Aller au contenu
Logo CrossNews
CROSS NEWS
Un sujet. Plusieurs regards.
CrossNews
CROSS NEWS
Un sujet. Plusieurs regards.
Aujourd'huiArchiveÀ proposProfil
jeudi 24 septembre
En ligne
À proposMéthodeCGUConfidentialitéMentions légales
Suivre par RSSBlueskyX
Résumés, analyses et illustrations générés par IA · sources originales liées sur chaque carte
CrossNews · Un sujet. Plusieurs regards.
Aujourd'hui
Archive
Profil

Chagos : Londres suspend ses paiements et révise l'accord, faute de soutien américain

Pays du sujet4 cartesEurope3 cartesAsie1 carteInternational2 cartes
Chagos : Londres suspend ses paiements et révise l'accord, faute de soutien américain — Le Royaume-Uni gèle les versements annuels à Maurice et reconnaît que l'accord ne peut aboutir sans le soutien de Washington, après les critiques répétées de Donald Trump contre un texte « ridicule ».

Le Royaume-Uni gèle les versements annuels à Maurice et reconnaît que l'accord ne peut aboutir sans le soutien de Washington, après les critiques répétées de Donald Trump contre un texte « ridicule ».

écart 38 · plus contesté que 27 % des sujets publiés · Royaume-Uni · États-Unis · Maurice · 10 sources · 6 pays

Synthèse Correspondant

La méthode

Londres a suspendu ses versements à Maurice et remis sur la table un accord signé en mai 2025, après que Donald Trump a de nouveau qualifié le texte de « terrible » en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Le mécanisme, lui, n'a pas bougé : souveraineté cédée à Maurice, bail de 99 ans sur Diego Garcia, 101 millions de livres par an en moyenne — et un projet de loi de ratification qui n'a pas franchi le Parlement. Sur les faits, un seul récit : la BBC, The Guardian, Digi24 et Ua tiennent le même compte rendu, avec des chiffres qui glissent selon la source — 165 millions sur trois ans puis 120 par an, ou 101 de moyenne. Quand tout le monde s'accorde sur le déroulé et se dispute sur l'addition, c'est que la bataille est ailleurs.

Deux silences méritent qu'on s'y arrête. Les Chagossiens, d'abord : déplacés pendant l'aménagement de la base, et seuls Ua, Business Insider et Digi24 les mentionnent — le premier pour évoquer des réclamations portées devant les tribunaux britanniques, le deuxième sans date ni chiffre, le troisième en comptant environ 2 000 habitants expulsés entre 1968 et 1973. Le Gibraltar Chronicle, lui, ne retient de l'archipel qu'une expression présidentielle : « un très important morceau d'immobilier, militairement et stratégiquement ». Un territoire habité, réduit à sa valeur locative.

Le plus révélateur n'est pourtant pas là. TRT Haber écrit que Keir Starmer, alors Premier ministre, voyait dans la critique de Trump une riposte au soutien britannique au Danemark dans le dossier du Groenland ; Digi24 rapporte une lecture voisine de Starmer et cite Trump lui-même, qui rangeait l'abandon des Chagos parmi les raisons d'acquérir le Groenland. Mis bout à bout, ces récits font du sort des Chagos moins une affaire d'océan Indien qu'un marchandage entre alliés. Aucune rédaction ne discute l'essentiel — que le Royaume-Uni révise un accord de souveraineté parce qu'un président américain l'a jugé mauvais.

Reste l'échelonnement, que The Business Standard et The Guardian détaillent : 165 millions de livres sur trois ans, puis 120 millions par an — et, précise Streeting, rien ne sera versé « à ce stade ».

10 sources · 6 pays · 4 blocs
Pays du sujet2 pays
🇬🇧
BBC News
Royaume-Uni
Fiche indisponible.
“

Le compte de la BBC, ici, se distingue moins par son angle que par sa densité factuelle. Deux chiffres y cohabitent : le coût net annoncé par Londres (3,4 milliards de livres) et l'estimation des opposants (35 milliards, inflation incluse) — un écart d'un facteur dix qui dit à lui seul la bataille politique en cours.

›Lire le cadrage

L'article rappelle aussi l'avis consultatif de la CIJ de 2019 et son aval par l'Assemblée générale de l'ONU : ce cadre onusien, que plusieurs autres rédactions passent sous silence, réapparaît ici comme la source du processus ouvert en 2022. À noter la précision symptomatique des sources gouvernementales citées : le « réexamen » n'est pas censé constituer un processus formel. Traduction : on recule en marchant, sans jamais reconnaître qu'on recule.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“Le Royaume-Uni va réexaminer l'accord sur les Chagos faute de soutien américain, déclare Streeting à la BBC”
Résumé de l'article

Le secrétaire à la Défense, Wes Streeting, a confirmé que le Royaume-Uni réexamine son accord de cession des îles Chagos à Maurice. Il a expliqué à la BBC que ce réexamen s'impose « parce que les États-Unis ne le soutiennent pas ». Donald Trump avait qualifié l'accord de « terrible » lors de l'Assemblée générale de l'ONU, avant de dire qu'il avait « hérité de la situation » et qu'une « résolution » était nécessaire. L'accord prévoit la cession de la souveraineté à Maurice et un paiement moyen de 101 millions de livres par an pour louer la base militaire conjointement utilisée par Londres et Washington. Le texte avait été suspendu sine die en avril après le retrait du soutien américain. Streeting affirme que l'objectif est désormais d'assurer une certitude à long terme pour la base de Diego Garcia. Des sources gouvernementales assurent que ces propos ne marquent pas de changement majeur de position ; ils reconnaissent pourtant explicitement que l'accord ne convaincra pas Trump sans modifications.

Article du 23 sept. 2026
Média public · Royaume-Uni
Lire l'article
🇬🇧
The Guardian
Royaume-Uni
Fiche indisponible.
“

The Guardian donne le détail chiffré : 165 millions de livres sur trois ans, puis 120 millions par an à partir de la quatrième année. L'expression ostrich strategy — la stratégie de l'autruche — est mise dans la bouche de Streeting lui-même, qui l'écarte ; c'est une tournure imagée assez rare chez un ministre, et elle dit la pression à laquelle le gouvernement se sait exposé.

›Lire le cadrage

L'article rapporte aussi l'avertissement du ministre : ignorer la revendication mauricienne de souveraineté constitue en soi un risque pour la base, l'avis de la CIJ de 2019 étant consultatif pour l'instant mais laissant ouverte une éventuelle action judiciaire future de Maurice. Autrement dit, c'est en refusant l'accord que Londres fragiliserait ce qu'il prétend protéger.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“Sans le soutien des États-Unis, l'accord sur les Chagos « ne peut pas aboutir », déclare Streeting”
Résumé de l'article

Wes Streeting a annoncé que les paiements annuels d'au moins 120 millions de livres à Maurice sont suspendus, le gouvernement réexaminant son accord sur les Chagos. Le secrétaire à la Défense a confirmé que l'accord « ne peut pas aboutir sans le soutien des États-Unis ». Il a précisé que ces paiements vaudraient « la peine d'être payés » s'ils garantissaient à la Grande-Bretagne l'usage à long terme de la base de Diego Garcia. Donald Trump a de nouveau qualifié l'accord de « terrible » et déclaré ne pas le soutenir, lors d'une rencontre avec Andy Burnham à l'Assemblée générale de l'ONU. Streeting a répondu que ces critiques n'étaient « pas une nouveauté » et a écarté toute « stratégie de l'autruche », appelant à travailler avec l'administration Trump.

Article du 23 sept. 2026
Privé · Royaume-Uni
Lire l'article
🇬🇧
Telegraph
Royaume-Uni
Fiche indisponible.
“

Contrairement à plusieurs de ses confrères, ce titre se concentre sur un aveu de forme plutôt que de fond. Le ministre y confirme que la remise de l'archipel à Maurice n'a jamais vraiment été en doute, l'origine du litige juridique remontant à la décolonisation — ce qui déplace subtilement le débat : la question n'est pas de savoir si les Chagos reviendront à Maurice, mais à quelles conditions.

›Lire le cadrage

Plus rare encore, le texte évoque un « avis juridique » encore à l'état de projet, dont le ministre refuse de prendre le risque sur ce qu'il appelle « un actif de défense aussi sensible ». Ces documents en projet, évoqués sans être nommés, sont généralement le point aveugle de la couverture diplomatique. On y apprend aussi que le conseiller à la sécurité nationale Jonathan Powell, chargé à l'origine de négocier l'accord, a assisté à la rencontre de Burnham avec Trump.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“L'accord sur les Chagos n'est pas satisfaisant, admet Streeting”
Résumé de l'article

Le secrétaire à la Défense britannique, Wes Streeting, a reconnu que l'accord sur les Chagos n'était pas satisfaisant, sans aller jusqu'à suggérer que Londres pourrait conserver sa souveraineté sur l'archipel. Interrogé sur une remise de l'archipel à Maurice, il a répondu que cela n'avait jamais vraiment été en doute, le litige juridique remontant à la décolonisation. Il a évoqué un avis juridique encore à l'état de projet, refusant de prendre un risque sur un actif de défense aussi sensible. Selon lui, Maurice, Londres et Washington s'accordent en principe sur un accord diplomatique protégeant la base de Diego Garcia.

Article du 23 sept. 2026
Lire l'article
🇲🇺
Défimedia
Maurice
Fiche indisponible.
“

Un détail de vocabulaire saute aux yeux : là où d'autres titres parlent de « rétrocession » ou de « transfert de souveraineté », ce texte mauricien écrit « revoit son accord » — et c'est logique, vu de Port-Louis. Le ministre Streeting y parle d'incertitude sur la base, jamais de remise en cause de la souveraineté mauricienne, qui reste un acquis non discuté.

›Lire le cadrage

Le chiffre avancé, 101 millions de livres (136 millions de dollars), est celui du contrat initial ; l'article note que l'accord, conclu sous Keir Starmer, avait déjà été suspendu en avril après le retrait du soutien américain. Nuance géopolitique : quand Maurice rappelle que les Chagos lui ont été « illégalement retirés en 1965 », ce n'est pas un tic de langage militant — c'est le socle même de sa position juridique depuis des décennies. Selon Streeting, enfin, tous les Premiers ministres britanniques depuis Boris Johnson voient dans la procédure judiciaire en cours un risque pour la sécurité de la base : c'est tout le paradoxe de la situation, où la partie qui cède la souveraineté craint d'en perdre l'usage.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“Chagos : le Royaume-Uni revoit l’accord faute de soutien américain”
Résumé de l'article

Le Royaume-Uni revoit son accord avec Maurice sur les Chagos, annonce le ministre britannique de la Défense, Wes Streeting, à la BBC. Cette décision suit les propos de Donald Trump, qui a qualifié l'accord de « terrible » devant l'Assemblée générale des Nations unies. L'accord initial prévoit la cession de la souveraineté des Chagos à Maurice, contre environ 101 millions de livres par an pour louer la base de Diego Garcia. En avril, il avait déjà été suspendu pour une durée indéterminée après le retrait du soutien américain. Streeting affirme que Londres veut désormais travailler avec Washington pour obtenir un texte soutenu par les États-Unis. Il souligne que l'accent portera sur la garantie à long terme de la base de Diego Garcia. Selon lui, tous les Premiers ministres britanniques depuis Boris Johnson voient dans la procédure judiciaire en cours un risque pour la sécurité de la base, Maurice soutenant que les Chagos lui ont été illégalement retirés en 1965.

Article du 23 sept. 2026
Privé · Maurice
Lire l'article
Europe3 pays
🇬🇮
Gibraltar Chronicle
Gibraltar
Fiche indisponible.
“

Deux mille habitants expulsés entre 1968 et 1973 — ce n'est pas dans ce texte. Le Gibraltar Chronicle, lui, ne retient de l'archipel qu'une expression : un très important morceau d'immobilier, militairement et stratégiquement.

›Lire le cadrage

C'est du Trump brut, et cela dit quelque chose de la manière dont on parle d'un territoire habité quand on n'y a jamais vécu. Le quotidien de Gibraltar choisit de citer longuement le président plutôt que de paraphraser sa position — les B-2 renvoyés au Missouri lors des frappes contre le nucléaire iranien, contraints à un long vol plutôt qu'à un vol court. Il écrit aussi noir sur blanc que, selon Trump, Burnham va examiner le dossier. Et il relie l'avis consultatif de 2019 au lancement des négociations sous les conservateurs. Une chronologie discrète mais réelle, dans un article qui donne surtout la parole à celui qui ne veut pas céder.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“L'accord sur les Chagos est « un très mauvais accord », déclare Trump à Burnham”
Résumé de l'article

Donald Trump a déclaré au Premier ministre Andy Burnham que l'accord britannique cédant les Chagos à Maurice était « un très mauvais accord » et « ridicule ». Interrogé par des journalistes en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, le président américain a dit ne pas le soutenir. Il a souligné le caractère stratégique du site, rappelant que, lors des frappes contre le nucléaire iranien, les bombardiers B-2 avaient été renvoyés au Missouri et avaient dû voler longtemps plutôt que brièvement. Selon lui, M. Burnham « va se pencher sur la question ». Signé en mai 2025, l'accord cède la souveraineté des Chagos à Maurice, le Royaume-Uni louant pour 99 ans la base de Diego Garcia pour 101 millions de livres par an. Il fait suite à des négociations lancées sous le gouvernement conservateur après l'avis consultatif de la Cour internationale de justice de 2019.

Article du 22 sept. 2026
Privé · Gibraltar
Lire l'article
🇷🇴
Digi24
Roumanie
Fiche indisponible.
“

Digi24 replace le marchandage dans sa chronologie : accord signé en mai 2025, suspendu en avril 2026, projet de loi de ratification introduit en juin. Elle détaille aussi la raison du revirement américain : Trump aurait lié le dossier Chagos à sa volonté d'acheter le Groenland, reprochant à Londres d'abandonner un territoire extrêmement important quand lui cherche à en acquérir un.

›Lire le cadrage

Starmer aurait répliqué que ce changement de position servait à faire pression dans ce dossier-là. Digi24 traite ainsi la critique de Trump comme une monnaie d'échange entre deux dossiers ; TRT Haber rapporte une lecture voisine de Starmer. La chaîne rappelle enfin les deux guerres d'Irak, les frappes contre les Houthis, le refus britannique de laisser les bombardiers partir vers l'Iran : cette base n'est pas un point sur une carte, c'est un poste avancé. Et le think tank cité ajoute un détail que personne d'autre ne donne — Chagos ne serait pas une priorité pour Burnham, qui préférerait l'intelligence artificielle et l'Ukraine.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“Londres, prêt à réviser l'accord sur les îles Chagos après les pressions de Trump. « Il ne peut avancer sans le soutien des États-Unis »”
Résumé de l'article

Confronté à l'opposition de Donald Trump, le Royaume-Uni se déclare prêt à réviser l'accord conclu l'an dernier sur la rétrocession de l'archipel de Chagos à Maurice. L'accord, signé en mai 2025 après des années de négociations, a été suspendu en avril 2026 après avoir été dénoncé par le président américain. Lors de sa première rencontre avec le premier ministre britannique Andy Burnham, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, Trump a de nouveau qualifié l'accord de « terrible », ajoutant que le Royaume-Uni allait « examiner » la question, et Burnham a opiné en signe d'assentiment. Le ministre britannique de la Défense, Wes Streeting, a reconnu que l'accord, en l'état, ne peut avancer sans le soutien des États-Unis. Le projet de loi de ratification, introduit en juin, devait être débattu à la Chambre des Lords fin octobre, sans avoir encore été examiné par les parlementaires.

Article du 23 sept. 2026
Privé · Roumanie
Lire l'article
🇹🇷
TRT Haber
Turquie
Fiche indisponible.
“

TRT Haber remonte jusqu'à l'histoire coloniale longue : environ 150 ans d'administration britannique, l'archipel détaché de Maurice en 1965 et déclaré territoire britannique de l'océan Indien, puis indépendance mauricienne trois ans plus tard — et, surtout, le rappel de l'avis de la CIJ en 2019 et de l'appel de l'Assemblée générale. Le texte rapporte aussi que Starmer, alors Premier ministre, voyait dans la critique de Trump une riposte au soutien britannique au Danemark dans le dossier du Groenland.

›Lire le cadrage

Une lecture que l'on retrouve chez Digi24. Plus singulier encore, il note que le gouvernement britannique a retiré le projet de loi de ratification après ces critiques — Digi24 le dit au contraire attendu à la Chambre des Lords fin octobre. Cet article ne recule pas devant la complexité historique.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“Le Royaume-Uni évoque l'aval de Trump pour la rétrocession des îles Chagos à Maurice”
Résumé de l'article

Le ministre britannique Streeting a indiqué que l'accord de rétrocession des îles Chagos à Maurice devra être réexaminé, car les États-Unis ne le soutiennent pas. Il a souligné que les propos de Donald Trump sur ce dossier ne sont pas nouveaux, mais qu'ils montrent clairement que sa position n'a pas changé. Streeting a affirmé qu'il faut travailler davantage avec les alliés américains et avec Trump pour conclure un accord qu'il approuvera. Il a insisté sur le fait que la base de Diego Garcia est un atout de sécurité nationale pour Londres comme pour Washington, et qu'il s'agit de garantir son avenir plutôt que de simplement rendre les îles. L'accord signé en mai 2025 prévoit la location de la base par le Royaume-Uni pour 99 ans, avec une option de prolongation de 40 ans, mais il n'est pas encore entré en vigueur faute de ratification par les deux parlements. Streeting a par ailleurs présenté les détails du « Centre national de défense de l'information », chargé notamment de lutter contre la désinformation et les usages hostiles de l'intelligence artificielle.

Article du 23 sept. 2026
Média d'État · Turquie
Lire l'article
Asie1 pays
🇧🇩
The Business Standard
Bangladesh
Fiche indisponible.
“

Un échelonnement précis, et un calendrier en suspens. The Business Standard détaille, comme The Guardian, les paiements prévus : 165 millions de livres sur les trois premières années, puis 120 millions par an à partir de la quatrième.

›Lire le cadrage

Ailleurs, on lit « 120 millions » ou « 101 millions », selon que la source prend la moyenne ou le palier. Ce calendrier est pour l'heure gelé : Streeting précise qu'aucun versement n'aura lieu « à ce stade ». L'article date aussi la position mauricienne : l'archipel aurait été cédé en 1965, dans le processus menant à l'indépendance, sous la contrainte — c'est la formulation de l'île, pas un constat de l'article, et la distinction compte. Il rappelle l'avis de la CIJ de 2019 et la conclusion que Londres devait mettre fin à son administration « aussi rapidement que possible ». Il dit enfin ce qui bloque la ratification : la législation n'a pas franchi le Parlement, et le réexamen portera sur les préoccupations américaines, pour chercher un arrangement que Londres, Maurice et Washington puissent soutenir.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“Le Royaume-Uni va réexaminer l'accord sur les Chagos après l'opposition de Trump”
Résumé de l'article

Le Royaume-Uni va réexaminer son accord de transfert de souveraineté des îles Chagos à Maurice, après que Donald Trump a réitéré son opposition, a déclaré le secrétaire à la Défense Wes Streeting. Streeting a affirmé que l'accord, dans sa forme actuelle, ne peut avancer sans le soutien des États-Unis, et que Londres travaillera avec Washington pour le réviser. Trump avait qualifié l'accord de « très mauvais accord » lors d'une rencontre avec le premier ministre britannique Andy Burnham en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Selon le texte négocié par le précédent gouvernement britannique, le Royaume-Uni transférerait la souveraineté de l'archipel à Maurice tout en conservant un bail de 99 ans sur la base de Diego Garcia. Les paiements prévus à Maurice sont actuellement suspendus, Streeting indiquant qu'aucun versement n'aurait lieu « à ce stade ». Il a fait de la certitude à long terme sur Diego Garcia, qualifiée d'actif de sécurité nationale britannique et américain, sa priorité.

Article du 23 sept. 2026
Privé · Bangladesh
Lire l'article
International1 pays
🌍
Business Insider
International
Fiche indisponible.
“

Business Insider pose Maurice au centre, littéralement : au cœur d'un désaccord entre deux grandes puissances occidentales. La nuance est fine et rare.

›Lire le cadrage

Les autres rédactions racontent Londres pliant devant Washington ; celle-ci raconte un archipel coincé entre deux alliés qui se disputent. Elle donne aussi les chiffres que le lecteur cherche : 101 millions de livres en moyenne annuelle, environ 135 millions de dollars, une valeur actuelle nette calculée à 3,4 milliards de livres, soit 4,5 milliards de dollars. Le média précise que ce n'est ni un versement initial, ni une multiplication simple — un détail arithmétique qui coupe court à l'idée d'un chèque géant. Il rappelle que la base couvre l'océan Indien, le Moyen-Orient et l'Asie, et qu'elle offre un plateau loin des zones densément peuplées, euphémisme pour dire la même chose autrement. Sur la chronologie, une seule phrase : les Chagossiens ont été retirés du territoire pendant l'aménagement de la base, sans date ni chiffre. Burnham y reconnaît que les trois gouvernements n'ont pas trouvé de solution — le seul à l'écrire aussi platement.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“Trump bloque la rétrocession des Chagos par la Grande-Bretagne, à 4,5 milliards de dollars, tandis que Maurice cherche une percée à l'Assemblée générale de l'ONU”
Résumé de l'article

Le Premier ministre britannique Andy Burnham a réaffirmé l'engagement de son gouvernement à préserver l'exploitation à long terme de la base militaire américano-britannique de Diego Garcia. Il s'est entretenu avec son homologue mauricien Navin Ramgoolam avant de se rendre à New York, les deux dirigeants convenant que leurs ministres des Affaires étrangères se rencontrent pendant l'Assemblée générale de l'ONU. Londres a signé en 2025 un accord reconnaissant la souveraineté mauricienne sur l'archipel de Chagos, tout en conservant l'autorité sur Diego Garcia via un bail initial de 99 ans. Cet accord n'a pas encore pris effet, faute de législation adoptée par le Parlement britannique. Trump avait qualifié l'accord de « grosse erreur », ce qui a mis en pause le processus législatif. Burnham reconnaît que les trois gouvernements n'ont pas encore trouvé de solution. La réunion de l'ONU offre à Maurice une nouvelle occasion de faire avancer le texte.

Article du 22 sept. 2026
Privé · États-Unis
Lire l'article
🌍
Ua
International
Fiche indisponible.
“

L'agrégateur reprend Channel NewsAsia et ajoute une chose que les autres n'ont pas : après sa rencontre avec Trump, Burnham se dit confiant qu'une solution peut être trouvée en coopération avec les partenaires américains. Confiance affichée contre réserve affichée, c'est le contraste du jour.

›Lire le cadrage

Ua fait aussi un sort aux déplacés — des milliers d'habitants de l'archipel déplacés, qui ont ensuite réclamé réparation devant les tribunaux britanniques. Mais la formulation reste vague : ni le chiffre des 2 000 expulsés, ni la période précise. Sur 2019, elle écrit que la CIJ a recommandé le transfert — le verbe est plus mou que jugé illégal, utilisé ailleurs, et transforme un avis consultatif en simple conseil. L'article confirme enfin le bail de 99 ans avec option de prolongation, et le gel des versements d'au moins 120 millions de livres, soit 159 millions de dollars, en attendant.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“Le Royaume-Uni va réexaminer l'accord sur les Chagos après les critiques du président Trump”
Résumé de l'article

Le Royaume-Uni va retravailler l'accord prévoyant la restitution de l'archipel de Chagos à Maurice, après les critiques de Donald Trump. Le ministre britannique de la Défense, Wes Streeting, l'a déclaré après la rencontre entre Trump et le Premier ministre Andy Burnham à New York. Le texte prévoyait le transfert de l'archipel à Maurice et la location par Londres de la base militaire américano-britannique de Diego Garcia. Trump, qui avait d'abord soutenu l'accord, l'a ensuite qualifié de grande stupidité puis de très mauvais accord, et Burnham a répondu par l'affirmative lorsque Trump a dit croire à un réexamen. Streeting a indiqué que la position de Trump n'était pas une surprise, mais que Londres devait continuer à travailler avec son administration pour trouver une option acceptable. Il a confirmé que les paiements annuels d'au moins 120 millions de livres pour la location de la base ne seraient pas versés à ce stade.

Article du 23 sept. 2026
Lire l'article
À LIRE AUSSI
Gaza : le Conseil de paix de Trump détaille un plan de relance de 2,45 milliards de dollars
Gaza : le Conseil de paix de Trump détaille un plan de relance de 2,45 milliards de dollars
23 sept.
Le Tigré s'empare de trois aéroports et étend les combats à l'Afar et l'Amhara
Le Tigré s'empare de trois aéroports et étend les combats à l'Afar et l'Amhara
23 sept.
L'UE lève les sanctions contre Ousmanov et Fridman, Kyiv crie à la honte
L'UE lève les sanctions contre Ousmanov et Fridman, Kyiv crie à la honte
23 sept.
CONTINUER LA LECTURE
← PRÉCÉDENT
Gaza : le Conseil de paix de Trump détaille un plan de relance de 2,45 milliards de dollars
SUIVANT →
Le Tigré s'empare de trois aéroports et étend les combats à l'Afar et l'Amhara