Mesure l'écart entre les couvertures d'un même sujet, sur quatre axes de 25 points : cadrage narratif, sélection des faits, vocabulaire, implications. Plus le score est élevé, plus les récits s'éloignent les uns des autres.
Continuité du conflit au Moyen-Orient
Après des frappes aériennes massives, des attaques à drones et des menaces de destruction d'infrastructures pétrolières, la région entre dans une phase critique de confrontation directe.
✦ Résumés et analyses générés par IA · méthode : non tracée (avant août 2026) · sources originales liées sur chaque carte · méthodologie
Il y a quelque chose de révélateur dans le fait que douze sources mondiales couvrant la même guerre ne s'accordent pas sur ce qu'elle est en train de prouver. Pas sur les faits — ils convergent remarquablement — mais sur la question qui se cache derrière chaque article sans jamais être posée frontalement : peut-on gagner une guerre contre un adversaire dont la doctrine consiste précisément à rendre la victoire de l'autre insoutenable avant d'être détruit ? NBC News l'a effleuré en documentant la résilience des drones iraniens après 90% de destruction déclarée. Le Times of Israel l'a contourné en comptant les tonnes d'aluminium perdues. Yonhap l'a daté en posant le 6 avril comme échéance. Aucun ne l'a nommé. Ce silence collectif n'est pas de la mauvaise foi — c'est la limite naturelle de chaque cadre national : Washington ne peut pas admettre que détruire ne suffit pas, Tel-Aviv ne peut pas admettre que la vulnérabilité économique occidentale valide la stratégie de Téhéran, et Téhéran ne peut pas admettre qu'il joue sa survie sur le dos de ses propres civils — ce que l'enquête d'Iran International, seule contre tous, a eu le mérite de documenter avec des coordonnées géographiques et une chronologie, au lieu de le noyer dans la rhétorique. Ce que la couverture mondiale révèle en creux, c'est une guerre dont personne ne contrôle le tempo de sortie. El País l'a dit historiquement : cinquante ans de traumatismes structurels ne se dénouent pas parce que le Brent dépasse 109 dollars. Egypt Independent l'a dit diplomatiquement : le vrai obstacle n'est pas militaire, c'est la « flexibilité politique » — cette capacité de chaque dirigeant à rentrer chez lui avec quelque chose qui ressemble à une victoire devant ses propres soutiens. TRT World l'a dit tactiquement : un conflit qui se propage par cellules dormantes dans les pays du Golfe ne se mesure pas à la dégradation des capacités statiques. Ce que personne n'a dit, c'est peut-être ce que Singapour et Séoul ont vu sans le formuler : quand les ports déroutent, que les porte-conteneurs chinois testent discrètement le détroit, que l'aluminium du Golfe ne livre plus, la guerre a déjà changé de nature.
Iran International documente quelque chose de précis et de vérifiable : sur dix jours en mars 2026, des forces militaires iraniennes ont utilisé au moins 70 sites civils — dont 34 écoles réparties dans 17 provinces — pour déployer du personnel et du matériel. Ce n'est pas une allégation vague, c'est une enquête avec géographie et chronologie. Ce qui mérite attention, c'est que ce média est alarmiste dans 43% de ses couvertures — et ici il adopte un registre critique, plus chirurgical, presque juridique. Le cadrage convoque le droit international humanitaire avec précision : un expert est cité pour expliquer que l'usage militaire d'un site civil peut annuler son statut protégé, tout en rappelant que les principes de distinction et de proportionnalité restent applicables. Cette nuance est réelle, pas rhétorique — elle empêche de lire l'article comme un simple réquisitoire. Ce que le texte ne fait pas, en revanche, c'est croiser ce dossier avec les débats parallèles sur la protection des infrastructures critiques que d'autres sources abordent sous l'angle normatif : la militarisation des civils et la menace pesant sur leurs infrastructures relèvent du même cadre juridique, mais Iran International les traite comme une accusation plutôt que comme un problème de droit partagé. Le choix de l'isolement accusatoire plutôt que du cadre normatif n'invalide pas les faits — il dit quelque chose sur l'intention éditoriale.
Titre original (traduit)
“L'armée iranienne utilise des écoles et des sites civils pendant la guerre américano-israélienne”
Résumé de l'article
Selon une enquête d'Iran International, les forces militaires iraniennes ont déployé personnel, armes et équipements dans au moins 70 sites civils pendant les frappes aériennes, dont 34 écoles primaires ou secondaires réparties dans 17 provinces, ainsi que des hôpitaux, stades, universités et mosquées. Cette pratique documentée sur 10 jours en mars 2026 contrevient au droit international humanitaire en exposant les civils aux risques de combat et en dégradant les services publics protégés. Selon un expert régional en sécurité, l'utilisation militaire de sites civils peut annuler leur statut protégé et les transformer en cibles militaires légales, bien que les règles de distinction et de proportionnalité restent applicables.
Quatre semaines de bombardements américano-israéliens, 70 à 90% des capacités de missiles et drones déclarées détruites — et l'Iran tire encore des dizaines de missiles par jour sur des cibles militaires, pétrolières et civiles régionales, tout en maintenant la fermeture du détroit d'Ormuz. NBC News pose ce paradoxe sans le forcer, et c'est là que l'article devient utile. Les experts militaires cités expliquent pourquoi : le programme de drones iranien ne repose pas sur de grandes installations industrielles. On ne détruit pas une capacité distribuée comme on détruit une usine centrale — on peut pulvériser 90% de l'infrastructure statique et laisser intacte l'essentiel de la capacité opérationnelle. C'est une leçon que la guerre en Ukraine a déjà enseignée avec les dépôts de munitions et les réseaux de drones Shahed : la métrique de destruction n'est pas la métrique d'efficacité. NBC News, média plutôt domestique dans ses intérêts, s'aventure ici sur un terrain stratégique et militaire qui n'est pas son registre habituel — et il s'en tire avec une honnêteté intellectuelle que des sources plus spécialisées auraient peut-être sacrifiée à la cohérence narrative de leur camp. Mesurer une guerre à ce qu'on a détruit plutôt qu'à ce que l'adversaire peut encore faire, c'est se raconter une histoire.
Titre original (traduit)
“Ce que nous savons sur les capacités militaires de l'Iran en suivant les attaques aux drones et aux missiles”
Résumé de l'article
Après quatre semaines de bombardements aériens massifs américano-israéliens, l'Iran maintient une capacité offensive quotidienne de dizaines de missiles balistiques et de drones contre des cibles militaires, pétrolières et civiles régionales, ayant fermé le détroit d'Ormuz stratégique et déstabilisé l'économie mondiale. Les États-Unis et Israël affirment avoir dégradé 70 à 90% des capacités de missiles et drones iraniens, mais les experts militaires reconnaissent que l'élimination complète du programme de drones reste complexe puisqu'il ne nécessite pas de grandes installations industrielles. Le conflit a tué plus de 1900 civils selon Téhéran, tandis que la campagne aérienne poursuit l'objectif de paralyser définitivement la puissance de frappe iranienne régionale.
Les deux plus grandes raffineries d'aluminium du Moyen-Orient frappées en un week-end : Al Taweelah aux Émirats, 1,5 million de tonnes par an, et Aluminium Bahreïn, 1,6 million de tonnes. Le Times of Israel documente là un glissement stratégique qui mérite d'être pris au sérieux. Ce n'est plus la même logique que fermer le détroit d'Ormuz — bloquer une route commerciale, c'est créer une perturbation réversible. Détruire une capacité productive, c'est infliger une perte structurelle qui se compte en années de reconstruction. L'aluminium n'est pas un métal anodin dans ce contexte : il entre dans la fabrication d'équipements militaires, d'avions, de systèmes d'armes — et les États-Unis, qui en importent massivement depuis la région, n'ont pas de production domestique suffisante pour absorber ce choc. Ce que le cadrage israélien fait ici, consciemment ou non, c'est transformer un conflit régional en argument pour l'interdépendance industrielle américaine : regardez ce que vous perdez si ça continue. L'alarmisme du Times of Israel trouve dans ces chiffres de production un ancrage concret, et c'est plus convaincant que les formules habituelles sur la menace existentielle.
Titre original (traduit)
“L'Iran crée une brèche dans la chaîne d'approvisionnement américaine en aluminium avec des frappes sur les fonderies du Golfe”
Résumé de l'article
L'Iran a frappé ce week-end les deux plus grandes raffineries d'aluminium du Moyen-Orient : le site Al Taweelah aux Émirats arabes unis (1,5 million de tonnes/an) et l'usine d'Aluminium Bahreïn (1,6 million de tonnes/an), infligeant des dégâts importants. Ces attaques ciblent des fournisseurs stratégiques majeurs des États-Unis, qui ne produisent pas suffisamment d'aluminium domestiquement et dépendent fortement des importations régionales. Au-delà des fermetures de routes commerciales via le détroit d'Hormuz, l'Iran frappe directement l'infrastructure productive elle-même, escaladant la confrontation économique.
France Info, média factuel dans 45% de ses couvertures selon sa ligne habituelle, adopte ici un ton alarmiste — et les éléments qu'il rapporte justifient le changement de registre. Le Pentagone aurait déployé 3 500 militaires au Moyen-Orient avec 10 000 supplémentaires attendus, incluant des éléments d'assaut amphibie. Trump menace sur les réseaux sociaux de détruire les centrales électriques, les puits de pétrole et l'île de Kharg si les négociations n'avancent pas. France Info interprète cette accumulation comme le signal avant-coureur d'une intervention terrestre imminente — non comme un bluff diplomatique. Ce choix interprétatif est le cœur du commentaire éditorial : d'autres sources voient dans les mêmes préparatifs une posture de pression, France Info y voit une décision en cours de finalisation. La mention de raids ciblés plutôt qu'une invasion massive tempère légèrement le tableau, mais reste noyée dans une accumulation de faits présentés comme convergents. L'île de Kharg, terminal par lequel transite environ 90% des exportations pétrolières iraniennes, n'est pas un objectif symbolique — c'est la jugulaire économique du régime. Nommer Kharg sans expliquer ce que sa destruction impliquerait pour les marchés mondiaux, c'est alarmer sans contextualiser.
Titre original
“Sécuriser les rives du détroit d'Ormuz, prendre l'île de Kharg… Quels sont les scénarios d'une éventuelle opération terrestre américaine sur le sol iranien ?”
Résumé de l'article
Le Pentagone prépare depuis plusieurs semaines une opération terrestre en Iran, avec 3 500 militaires déjà déployés au Moyen-Orient et au moins 10 000 autres attendus prochainement, équipés d'éléments d'assaut amphibie. Donald Trump, sans confirmer de décision officielle, menace sur les réseaux sociaux de détruire les centrales électriques, les puits de pétrole et l'île de Kharg iranienne si les négociations n'aboutissent pas rapidement. Les États-Unis privilégieraient des raids ciblés plutôt qu'une invasion massive du territoire iranien, selon les préparatifs militaires observés.
Un mois de guerre, des capacités militaires iraniennes sévèrement dégradées, un régime toujours en place, et des deux côtés l'incapacité à dire stop sans perdre la face domestiquement. Egypt Independent pose la situation avec une retenue que son ton prudent — inhabituel pour lui, qui est alarmiste dans 31% des cas — transforme en argument implicite : si même ce média ne crie pas, c'est que la situation est peut-être plus compliquée qu'une simple escalade. L'article identifie la vraie contrainte : pas la puissance militaire, mais la "flexibilité politique" — terme remarquable, presque euphémique, pour dire que personne ne peut rentrer chez soi avec moins que ce qu'il a promis à ses propres soutiens. Trump a annoncé 15 conditions ; l'Iran les dément en public tout en négociant en privé selon Washington. Le Pakistan tente une médiation multilatérale pour construire une sortie honorable que chacun pourrait vendre comme une victoire. Depuis Le Caire, l'Égypte regarde ce conflit avec la conscience aiguë de ce que le détroit d'Ormuz fermé fait aux prix mondiaux — elle dépend du canal de Suez, autre artère vitale des flux commerciaux. La prudence éditoriale d'Egypt Independent n'est jamais neutre : elle dit que la région a besoin d'une issue, pas d'un vainqueur.
Titre original (traduit)
“La guerre de Trump contre l'Iran est à un carrefour décisif”
Résumé de l'article
Un mois après le début du conflit, la guerre de Trump contre l'Iran atteint un carrefour critique : les États-Unis et Israël ont gravement endommagé les capacités militaires iraniennes, mais n'ont pas éliminé le régime. Trump affirme que Téhéran a accepté la plupart de ses 15 conditions et que des pourparlers ont lieu, bien que l'Iran dément les contacts directs. Le Pakistan lance une médiation multilatérale pour trouver une sortie de crise, face au risque d'une escalade déployant des troupes terrestres américaines et d'une crise économique mondiale, tandis que les coûts élevés des deux côtés offrent une faible lueur d'espoir pour contenir le conflit.
El País remonte à 1979 — la Révolution islamique, l'assaut de l'ambassade américaine à Téhéran, l'opération Eagle Claw ratée en 1980 — pour expliquer pourquoi chaque round de négociation actuelle se joue dans un champ de mines émotionnel. Ce n'est pas un détour historique décoratif : Eagle Claw, c'est huit soldats américains morts dans le désert iranien lors d'une opération de sauvetage avortée, une humiliation militaire qui a marqué la fin de la présidence Carter et s'est gravée dans la mémoire institutionnelle du Pentagone. El País, qui est alarmiste dans 31% de ses couvertures et choisit ici un registre contextuel, fait un pari éditorial risqué : ralentir le tempo de la couverture pour installer la profondeur historique dans un moment où tout le monde court après les dernières frappes. Ce que le texte dit en creux, c'est que la méfiance entre Washington et Téhéran n'est pas un accident diplomatique, c'est une structure — et les structures ne se dénouent pas avec une pause de dix jours ou une médiation pakistanaise. Cinquante ans de traumatismes non résorbés ne disparaissent pas parce que les coûts économiques deviennent insupportables. Ce que l'histoire a soudé, les marchés seuls ne peuvent pas le défaire.
Titre original (traduit)
“L'Iran et les États-Unis, une longue histoire de fausses négociations de paix”
Résumé de l'article
El País retrace l'historique de méfiance pathologique entre les États-Unis et l'Iran, enraciné dans la Révolution islamique de 1979 et l'assaut de l'ambassade américaine qui a suivi. L'article souligne comment les promesses brisées et les interventions militaires passées — dont l'opération Eagle Claw ratée en 1980 — ont transformé la diplomatie en champ de mines, alimentant une spirale de représailles mutuelles. Le contexte de tensions actuelles révèle que cinquante ans de griefs accumulés rendent les négociations de paix actuelles hautement fragiles, chaque côté projetant sur l'autre une défiance ancrée dans des traumatismes historiques non résorbés.
SBS News couvre ici un sujet inhabituellement éloigné de ses terrains de prédilection — et ça se voit dans la façon dont la source empile les éléments sans vraiment les hiérarchiser : missiles iraniens, drones yéménites, 82e division aéroportée, frappes sur Beyrouth, tout arrive au même niveau d'intensité. Ce que le résumé capte bien, en revanche, c'est la structure de l'impasse : Trump menace les infrastructures énergétiques iraniennes, Téhéran rejette les propositions comme "irréalistes", et les deux camps continuent de frapper. Ce mot, "irréalistes", mérite qu'on s'y arrête — ce n'est pas un refus de négocier, c'est un refus des termes, ce qui est une posture diplomatique très différente et qui laisse techniquement une porte entrouverte. La mention de la 82e division aéroportée est l'un des rares détails concrets sur la composition des forces déployées : cette unité est historiquement associée aux interventions rapides, pas aux occupations longues, ce qui dit quelque chose sur la doctrine envisagée. SBS voit ce conflit à travers le prisme de l'Australie — un pays dont les échanges commerciaux avec la région sont réels mais secondaires, d'où peut-être ce regard panoramique qui accumule les signaux sans vraiment trancher. L'alarmisme du ton n'est pas une posture, c'est la conséquence naturelle d'une couverture qui additionne les crises sans disposer d'un cadre analytique ancré dans la région. Quand tout est présenté comme également urgent, rien n'est vraiment compris.
Titre original (traduit)
“L'Iran déclare que les propositions de paix américaines sont « irréalistes » alors que Trump menace d'« anéantir » une île pétrolière”
Résumé de l'article
Le président Trump menace de détruire les installations énergétiques iraniennes si l'Iran ne rouvre pas immédiatement le Détroit d'Ormuz, tandis que l'Iran rejette les propositions de paix américaines comme « irréalistes » après avoir lancé des vagues de missiles contre Israël. Les tensions s'intensifient avec des frappes aériennes israéliennes sur Téhéran et Beyrouth, l'interception de drones yéménites et de missiles iraniens, et le déploiement de milliers de soldats américains de la 82e division aéroportée au Moyen-Orient pour renforcer les options militaires américaines.
Yonhap fait quelque chose de précis que les autres sources évitent : elle donne une date. Le 6 avril comme échéance de la pause américaine sur les infrastructures énergétiques iraniennes transforme ce qui pourrait ressembler à un bluff en ultimatum calendé, avec tout ce que ça implique comme pression diplomatique quantifiable. Séoul suit ce conflit avec une acuité particulière — la Corée du Sud importe massivement du pétrole du Golfe, et ses routes d'approvisionnement passent exactement par le détroit qu'Iran contrôle en ce moment. Ce prisme économique explique pourquoi Yonhap glisse la mention des prix du pétrole et de l'inflation dans le même paragraphe que les menaces contre Kharg : pour un lecteur sud-coréen, ce ne sont pas deux histoires parallèles, c'est la même. Ce qui trouble, c'est la cohabitation sans friction dans ce résumé entre « anéantir complètement » et « grands progrès dans les négociations » — deux affirmations de Trump traitées avec le même sérieux factuel, sans que la tension entre elles soit jamais soulignée. C'est une couverture qui documente scrupuleusement ce que Trump dit, sans vraiment s'interroger sur ce que ça veut dire — peut-être parce que Séoul a appris depuis longtemps à lire Washington à travers les actes, pas les déclarations. La date du 6 avril reste la vraie information : dans une guerre de signaux, quelqu'un qui se donne une échéance publique se coupe lui-même les issues de retraite faciles.
Titre original (traduit)
“(4e mise à jour) Trump menace d'« anéantir » l'île de Kharg et les centrales électriques de l'Iran si un accord n'est pas conclu « rapidement »”
Résumé de l'article
Donald Trump menace de « complètement anéantir » l'île de Kharg, les centrales électriques et les puits de pétrole iraniens si un accord de paix n'est pas conclu « rapidement ». Il justifie ces menaces de frappes comme représailles pour les pertes américaines sous l'ancien régime iranien, tout en affirmant que de « grands progrès » ont été réalisés dans les négociations. Trump a prolongé une pause de dix jours sur les opérations militaires américaines contre les infrastructures énergétiques iraniennes jusqu'au 6 avril pour laisser du temps aux négociations. Ces menaces interviennent dans un contexte d'escalade croissante et de craintes d'une guerre prolongée affectant les prix du pétrole et l'inflation, enjeux critiques avant les élections américaines de novembre.
TRT World est le seul à mentionner le passage de deux porte-conteneurs chinois dans le détroit d'Ormuz — et à le lire comme un "signal d'une possible reprise du trafic maritime". C'est un détail qui, dans un autre contexte, passerait inaperçu, mais ici il dit beaucoup : si des navires chinois transitent à nouveau, c'est soit que l'Iran a discrètement ouvert un couloir pour un partenaire stratégique, soit que la fermeture elle-même était moins totale qu'annoncée. La Turquie a une position géopolitique singulière dans ce conflit — membre de l'OTAN mais entretenant des relations économiques significatives avec Téhéran, Ankara lit cette crise avec deux lorgnettes simultanément. Ce double regard se retrouve dans la structure du résumé : TRT équilibre scrupuleusement les menaces américaines sur les infrastructures iraniennes et les ripostes de Téhéran, sans jamais désigner un agresseur. La mention de Bahreïn arrêtant une cellule liée au Hezbollah est glissée en fin d'article — presque en note de bas de page — alors qu'elle illustre exactement comment le conflit se diffuse dans le tissu civil des monarchies du Golfe. TRT voit la guerre en réseau, pas en ligne droite, et c'est peut-être l'angle le plus utile pour comprendre pourquoi les frappes ciblées ne suffisent pas à contenir l'incendie. Un conflit qui se propage par cellules dormantes ne se gagne pas à coups de statistiques de dégradation des capacités.
Titre original (traduit)
“TRT World - Blog en direct - Guerre américano-israélienne contre l'Iran (28 février 2026)”
Résumé de l'article
Au cœur d'une confrontation directe entre Israël et l'Iran, le conflit s'intensifie : Israël rapporte 232 blessés en 24 heures et quatre soldats tués au Liban face à Hezbollah, tandis que Trump menace de frapper les infrastructures énergétiques et de désalinisation iraniennes. L'Iran dément toute négociation directe avec les États-Unis, les contacts se limitant à des messages via médiateurs. La tension s'étend aux corridors commerciaux vitaux : deux porte-conteneurs chinois ont réussi un second passage du détroit d'Ormuz, signal d'une possible reprise du trafic maritime, tandis que Bahreïn arrête trois personnes accusées de former une cellule terroriste liée à Hezbollah.
La Nación couvre habituellement la politique continentale et la continuité institutionnelle — un sujet assez éloigné de ce conflit — et pourtant ce résumé produit quelque chose d'inattendu : il est le seul à nommer Marco Rubio et à le citer sur les "fractures internes" au gouvernement iranien. C'est une information diplomatique de première importance que toutes les autres sources ont absorbée dans la masse des événements militaires. L'idée que Washington perçoit des divisions internes à Téhéran susceptibles de déboucher sur des négociations change radicalement la lecture du conflit : on n'est plus seulement dans une logique de destruction de capacités, mais dans une attente de fissure politique interne. Ce cadrage rappelle — involontairement sans doute — la doctrine Reagan face à l'Union soviétique : appuyer assez fort pour que le système craque de l'intérieur. Le Brent à 109 dollars le baril, mentionné presque en passant, ancre tout ça dans une réalité très concrète pour un lectorat argentin habitué à vivre les chocs économiques extérieurs comme des catastrophes domestiques. Buenos Aires sait ce que font 109 dollars le baril à une économie déjà sous pression — c'est peut-être pour ça que La Nación pose les chiffres sans dramatiser, comme quelqu'un qui reconnaît le danger sans avoir besoin de le crier. Les "messages privés positifs" de fonctionnaires iraniens et l'attaque simultanée d'un pétrolier koweïtien dans le même article : c'est la définition même d'une guerre menée sur deux registres en parallèle.
Titre original (traduit)
“Marco Rubio dijo que EE.UU. recibió mensajes positivos de funcionarios iraníes”
Résumé de l'article
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio affirme que Washington a reçu des messages privés positifs de fonctionnaires iraniens et identifie des « fractures » internes au gouvernement iranien susceptibles de mener à des négociations. Pendant ce temps, les marchés asiatiques s'effondrent et le pétrole continue de monter en flèche suite aux menaces de Donald Trump de détruire la principale terminal d'exportation iranienne et à une attaque iranienne contre un navire-citerne kuwaïti. Le cours du Brent atteint 109,59 dollars le baril, reflétant l'instabilité croissante dans la région.
The Straits Times couvre habituellement l'Ukraine et le Liban — et ce glissement vers le Moyen-Orient au sens large n'est pas anodin pour un média de Singapour, ville-État dont l'économie repose structurellement sur la fluidité des routes maritimes mondiales. Ce qui distingue ce résumé des autres, c'est la précision géographique de la riposte iranienne : Téhéran ne vise pas seulement Israël, il tire sur les pays du Golfe "accusés de servir de rampe de lancement", causant un incendie à Dubaï et forçant l'Arabie saoudite à intercepter huit missiles balistiques. Cette extension de la cible iranienne est stratégiquement majeure — elle transforme le conflit bilatéral en guerre régionale impliquant des acteurs qui n'avaient pas formellement choisi de combattre. Singapore, hub commercial au carrefour des routes entre Golfe Persique et Asie du Pacifique, lit naturellement cette guerre comme un problème de topologie des échanges mondiaux. La phrase de Netanyahu affirmant avoir atteint "plus de la moitié" de ses objectifs sans fixer de calendrier est traitée ici avec un scepticisme discret mais perceptible — l'article ne relaie pas l'affirmation sans l'encadrer du fait que personne ne sait quand ça s'arrête. Quand un conflit n'a pas de fin annoncée et que ses effets se mesurent en prix du baril et en déroutages de porte-conteneurs, Singapour cesse d'être un observateur lointain pour devenir une partie prenante silencieuse de chaque journée qui passe sans accord.
Titre original (traduit)
“L'Iran tire des missiles dans le Moyen-Orient alors que Trump menace un centre pétrolier”
Résumé de l'article
L'Iran a lancé de nouvelles salves de missiles le 31 mars après que le Président Trump ait menacé ses infrastructures pétrolières, centrales électriques et usines de désalinisation, tandis qu'Israël a mené des frappes aériennes sur Téhéran qui ont provoqué des coupures de courant. Netanyahu affirme que plus de la moitié de ses objectifs militaires ont été atteints, mais ni lui ni Trump ne fixent de calendrier pour cette opération qui a déclenché une guerre régionale et enflammé les prix du pétrole. L'Iran a tiré des missiles sur les pays du Golfe accusés de servir de rampe de lancement aux frappes américaines, causant des blessés et un incendie à Dubaï, tandis que l'Arabie saoudite a intercepté huit missiles balistiques et que le conflit s'étend au Liban avec la mort de quatre soldats israéliens supplémentaires.