nie toute négociation le jour même où ses propres officiels les confirment — une contradiction que le texte expose sans détour, poussant le lecteur à se demander qui, de la Maison-Blanche, parle vraiment. Contrairement à d'autres sources qui traitent l'Iran comme un bloc rhétorique fermé, celle-ci prend soin de mentionner l'existence de médiateurs actifs et d'un accord Iran-Oman en gestation — un fil d'espoir ténu que peu développent avec autant d'attention. Le résultat, malgré le ton par ailleurs incisif envers Washington, est un papier qui refuse le fatalisme total : l'impasse est réelle, mais elle n'est pas présentée comme définitivement scellée. C'est un équilibre inhabituel pour une actualité aussi verrouillée des deux côtés — documenter la rupture sans enterrer la possibilité d'une sortie.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Trump affirme qu'aucune négociation n'est prévue avec l'Iran face à la colère suscitée par l'accord Iran-Oman sur le Hormuz”
Résumé de l'article

Le délai de 60 jours pour les négociations USA-Iran a expiré sans accord. Trump affirme qu'aucun pourparler n'est planifié avec Téhéran et maintient le blocus naval « en vigueur », tout en clamant que le Détroit d'Ormuz reste ouvert — une affirmation contredite par l'Iran qui insiste pour que la voie reste fermée jusqu'à satisfaction de ses conditions. Trump a posté une carte désignant le Détroit comme « nouveau territoire américain », tandis que l'Iran durcit sa position rhétorique face à ces menaces, et que des médiateurs continuent de chercher une issue entre Washington et Téhéran, en attente d'un accord Iran-Oman sur la gestion du Détroit.

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