Synthèse Correspondant
Marco Rubio a annoncé mercredi, après sa rencontre avec Sergueï Lavrov en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, que Washington invitait Vladimir Poutine au G20 des 14 et 15 décembre à Doral, près de Miami. Le Kremlin a dit « apprécier » et remercier, sans accepter : Peskov renvoie la décision aux canaux diplomatiques. Poutine n'a pas confirmé.
Just the News est le seul des douze à écrire que Trump « cherche à réhabiliter la Russie sur la scène mondiale en vue d'un éventuel allègement des sanctions lié à un accord de paix », et c'est le seul à faire tenir ensemble le levier et l'invitation au lieu de les opposer. The Washington Sun rappelle de son côté que Trump signait, quelques jours plus tôt, un vaste texte bipartisan de sanctions contre Moscou. La même administration signe et invite.
La divergence annoncée — dialogue contre prudence — est plus mince qu'elle n'en a l'air. Digi24, Yahoo et TASS rapportent bien la même ouverture, mais Yahoo juxtapose sans commenter une déclaration à 51 pays réaffirmant le soutien à Kyiv, publiée en marge de l'Assemblée générale. Rubio espère une trêve énergétique que les deux camps disent vouloir, quand Lavrov prévient devant le Conseil de sécurité que Moscou ne suspendra pas ses opérations, accusant l'Europe de vouloir en profiter pour armer Kyiv : deux calendriers cohabitent, décembre pour le sommet, avant l'hiver pour la fin de la guerre, selon Zelensky.
Seul le Washington Post qualifie Poutine d'« adversaire de longue date ».



