Synthèse Correspondant
Selon les projections, environ 71 % des votants ont dit non à l'initiative « pour la préservation de la neutralité suisse », lancée par l'association Pro Schweiz, proche de l'Union démocratique du centre (UDC), et un sondage publié avant le vote, repris d'après Reuters, donnait 68 % d'opposants contre 31 % de partisans.
Courrier International rapporte que Vladimir Poutine, président russe, a salué l'initiative et que le ministère russe des Affaires étrangères a recommandé de voter oui ; l'hebdomadaire propose ensuite, face à l'étiquette « pro-Poutine » forgée par les adversaires, de laisser Poutine de côté « dans un premier temps », au motif que le président russe finira par être du passé alors qu'une réforme constitutionnelle demeurerait. Kyiv Post, qui signale ce soutien d'après Politico, insiste sur le mécanisme : si le texte passait, la Suisse ne sanctionnerait plus que sur décision du Conseil de sécurité des Nations unies, où Moscou dispose d'un droit de veto.
La Frankfurter Allgemeine ajoute que les sanctions de l'Organisation des Nations unies sont devenues rares en raison des droits de veto russe et chinois au Conseil de sécurité — l'exception prévue par l'initiative n'aurait donc quasiment jamais joué.



