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Mort de Tung Chee-hwa, premier chef de Hong Kong post-1997

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Mort de Tung Chee-hwa, premier chef de Hong Kong post-1997 — L'armateur devenu leader politique de la rétrocession décède à 89 ans, laissant un bilan marqué par des crises majeures et des mesures controversées. Sa tentative d'imposer la loi de sécurité Article 23 en 2003 avait provoqué son départ en 2005.

L'armateur devenu leader politique de la rétrocession décède à 89 ans, laissant un bilan marqué par des crises majeures et des mesures controversées. Sa tentative d'imposer la loi de sécurité Article 23 en 2003 avait provoqué son départ en 2005.

écart 32 · plus contesté que 12 % des sujets publiés · Hong Kong · 10 sources · 7 pays

Synthèse Correspondant

La méthode

Un armateur sans expérience politique, choisi par une poignée de mains avec Jiang Zemin en 1996, meurt à 89 ans — et le monde entier, de New Delhi à Wellington en passant par des sites tenus depuis les États-Unis pour la diaspora chinoise, raconte la même histoire de promesses rognées. C'est peut-être le fait le plus révélateur de tout ce corpus : Wenxuecity, Backchina et Secretchina, qui pourraient avoir des raisons de ménager Pékin ou de le flatter, documentent au contraire avec autant de précision que la BBC ou le Luxembourg le rétrécissement des libertés sous Tung. Aucune de ces versions ne conteste le récit d'un mandat marqué par l'échec de l'article 23, la démission controversée, le fossé entre le discours de 1997 et la réalité de 2003. Un consensus aussi large, sur un sujet aussi politiquement chargé, mérite qu'on s'y arrête : il ne dit pas que Tung était un tyran, il dit qu'il n'y a plus grand monde, même dans les cercles qui pourraient avoir intérêt à le défendre, pour raconter une autre histoire que celle de la promesse brisée. Ce qui frappe davantage encore, c'est la manière dont plusieurs textes construisent leur récit par montage plutôt que par jugement : citer Tung en 1997 promettant que les Hongkongais seraient maîtres de leur destin, puis le citer vingt ans plus tard qualifiant les manifestants de perturbateurs, ou validant une réforme électorale qui exclut l'opposition. Aucune rédaction ne prononce le mot trahison. Elles laissent l'homme se contredire lui-même, à distance suffisante pour que le lecteur fasse le lien tout seul. C'est une nécrologie qui juge sans juger — une politesse du genre journalistique qui, ici, ressemble presque à une esquive collective. Et c'est là que le silence devient aussi instructif que le consensus. Nulle part dans ces textes on ne trouve de colère, de voix dissidente hongkongaise vivante, de réaction de la rue en 2026. On cite les manifestants de 2003, jamais ceux d'aujourd'hui — parce qu'il n'y en a plus à citer sur ce terrain-là, ou parce que la contestation qui définissait Tung s'est éteinte avec lui. Un homme qui n'a jamais emprisonné personne de ses mains meurt célébré par le communiqué officiel comme intègre et dévoué, pendant qu'ailleurs, dans les marges d'un article américain, on rappelle en passant qu'un fils de militant emprisonné existe toujours. Le rapprochement n'est jamais fait à voix haute. Il n'a pas besoin de l'être.

10 sources · 7 pays · 3 blocs
Amérique du Nord1 pays
🇺🇸
NBC News
États-Unis

Première apparition dans CrossNews.

“

Le texte reprend quasi mot pour mot la trame de l'agence associée à la carte indienne — mêmes surnoms, mêmes citations, même scepticisme rapporté sur les raisons de sa démission — ce qui n'est pas un défaut mais un signal en soi : quand deux rédactions distinctes republient la même dépêche sans y ajouter de voix locale, cela dit quelque chose sur la manière dont un événement lointain, même chargé politiquement, se standardise dès qu'il sort de son fuseau horaire.

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Le seul ajout notable ici, presque incongru, est la mention en encart d'un reportage séparé sur le fils d'un militant pro-démocratie emprisonné, Jimmy Lai — un rapprochement éditorial qui n'est pas dans le corps du texte mais dans la mise en page, et qui suffit à réintroduire une tension que l'article lui-même évite soigneusement de commenter. Tung n'a jamais emprisonné personne de ses mains ; c'est le système qu'il a aidé à mettre en place qui aujourd'hui détient encore des figures comme Lai. Placer les deux informations côte à côte, sans un mot pour les relier, est une manière de laisser le lecteur faire le lien que l'article se refuse à faire lui-même.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“Tung Chee-hwa, premier ministre de Hong Kong après la rétrocession, décède à 89 ans”
Résumé de l'article

Tung Chee-hwa, magnat du transport maritime devenu premier chef de l'exécutif de Hong Kong après la rétrocession de 1997, est décédé à 89 ans. Choisi par une élite pro-Pékin et perçu comme loyal envers la direction communiste, il a dû affronter dès ses débuts la crise financière asiatique, la grippe aviaire et le SARS, crises auxquelles il a réagi maladroitement selon les critiques. Malgré des talents reconnus pour le travail acharné, ses maladresses politiques, son inaptitude perçue à gérer les crises sanitaires et économiques, ainsi que sa méfiance envers les médias, ont endommagé son image et généré des surnoms péjoratifs. Son gouvernement a cristallisé l'opposition en 2003 en proposant la loi Article 23 contre la subversion, provoquant une marche de protestation d'un demi-million de personnes contre ce qu'on voyait comme une menace aux libertés civiles.

Article du 8 sept. 2026
Division informative de NBCUniversal (groupe Comcast), chaîne TV et plateforme numérique…
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🇺🇸
Wenxuecity
États-Unis

Première apparition dans CrossNews.

“

Voici le texte qui rend tous les autres résumés du corpus presque squelettiques par comparaison : une biographie fleuve qui remonte jusqu'à la naissance de Tung à Shanghai en 1937, sa date de naissance officielle contestée, l'incendie du paquebot familial en 1972, la vente de sa fortune maritime en 2017.

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Ce luxe de détail permet une chose qu'aucune autre source ici ne fait : citer texto une ancienne conseillère politique hongkongaise expliquant que Tung s'agaçait de ceux qui exprimaient un avis contraire et finissait par éviter ses opposants — un jugement dur, mais placé dans la bouche d'une tierce personne, jamais assumé par la rédaction elle-même. L'article documente aussi, avec une précision que je ne retrouve nulle part ailleurs dans ce corpus, sa disparition progressive après 2021 : chute au Grand Palais du Peuple, chirurgie cardiaque, absences répétées aux cérémonies de rétrocession, jusqu'à son retrait discret de la liste des dirigeants nationaux en 2023. Cette accumulation de détails cliniques sur le déclin physique d'un homme jadis présenté comme le pont entre Pékin et l'Occident donne à la nécrologie une gravité presque intime, loin du format sec des dépêches occidentales. Le texte se referme sur le communiqué officiel — droit et intègre, dévoué à la nation — sans un mot de recul critique, laissant le lecteur seul face au contraste entre cette formule et les huit cents lignes qui la précèdent.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“董建华逝世:从船王富二代到香港首任特首 | 文学城”
Résumé de l'article

Tung Chee-hwa, premier chef de l'exécutif de Hong Kong après 1997 et figure incarnant la transition sino-britannique, est décédé à 89 ans. Son mandat s'est caractérisé par le renforcement des lois de sécurité, la limitation des libertés publiques (suppression de libertés héritées du régime britannique) et des initiatives économiques ambitieuses comme le plan de construction de 85 000 logements, avant une démission prématurée due à une épidémie et à l'échec d'une loi de sécurité nationale.

Article du 8 sept. 2026
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🇺🇸
Backchina
États-Unis

Première apparition dans CrossNews.

“

Même matière première que la précédente — même reprise, presque mot pour mot, d'un article de BBC Chinese — mais avec des détails qui varient légèrement d'une version à l'autre. Le texte conserve la même charpente biographique exhaustive, les mêmes citations de l'ancienne législatrice hongkongaise sur son tempérament autoritaire face à la contestation, la même formule officielle finale sur l'homme intègre et dévoué.

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Ce qui distingue ce texte, c'est sa mention explicite de la cérémonie d'inauguration du bureau de sécurité nationale de Pékin à Hong Kong en 2020, avec Tung présent — un jalon que je ne vois pas détaillé ailleurs dans ce corpus avec cette précision d'image et de date. Le site précise lui-même server depuis les États-Unis, à destination d'un lectorat chinois de la diaspora : un choix qui explique peut-être pourquoi la reprise integrale d'un contenu de BBC Chinese, plutôt que sa réécriture, ne pose visiblement aucun problème éditorial ici — la fonction du média est de faire circuler l'information vers une communauté, pas de la retravailler.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“董建华逝世:从船王富二代到香港首任特首 - 港澳特区 - 倍可亲”
Résumé de l'article

Tung Chee-hwa, premier chef de l'exécutif de Hong Kong après la rétrocession de 1997, est décédé le 8 septembre à 89 ans. Son arrivée au pouvoir s'est immédiatement accompagnée de restrictions aux libertés publiques — abrogation de réformes démocratiques, restauration de lois controversées — qui ont provoqué une chute de sa popularité et des critiques de la part des démocrates hongkongais et de l'ancien gouverneur britannique.

Article du 9 sept. 2026
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🇺🇸
Secretchina
États-Unis

Première apparition dans CrossNews.

“

Ce texte a une manie que ses homologues occidentaux n'ont pas : il nomme et date chaque échec avec une précision presque comptable — le logement, l'éducation, le SRAS, l'article 23, chacun cité comme une rubrique séparée d'un bilan qu'on dirait sorti d'un rapport d'audit plutôt que d'une nécrologie. Le chiffre de la manifestation de 2003 y est fixé à environ cinq cent mille personnes, cohérent avec ce que documentent les autres sources occidentales du corpus, preuve que ce point au moins ne varie pas selon la géographie du lecteur.

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Ce qui frappe davantage, c'est l'absence presque totale de citations directes de Tung lui-même — contrairement au texte de Wenxuecity qui multiplie les propos rapportés, celui-ci reste à distance, décrivant plutôt qu'en donnant la parole. Le site se présente sans détour comme un média de la diaspora chinoise critique du pouvoir en place, et cette identité affleure discrètement dans le choix des mots : la formule démocrates et une partie des organisations civiles craignaient sur l'article 23 traite l'inquiétude comme un fait social documenté, pas comme une opinion à mettre entre guillemets. La nécrologie se termine sèchement sur sa démission de 2005, sans un mot sur les vingt années suivantes — un choix qui, par omission, referme le récit sur l'échec plutôt que sur la suite honorifique pékinoise que d'autres sources choisissent de raconter.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“香港首任特首董建华去世 曾推23条立法引50万人示威(图) 基本法 | 八萬五 | SARS | 时政聚焦 || 看中国网”
Résumé de l'article

Tung Chee-hwa, premier chef de l'exécutif de Hong Kong après la rétrocession en 1997, est décédé le 8 septembre à 89 ans. Face à l'accumulation de ces controverses, Tung annonça sa démission en mars 2005 pour raisons de santé, laissant un bilan politique profondément contesté.

Article du 9 sept. 2026
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Europe2 pays
🇬🇧
BBC News
Royaume-Uni

Première apparition dans CrossNews.

“

La densité de cet article tranche immédiatement avec tout le reste du corpus : ici, on ne résume pas une vie, on la reconstitue sur plusieurs générations, du grand-père armateur jusqu'aux obsèques de 2026, en passant par l'incendie du paquebot familial en 1972 ou la date de naissance officiellement changée pour coïncider avec l'anniversaire de l'incident du pont Marco Polo.

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Ce genre de détail, invérifiable ailleurs dans les versions réunies ici, donne à l'article une texture presque romanesque que les dépêches occidentales, plus resserrées sur le mandat politique, n'ont pas le espace de restituer. Mais la vraie trouvaille de ce texte, c'est la citation de l'ancien gouverneur Chris Patten, sobre et cinglante à la fois : le vrai défi de Tung serait de prouver aux Hongkongais qu'il les représentait face à Pékin, et non l'inverse. Vingt-neuf ans plus tard, la question posée par Patten reste ouverte, et l'article la laisse ouverte aussi — il rapporte les hommages officiels de Pékin et des anciens chefs de l'exécutif sans jamais les commenter, juste après avoir détaillé, chiffres à l'appui, comment les libertés promises ont été rognées dès les premiers mois du mandat.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“董建华逝世:从船王富二代、香港首任特首到中国国家领导人 - BBC News 中文”
Résumé de l'article

Tung Chee-hwa, premier chef exécutif de Hong Kong après la rétrocession en 1997 et vice-président de la Conférence consultative politique du peuple chinois, est décédé à 89 ans à Hong Kong le 8 septembre. Fils d'un magnat du transport maritime, il a quitté ses fonctions d'armateur pour assumer le rôle politique après avoir été « désigné » par le leader communiste Jiang Zemin lors d'une poignée de main en 1996, symbole de l'implication directe de Pékin dans sa sélection. Les autorités chinoises et les anciens dirigeants de Hong Kong ont rendu hommage à ses contributions à la transition du « un pays, deux systèmes ».

Article du 8 sept. 2026
Média public · Royaume-Uni — Audiovisuel public britannique financé par la redevance…
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🇱🇺
Today
Luxembourg

Première apparition dans CrossNews.

“

L'entrée en matière ici tient en une formule d'agence chinoise reprise presque telle quelle — un contributeur exceptionnel au 'un pays, deux systèmes' — juxtaposée sans transition à la mention d'un mandat chaotique. Cette collision entre le vocabulaire officiel et le bilan factuel, posée dès les premières lignes, fait le travail que d'autres articles réservent à leur conclusion.

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On apprend aussi un détail biographique qui change la couleur du portrait : Tung citait Deng Xiaoping, Lee Kuan Yew et Margaret Thatcher comme ses héros politiques, un trio qui dit à lui seul la tension entre autorité, pragmatisme économique et attachement paradoxal à des symboles britanniques — la coupe en brosse grise et le soutien à Liverpool FC ne sont pas des anecdotes gratuites, elles situent un homme resté culturellement métis jusqu'au bout. L'article rappelle aussi, sans s'y attarder, que l'article 23 qu'il avait dû abandonner sous la pression de la rue a fini par être adopté vingt ans plus tard — un bouclage temporel que peu d'autres sources formulent avec cette netteté chronologique.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“Le premier chef de gouvernement de Hong Kong après la rétrocession, Tung Chee-hwa, décède à 89 ans - RTL Today”
Résumé de l'article

Tung Chee-hwa, premier chef de l'exécutif de Hong Kong après la rétrocession à la Chine en 1997, est décédé à 89 ans. Désigné par Beijing et fondateur d'une dynastie maritime, il a dirigé la ville pendant huit ans marqués par la crise financière asiatique, l'épidémie de SARS et des manifestations massives, avant de démissionner en 2005 face aux protestations. Pékin le présente comme un « patriote éminent » et un contributeur au modèle « un pays, deux systèmes », tandis que les autorités hongkongaises saluent son rôle « visionnaire », mais son mandat reste associé à des crises majeures et à un mécontentement populaire croissant.

Article du 9 sept. 2026
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Asie4 pays
🇦🇺
Illawarramercury
Australie

Première apparition dans CrossNews.

“

L'article s'ouvre sur la citation la plus généreuse de tout le corpus lu ici : nous, le peuple de Hong Kong, serons maîtres de notre propre destin, prononcée par Tung le jour même de la rétrocession. C'est un choix éditorial fort — encadrer un nécrologue par les mots d'espoir de 1997 plutôt que par le bilan de 2005.

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Mais la construction qui suit retourne cette ouverture contre elle-même : chaque paragraphe qui avance dans le temps referme un peu plus la promesse initiale, jusqu'à cette phrase presque clinique, son mandat a aussi montré les limites de ce principe. Le choix de citer la toute dernière interview de Tung, en 2021, où il soutient une réforme électorale qui exclut l'opposition démocrate des futures élections, est le vrai coup de maître silencieux de la pièce : la boucle se ferme, le jeune homme de 1997 qui promettait la démocratie meurt en ayant validé son verrouillage. Aucun commentaire moral n'accompagne ce montage — les mots de Tung, mis côte à côte à vingt-quatre ans d'écart, suffisent à raconter toute l'histoire. C'est une nécrologie qui juge sans jamais prononcer de jugement.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“Tung Chee-hwa, le premier dirigeant de Hong Kong sous le contrôle chinois, décédé à 89 ans | Illawarra Mercury | Wollongong, Nouvelle-Galles du Sud”
Résumé de l'article

Tung Chee-hwa, premier chef exécutif de Hong Kong après son retour à la Chine en 1997, est décédé à 89 ans. Il avait promis lors de son investiture que les Hong-kongais seraient maîtres de leur destin et que le système économique libre serait préservé. Ancien magnat du transport maritime, Tung a incarné les tensions inhérentes au principe « un pays, deux systèmes » censé garantir l'autonomie de Hong Kong sous gouvernance chinoise.

Article du 8 sept. 2026
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🇮🇳
The Hindu
Inde

Première apparition dans CrossNews.

“

Ce basculement lexical, documenté noir sur blanc, résume mieux qu'un éditorial l'érosion d'une popularité — on passe de l'admiration pour l'effort à la moquerie pour l'incompétence perçue, sans qu'aucun jugement extérieur n'ait besoin d'être ajouté. L'article va jusqu'au bout de sa démarche factuelle en citant la phrase de démission de Tung lui-même — si je continue, je ne pourrai pas gérer — puis en notant aussitôt que beaucoup doutaient de cette explication sanitaire, aucun problème de santé n'étant apparu dans les mois précédents.

›Lire le cadrage

C'est une forme de scepticisme journalistique feutré : on rapporte le soupçon sans l'endosser. La dernière ligne, sur la disparition de Tung des événements publics après 2020 quand les grandes manifestations qui défiaient jadis son autorité se sont elles-mêmes évaporées, referme la boucle sans commentaire — mais le parallèle entre l'effacement de l'homme et celui de la contestation qu'il avait affrontée est difficile à lire comme une coïncidence.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“Tung Chee-hwa, le premier chef de Hong Kong à l'ère post-coloniale, décède à l'âge de 89 ans - The Hindu”
Résumé de l'article

Tung Chee-hwa, premier leader de Hong Kong après le retour à la Chine en 1997, est décédé à 89 ans le 8 septembre 2026. Armateur sans expérience politique, choisi par une élite pro-Pékin et soutenu par les banques d'État chinoises qui avaient renfloué sa compagnie maritime, il a affronté dès ses débuts la crise financière asiatique et l'épidémie de grippe aviaire, crises gérées maladroitement qui ont endommagé son image malgré une réputation de grand travailleur. Bien que réélu sans opposition en 2002, Tung a continué à faire face à des critiques pour sa réponse au SARS en 2003, sa tentative de légaliser une loi anti-subversion rejetée par un demi-million de manifestants, et son alignement sur Pékin contre les demandes des Hong-kongais pour des élections directes, ce qui illustre la tension inhérente à la formule « un pays, deux systèmes ».

Article du 9 sept. 2026
Indépendant · Inde — Grand quotidien indien fondé en 1878, basé à Chennai.
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🇯🇵
Kyodonews
Japon

Première apparition dans CrossNews.

“

Cinq phrases, aucune photo, pas une citation : c'est la dépêche la plus sèche du corpus, et c'est justement ce dénuement qui parle. Pas de mention de l'article 23 dans le détail, pas de manifestation chiffrée, pas de crise financière — juste « opposition populaire », un euphémisme qui pourrait recouvrir dix personnes ou cinq cent mille.

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La seule précision physique concrète de tout le texte, c'est sa chirurgie cardiaque de 2021 et sa dernière apparition publique en juillet de la même année — deux dates de santé, aucune date de politique. Le choix de mentionner sa vice-présidence à la Conférence consultative politique chinoise sans expliquer ce qu'est cette instance en dit long sur le public visé : on suppose que le lecteur sait déjà ce que ce titre signifie, ou qu'il n'a pas besoin de le savoir. Une brève d'agence peut se permettre ce laconisme parce qu'elle sert de matière première à d'autres rédactions plus loquaces ; ici, elle finit par ressembler à un fait divers administratif plutôt qu'à la clôture d'une trajectoire qui a redessiné le statut politique de sept millions de personnes.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“Tung Chee-hwa, premier chef de l'exécutif de Hong Kong après la rétrocession de 1997, est mort à 89 ans”
Résumé de l'article

Tung Chee-hwa, premier chef exécutif de Hong Kong après son retour à la Chine en 1997, est décédé mardi à 89 ans à l'hôpital. Il avait démissionné en 2005 lors de son second mandat face à l'opposition populaire à une législation de sécurité nationale. Politicien pro-Pékin de longue date, il a ensuite occupé le poste de vice-président de la Conférence consultatif politique du peuple chinois, un organe consultatif politique majeur.

Article du 8 sept. 2026
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🇳🇿
RNZ
Nouvelle-Zélande

Première apparition dans CrossNews.

“

Ouvrir sur la citation de 1997 — nous serons maîtres de notre propre destin — puis refermer vingt lignes plus loin sur celle de 2019 où Tung qualifie les manifestants de perturbateurs anti-Chine est le geste le plus fort de tout le corpus : c'est une source qui construit sciemment un effet de miroir entre les promesses inaugurales et le vocabulaire de fin de carrière. Peu d'articles lus ici vont jusqu'à citer l'homme critiquant lui-même le mouvement qu'il avait pourtant salué comme une aspiration légitime à ses débuts.

›Lire le cadrage

L'article ajoute aussi un fil que les autres laissent filer : les liens de Tung avec deux présidents Bush, sa présence aux côtés de Xi Jinping lors de voyages officiels aux États-Unis, puis la chute de crédibilité de sa fondation d'échanges sino-américains, épinglée par une commission du Congrès pour ses opérations d'influence. Ce luxe de détails géopolitiques, entre Washington et Pékin, contraste avec la sobriété contextuelle annoncée pour ce média — ici, pas d'alarmisme, mais une reconstitution presque méthodique de la trajectoire d'un homme qui a fini par incarner, mot après mot, l'écart entre ce que Hong Kong s'était vu promettre et ce qu'elle a obtenu.

Le correspondant
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Titre original (traduit)
“Tung Chee-hwa, premier chef de Hong Kong sous la souveraineté chinoise, est décédé à 89 ans”
Résumé de l'article

Tung Chee-hwa, premier chef de l'exécutif de Hong Kong après la rétrocession britannique en 1997, est décédé mardi à 89 ans. Ancien magnat du transport maritime sans expérience politique préalable, il avait promis de préserver l'autonomie de Hong Kong selon le principe « un pays, deux systèmes », mais sa tentative d'imposer la loi de sécurité Article 23 en 2003 — couvrant des infractions comme la trahison et la sédition — a déclenché une manifestation de 500 000 personnes et révélé les limites de ce modèle face à la volonté croissante de Pékin de contrôler le territoire. Après le retrait de ce projet, les tensions entre les démocrates et Pékin se sont intensifiées, aboutissant aux mouvements pro-démocratie de 2014 et 2019 ; l'Article 23 a finalement été approuvé en mars 2024.

Article du 8 sept. 2026
Média public · Nouvelle-Zélande
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