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Escalade mutuelle : Ukraine frappe raffineries, Russie riposte — Tandis que Kiev intensifie ses attaques contre l'infrastructure énergétique russe, Moscou élargit ses frappes aux civils, visant gares et navires. Le conflit s'étend à de nouveaux fronts.
◆ Visions multiples
Concerne🇺🇦🇷🇺Ukraine · Russie
🇷🇺🇺🇦🇸🇦🇸🇬🇪🇺🇺🇸🇬🇧🇫🇷10 sources
Visions multiples
SCORE DE DIVERGENCE
De 10 à 95

Mesure l'écart entre les couvertures d'un même sujet, sur quatre axes de 25 points : cadrage narratif, sélection des faits, vocabulaire, implications. Plus le score est élevé, plus les récits s'éloignent les uns des autres.

Escalade mutuelle : Ukraine frappe raffineries, Russie riposte

Tandis que Kiev intensifie ses attaques contre l'infrastructure énergétique russe, Moscou élargit ses frappes aux civils, visant gares et navires. Le conflit s'étend à de nouveaux fronts.

✦ Résumés et analyses générés par IA · méthode : audit sémantique (IA) · sources originales liées sur chaque carte · méthodologie

Suivi d'un sujet · épisode 5/6épisode précédent : Ukraine : défenses aériennes débordées, au moins 17 morts à Kyiv (5 août)
1/12
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Le correspondant

Douze sources, un seul mot qui manque presque partout : pourquoi maintenant. Chacune sait compter — 15 entrepôts en 18 jours pour Kyïv, 605 drones interceptés pour Moscou, 194 500 m² d'entrepôt pour la Zambie, 2,5% de chute boursière pour Time — mais aucune ne raconte comment on est passé, en quelques mois, du franchissement de seuil à la routine logistique. Ce glissement-là ne s'est décidé nulle part, aucun sommet ne l'a acté, et pourtant il traverse toutes les dépêches comme une évidence acquise. Le Grand Continent est seul à poser la vraie question qualitative — qu'est-ce que ça signifie de viser le tissu productif indépendant d'un pays plutôt que ses seules armes — pendant que les autres sources, russes comme occidentales, se contentent de mesurer l'ampleur sans jamais interroger le principe. The Straits Times, depuis Singapour, est la seule à compter les morts civils liés à Wildberries plutôt que les mètres carrés ou les points de Bourse, un choix qui en dit long sur ce que le reste du monde a choisi de ne pas regarder. Et RTÉ, en datant un bilan civil de 2024 pour parler d'une guerre de 2026, révèle sans le vouloir combien l'urgence morale peine à suivre le rythme technique de l'escalade. Ce qui frappe, au fond, ce n'est pas le désaccord entre Moscou et Kyïv — chacun défend son récit avec la constance qu'on attend — c'est que la presse mondiale, de l'Arabie saoudite à l'Irlande, semble avoir collectivement cessé de se demander si frapper un entrepôt Amazon-like à 2 500 kilomètres du front est un acte de guerre ordinaire ou un basculement qu'on n'aurait peut-être pas accepté sans discussion l'an dernier. La guerre s'est rationalisée en statistiques d'interception et en courbes boursières, et c'est peut-être ça, la vraie nouvelle : non pas qui frappe quoi, mais que la question de savoir pourquoi c'est devenu normal de le faire semble de moins en moins posée.

Suite — sources étrangères
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🇷🇺
TASS
Russie

Première apparition dans CrossNews.

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“

Trois drones, un toit, un incendie, zéro victime : TASS raconte l'attaque d'Iekaterinbourg comme un fait divers météo qui aurait mal tourné. Le chiffre qui compte dans cette dépêche n'est pas celui des dégâts mais celui de l'interception — huit drones abattus au-dessus de Sverdlovsk, mis en avant avant même la description de l'incendie. C'est une hiérarchie de l'information révélatrice : la défense antiaérienne russe devient le sujet principal, l'attaque elle-même n'étant que son prétexte narratif. On notera aussi ce que l'agence ne demande pas — pourquoi Wildberries, pourquoi ce site précis, quel lien avec l'effort de guerre allégué par Kyïv. Ces questions, posées avec insistance par la presse occidentale, sont ici totalement absentes, remplacées par une gestion logistique presque administrative : livraisons suspendues, redirigées, business as usual. Le gouverneur régional parle, l'entreprise agit, mais personne ne s'interroge sur le sens stratégique de la frappe. Résultat : une attaque qui ailleurs devient symbole d'escalade se réduit ici à un contretemps logistique, sans strate militaire ni politique — la guerre, si on suit TASS, n'aurait touché qu'un entrepôt.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Trois drones s'écrasent sur le toit d'un centre logistique Wildberries à Ekaterinbourg”
Résumé de l'article

Trois drones ukrainiens se sont abattus sur le toit d'un centre logistique Wildberries à Iekaterinbourg, causant un incendie sans faire de victimes selon le gouverneur régional. Au total, huit drones ont été interceptés au-dessus de la région de Sverdlovsk. L'entreprise fusionnée Wildberries-Russ a temporairement suspendu les livraisons entrantes et les a redirigées vers d'autres sites.

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🇺🇦
Ukrainska Pravda
Ukraine

Première apparition dans CrossNews.

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“

Le détail qui frappe dans cette dépêche, ce n'est pas l'incendie à Iekaterinbourg — c'est le chiffre : 15 installations Wildberries en 18 jours. Ukrainska Pravda ne raconte pas un événement, elle documente une campagne, avec la précision comptable d'un état-major qui veut convaincre de sa méthode plutôt que de son geste isolé. La distance — 2 000 kilomètres de la ligne de front — est posée sans complexe, comme la preuve d'une portée technologique plutôt qu'un aveu de dépassement de seuil. On est loin du vocabulaire prudent qui accompagnait les premières frappes en profondeur il y a quelques mois : ici, la stratégie systématique se dit sans détour, presque avec fierté opérationnelle. Ce que le texte ne fait pas, en revanche, c'est justifier juridiquement ou moralement pourquoi une plateforme de commerce en ligne devient cible légitime — l'argument du financement militaire, soulevé ailleurs, n'apparaît même pas ici. La légitimité, dans cette dépêche, ne se plaide pas : elle se déduit du résultat, l'incendie confirmé, les restrictions imposées par Moscou elle-même. Une source qui raconte sa propre guerre comme une réussite technique, laissant le débat sur le bien-fondé à d'autres.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Des drones attaquent Iekaterinbourg : un incendie se déclare dans l'entrepôt de Wildberries – vidéo”
Résumé de l'article

L'Ukraine a frappé par drone l'entrepôt logistique de Wildberries à Yekaterinburg, à environ 2 000 km de la ligne de front, provoquant un incendie confirmé par l'entreprise et les autorités russes. Selon le commandant des forces de drones ukrainiens, l'Ukraine a ciblé 15 installations logistiques de Wildberries en 18 jours, démontrant une stratégie de frappe systématique contre l'infrastructure commerciale russe. Les autorités régionales ont imposé des restrictions de communications et d'accès aérien en réaction à la menace de drone.

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🇸🇦
Arab News
Arabie Saoudite

Première apparition dans CrossNews.

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“

Arab News fait un choix de montage qui mérite qu'on s'y attarde : la frappe ukrainienne sur les raffineries ouvre l'article, mais la moitié du texte bascule ensuite sur les bombardements russes contre Kiev et la hausse de 37 % des civils tués. Le résultat est un article à double sujet, presque schizophrène, qui refuse de choisir entre décrire une offensive ukrainienne et décrire une défense ukrainienne — il fait les deux, en les enchaînant sans transition claire. C'est révélateur d'un exercice d'équilibrage diplomatique : parler de la stratégie de frappe en profondeur de Kyïv sans paraître valider une escalade, tout en légitimant cette même escalade par la disproportion des pertes civiles côté ukrainien. L'annonce de Zelensky sur le développement de capacités balistiques ukrainiennes, citée en fin d'article, complète ce cadrage en projetant le conflit vers une autonomie stratégique future plutôt que vers un bilan présent. On notera l'absence quasi totale de la voix russe dans ce texte — ni dénégation, ni contexte, ni chiffre de dégâts. La raffinerie brûle, mais c'est Kiev qui parle, et c'est Kiev qu'on écoute.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“L'Ukraine frappe de nouvelles installations pétrolières au cœur de la Russie, déclare Zelensky | Arab News”
Résumé de l'article

L'Ukraine intensifie ses frappes de drones contre des raffineries pétrolières russes situées à plus de 1 300 km de la ligne de front, provoquant des incendies et perturbant l'économie de guerre russe, selon le président Zelensky. Parallèlement, Kiev subit des bombardements massifs qui causent une augmentation de 37 % des civils tués en six mois comparé à 2023, tandis que ses défenses aériennes dépassées appellent à l'aide internationale. Zelensky annonce une accélération du développement de capacités balistiques ukrainiennes pour réduire la dépendance aux fournitures extérieures, un défi technologique majeur que peu de nations maîtrisent.

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🇸🇬
The Straits Times
Singapour

Première apparition dans CrossNews.

factuel
“

Voici la seule source du corpus qui ose donner un chiffre humain précis — au moins 13 morts — là où toutes les autres évoquent Wildberries en termes purement logistiques ou économiques. C'est un écart net, presque solitaire : pendant que TASS compte les drones interceptés et que Kyïv compte les sites frappés, The Straits Times compte les vies perdues et les petites entreprises paralysées, avec cette précision sur la chute de 50 % des ventes chez les franchisés. L'angle économique va très loin — jusqu'à évoquer l'impact potentiel sur la politique de taux de la banque centrale russe, un niveau de granularité qu'aucune autre source n'atteint. Ce choix éditorial déplace le sujet loin du roman national ukrainien de la résistance ou du roman russe de la résilience : ici, la guerre se lit dans les comptes d'un e-commerçant et le porte-monnaie d'un petit revendeur. Le texte prend soin de citer la justification ukrainienne (Wildberries alimenterait l'effort de guerre) tout en signalant qu'elle reste contestée et non prouvée, sans trancher. Une manière de rappeler, depuis Singapour, qu'une plateforme de commerce en ligne peut devenir un front, et que ce front-là a des dégâts qu'aucun communiqué militaire ne mentionne.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Les attaques ukrainiennes contre Wildberries frappent au cœur de la Russie Inc”
Résumé de l'article

L'Ukraine intensifie depuis le 18 juillet des attaques de drones contre les entrepôts de Wildberries, le géant du e-commerce russe, détruisant plus d'un cinquième de ses capacités de stockage et causant au moins 13 morts. Ces frappes désorganisent massivement le secteur retail russe : les petits entrepreneurs comme les franchisés voient leurs ventes chuter de 50% en un mois, tandis que des dizaines de milliers de petites entreprises dépendant de Wildberries pour vendre en ligne sont paralysées. L'Ukraine justifie ces attaques en affirmant que Wildberries alimente l'effort de guerre russe (vente de gilets pare-balles, munitions), ce que l'entreprise et le Kremlin nient. Les économistes s'inquiètent : ces perturbations logistiques pourraient contrarier la banque centrale russe dans sa tentative d'abaisser les taux d'intérêt actuellement à 14%.

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🇪🇺
Le Grand Continent
Europe

Première apparition dans CrossNews.

contextuel
“

Cette analyse du Grand Continent fait un pas que personne d'autre ne fait vraiment : elle explique pourquoi Wildberries compte plus qu'une raffinerie. La comparaison est presque pédagogique — Amazon, Le Bon Coin, FedEx et une institution financière réunis en une seule entreprise — et elle sert un argument clair, celui d'une cible dont la destruction toucherait le tissu productif russe bien plus profondément qu'un site pétrolier. Le détail sur la fondatrice, Tatiana Kim, et sur une entreprise construite « sans favoritisme d'État » dans l'après-1990, ajoute une dimension presque tragique à l'article : la cible n'est pas décrite comme un instrument du régime, mais comme une des rares réussites économiques indépendantes du système. C'est un choix qui complique la lecture binaire cible-militaire-donc-légitime : si Wildberries est ce que le texte décrit, alors frapper l'entreprise revient à frapper une des poches d'autonomie économique russe, pas seulement son effort de guerre. Le mot-clé de la mémoire éditoriale — intermédiaire commercial, logistique et financier — dit tout : cette tripartition transforme la frappe en acte de guerre économique assumé, plutôt qu'en dommage collatéral regrettable. Peu de sources posent aussi frontalement la question de ce que signifie viser le cœur productif d'une économie plutôt que ses seules infrastructures militaires.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“L'Ukraine peut-elle remporter la bataille des stocks ?”
Résumé de l'article

Depuis le 18 juillet 2026, l'Ukraine a étendu sa campagne de « sanctions à longue portée » en frappant plus d'une douzaine de sites logistiques de Wildberries, le géant du commerce en ligne russe, au-delà des raffineries pétrolières précédemment ciblées. Wildberries, fondée en 2004 par Tatiana Kim, cumule les fonctions d'Amazon, du Bon Coin, de FedEx et d'institution financière, ce qui rend sa destruction stratégiquement bien plus dommageable qu'une simple perturbation des approvisionnements énergétiques. L'article analyse cette entreprise comme l'une des rares entités productives de l'économie russe construite sans favoritisme d'État, ayant répondu aux besoins massifs de la population post-années 1990.

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🇺🇸
Time
États-Unis

Première apparition dans CrossNews.

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“

Time compte : près de 20 entrepôts Wildberries visés depuis le 18 juillet, et une action bien réelle sur les marchés puisque VTB Bank, partenaire de l'entreprise, perd 2,5% en Bourse. C'est un détail que peu d'autres sources relèvent avec cette précision — la frappe militaire qui se prolonge en mouvement boursier, preuve que la guerre économique se mesure aussi en indices financiers. L'article prend soin de citer les deux versions : Kyiv qui parle de biens à usage militaire ou dual, Moscou et Wildberries qui nient en bloc, sans trancher lequel des deux dit vrai. Ce choix de suspendre le jugement, dans un média qu'on attend plutôt sur le registre de l'alarme, tranche justement par sa sobriété. On est loin du sensationnalisme habituel du titre, et c'est peut-être ce qui rend le constat plus troublant : présenté froidement, le fait qu'une plateforme comparable à Amazon devienne cible militaire légitime, ou pas, ne choque presque plus. La mémoire longue du dossier montre justement ce glissement — l'escalade d'hier est devenue la routine logistique d'aujourd'hui, et Time, en adoptant un ton clinique, documente ce processus sans le nommer comme tel.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Qu'est-ce que Wildberries, « l'Amazon russe », et pourquoi l'Ukraine la cible-t-elle ?”
Résumé de l'article

L'Ukraine intensifie ses attaques de drones contre Wildberries, le géant du e-commerce russe comparable à Amazon, en ciblant près de 20 de ses entrepôts logistiques depuis le 18 juillet. Kyiv justifie ces frappes en affirmant que ces centres de distribution soutiennent l'effort militaire russe et distribuent des biens à usage militaire ou dual, tandis que Moscou et Wildberries nient ces allégations. Cette campagne revêt une portée économique majeure : elle menace la stabilité de la chaîne d'approvisionnement civile russe, impacte le secteur financier (VTB Bank, partenaire stratégique, a vu ses actions chuter de 2,5%), et reflète un changement de stratégie militaire ukrainienne vers des frappes précises sur les réseaux logistiques russes profonds.

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🇬🇧
BBC News
Royaume-Uni

Première apparition dans CrossNews.

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“

La BBC aligne les faits avec un sens du contrepoids qui frise la symétrie automatique : deux raffineries russes en feu d'un côté, onze morts et un blackout à Kherson de l'autre, le tout dans la même respiration. Slavneft-Yanos, qualifiée par le gouverneur régional de plus grande attaque de drones, occupe la moitié de l'article ; la mort des onze civils ukrainiens tient en une ligne, sans nom, sans visage. Cette construction en miroir — panaches de fumée contre blackout, feu contre obscurité — a une élégance presque littéraire, mais elle gomme une question que l'article ne pose jamais : les deux camps visent-ils la même chose ? Zelensky justifie ses frappes par l'objectif de réduire les revenus pétroliers qui financent la guerre, une logique stratégique clairement énoncée ; côté russe, aucune justification équivalente n'est même mentionnée, seulement le résultat. La diplomatie bloquée, citée en creux à la fin, referme le paragraphe sur un constat d'immobilisme qui contredit presque le titre — car pendant que rien ne bouge sur le terrain, tout s'intensifie dans les airs. C'est un article qui raconte fidèlement une guerre sans fin visible, et c'est peut-être bien tout ce qu'il y a à en dire aujourd'hui.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“L'Ukraine frappe deux raffineries de pétrole au cœur du territoire russe”
Résumé de l'article

L'Ukraine a frappé deux raffineries pétrolières russes situées à plus de 700 km de sa frontière (Bashneft-Novoil et Slavneft-Yanos), ainsi que des navires dans la mer Noire, selon le président Zelensky qui justifie ces attaques par la volonté de réduire les revenus pétroliers financant la guerre russe. La BBC a confirmé les images de vastes panaches de fumée et au moins quatre foyers d'incendie sur le site de Slavneft-Yanos, que le gouverneur régional a qualifiée de plus grande attaque de drones. Parallèlement, la Russie a intensifié ses frappes sur l'Ukraine, tuant au moins 11 personnes et provoquant un blackout total à Kherson, tandis que les deux pays s'abstiennent de progresser territorialement et les efforts diplomatiques restent bloqués.

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🇫🇷
Le Figaro
France

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Le Figaro ouvre sur un chiffre qui appartient en propre au registre russe : 605 drones interceptés en une nuit, une statistique invérifiable de l'extérieur mais reprise telle quelle, sans guillemets ni distance critique. Le centre logistique de Tver n'est que « légèrement endommagé », formule qui, mise en regard des vingt sites frappés depuis mi-juillet mentionnés dans le même article, crée un décalage d'échelle intéressant — l'incident du jour est minoré, la campagne globale est reconnue. C'est une façon d'avoir les deux à la fois : rassurer sur l'instant, sans nier la tendance de fond. Le mot stratégie ukrainienne coordonnée à la fin de l'article surprend d'ailleurs, car il valide implicitement ce que la première moitié du texte semblait vouloir dédramatiser. On retrouve ici la porosité déjà repérée ailleurs entre les bilans officiels russes et leur reprise brute dans la presse occidentale, où le chiffre d'interception devient un fait en soi, détaché de toute vérification. Reste que Le Figaro, en citant la Crimée annexée dans la liste des cibles ukrainiennes, glisse une précision géopolitique que d'autres évitent soigneusement — un mot qui, sous couvert de neutralité descriptive, prend clairement position sur le statut du territoire.

Le correspondant
Titre original
“Guerre en Ukraine : Moscou affirme avoir « intercepté et détruit 605 drones aériens ukrainiens » pendant la nuit”
Résumé de l'article

La Russie affirme avoir intercepté et détruit 605 drones ukrainiens durant la nuit au-dessus d'une vingtaine de régions et de la Crimée. Les attaques ont visé plusieurs cibles, notamment un centre logistique de Wildberries en région de Tver, qui aurait été légèrement endommagé sans faire de blessés. Depuis mi-juillet, l'Ukraine a frappé environ une vingtaine de sites du géant du commerce en ligne russe répartis sur tout le territoire russe et en Crimée annexée.

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🇿🇲
Zambianobserver
Zambie

Première apparition dans CrossNews.

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Les chiffres ici sont d'une précision presque technique : 194 500 m² d'entrepôt à Aleksine, 23,5 millions de tonnes de capacité de raffinage à Oufa, plus de 1 600 km parcourus par les drones. Cette exactitude cartographique, rare dans la couverture du sujet, donne à l'article un ton de rapport d'ingénierie plutôt que de récit de guerre — comme si la distance et le tonnage suffisaient à raconter l'événement. Mais la phrase la plus révélatrice se trouve à la fin : les allégations ukrainiennes sur le stockage de matériel militaire dans l'entrepôt sont qualifiées de « non vérifiées indépendamment », une prudence méthodologique qu'on ne retrouve pas systématiquement ailleurs, où la version de Kyiv est parfois reprise sans ce filtre. C'est une source qui n'a pas d'intérêt direct dans le conflit et qui, de ce fait, semble se permettre un doute que d'autres, plus engagés dans le récit occidental ou russe, s'autorisent moins facilement. Le résultat est un article presque clinique, qui documente l'ampleur opérationnelle sans jamais trancher la question de légitimité qui traverse pourtant tout le dossier — un silence qui, ici, ressemble moins à un évitement qu'à une reconnaissance honnête des limites de ce qu'on peut vérifier depuis loin.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Les drones ukrainiens frappent un centre logistique de Wildberries et des raffineries de pétrole au cœur de la Russie - L'Observateur de Zambie”
Résumé de l'article

L'Ukraine a intensifié ses frappes de drones longue portée contre les infrastructures russes pendant la nuit du 4-5 août, visant un entrepôt Wildberries de 194 500 m² à Aleksine (Tula) et le complexe de raffineries Bashneft à Oufa (Bachkirie), avec une capacité de traitement dépassant 23,5 millions de tonnes de pétrole brut annuellement. Les drones opérant à plus de 1 600 km du territoire ukrainien auraient provoqué des incendies majeurs, bien que les autorités russes affirment avoir intercepté plusieurs appareils. Kyïv allègue que l'entrepôt Wildberries stockait des composants électroniques et du matériel militaire, des allégations non vérifiées indépendamment.

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🇮🇪
Rte
Irlande

Première apparition dans CrossNews.

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RTÉ choisit une focale rare : elle date le bilan civil ukrainien de 2024, alors que tout l'article traite des frappes de l'été 2026, un décalage temporel qui traverse le texte sans être signalé. Ce chiffre de 1396 civils tués sur six mois, cité pour ancrer l'escalade dans une trajectoire longue, finit presque déconnecté de l'actualité immédiate des raffineries en feu — comme si la statistique servait davantage à donner du poids moral au récit qu'à informer précisément sur l'instant présent. L'article insiste beaucoup sur le vocabulaire de la réciprocité : « échanges », escalade mutuelle, intensification simultanée — une grammaire qui place les deux camps sur un même plan d'initiative, gommant la question de qui a ouvert quel front en premier. C'est le choix éditorial le plus marquant du texte : ni accusation, ni justification, seulement un mouvement qui s'auto-alimente. La diplomatie au point mort, citée en fin de phrase, referme presque mécaniquement l'article, comme un point final que personne ne semble vouloir vraiment chercher à déplacer. Deux ans après le seuil franchi et jamais refranchi en arrière, cette manière de raconter la guerre comme un phénomène météorologique — qui s'intensifie, qui frappe, qui tue — sans jamais nommer d'intention, finit par ressembler à une météo permanente plutôt qu'à un conflit qu'on pourrait encore arrêter.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“L'Ukraine frappe les raffineries, la Russie s'en prend à une gare et un navire Ukraine frappe des raffineries, la Russie bombarde une gare et un navire Les frappes de l'Ukraine visent les raffineries, la Russie s'attaque à une gare et un navire L'Ukraine cible les raffineries tandis que la Russie frappe une gare et un navire”
Résumé de l'article

L'Ukraine a frappé deux raffineries pétrolières russes situées à 700 et 1300 km de la ligne de front, selon le président Zelensky, tandis que la Russie a bombardé une gare et un navire commercial ukrainiens. Les deux belligérants intensifient leurs attaques longue portée depuis plusieurs mois : Kiev tire un nombre record de drones tandis que Moscou lance des vagues de missiles au plus haut niveau de la guerre. Ces échanges d'attaques contre les infrastructures civiles et commerciales entraînent une augmentation des pertes civiles, avec 1396 civils tués en Ukraine au cours des six premiers mois de 2024 selon l'ONU.

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