Synthèse Correspondant
Le premier décret sur le logement est tombé par 172 voix contre 178, le second par 166 contre 184. Index.hr est la seule des seize rédactions à publier ces chiffres, et à détailler qui a voté contre quoi : le Parti populaire (PP), Vox et Junts sur les deux textes, rejoints sur le second par le Parti nationaliste basque (PNV) et Coalición Canaria. Trois jours plus tard, Pedro Sánchez, président du gouvernement espagnol, dissout les Cortes et convoque des législatives pour le 29 novembre, neuf mois avant la fin prévue de la législature.
Derrière le vote, une expulsion. Maricarmen Abascal, 87 ans, locataire depuis sept décennies d'un appartement madrilène près du Retiro, dont le loyer est passé de 568 à environ 3 000 dollars après le rachat de l'immeuble en 2018 — VnExpress est la seule à donner cette arithmétique, et à préciser qu'elle a été autorisée à revenir à l'ancien loyer après le tollé. Le Guardian chiffre la manifestation de samedi à Madrid entre 70 000 personnes selon les autorités et 500 000 selon les organisateurs, quand la plupart des rédactions retiennent « des dizaines de milliers ».
La cause du scrutin, elle, se raconte de deux façons. El País, L'Express, taz, Tagesschau et France Info parlent d'un pari : Sánchez veut une majorité « plus large » ; Elnacional ajoute que la majorité du PSOE l'y poussait. Deia, seule des seize voix, écrit noir sur blanc que la défaite parlementaire n'obligeait pas à convoquer les urnes — le scrutin est un choix, pas une contrainte. Elnacional rappelle que Sánchez avait déjà joué ce coup après la défaite de 2023 aux municipales, en faisant campagne sur la peur de l'extrême droite.
Un mot que tout le monde emploie, que peu définissent : « crise du logement ». Le Matin et taz démontent le mécanisme de la crise du logement, au-delà de son déclencheur. El Financiero, elle, est la seule à mettre dans la bouche de Sánchez les mesures courageuses et le seuil militaire de 5 % réclamé par les États-Unis et l'OTAN, un angle atlantique absent partout ailleurs.
Reste le calendrier qui s'ouvre : Deia détaille le comput légal — dépôt des candidatures du 21 au 26 octobre, proclamation le 2 novembre — et une alternance femmes-hommes sur les listes au Congrès rendue obligatoire par une réforme de 2024, absente des générales de 2023. Un mode d'emploi que le lecteur ne trouve que dans cette rédaction.



