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Nigeria : affrontements meurtriers entre éleveurs et agriculteurs au Plateau et à Kaduna — Les affrontements entre agriculteurs et éleveurs dans le centre du Nigeria font des centaines de victimes chaque mois.
◆ Récits en tension
Concerne🇳🇬Nigeria
🇺🇸🌍🇨🇦🇬🇧🇳🇬8 sources
Récits en tension
SCORE DE DIVERGENCE
De 10 à 95

Mesure l'écart entre les couvertures d'un même sujet, sur quatre axes de 25 points : cadrage narratif, sélection des faits, vocabulaire, implications. Plus le score est élevé, plus les récits s'éloignent les uns des autres.

Nigeria : affrontements meurtriers entre éleveurs et agriculteurs au Plateau et à Kaduna

Les affrontements entre agriculteurs et éleveurs dans le centre du Nigeria font des centaines de victimes chaque mois.

✦ Résumés et analyses générés par IA · méthode : non tracée (avant août 2026) · sources originales liées sur chaque carte · méthodologie

1/10
Explorer les 8 sources››
Le correspondant

Ce que révèle cette couverture, ce n'est pas un désaccord sur les faits — les morts sont réels, les villages brûlent, les chiffres d'Amnesty sont là — c'est un désaccord sur la question à poser. D'un côté, des sources qui demandent qui tue. De l'autre, des sources qui demandent comment arrêter. Et ces deux questions, dans ce conflit précis, produisent des récits si différents qu'on peine à croire qu'ils parlent du même territoire. La fracture est ancienne, mais le silence qui l'entoure est récent. Sept mille morts depuis 2023 dans un pays de 220 millions d'habitants, dans la région qui le nourrit, avec une armée, des services de renseignement, des gouverneurs qui tiennent des conférences de presse sur leurs "gains sécuritaires" — et le monde n'en sait rien jusqu'à ce que le Pape réagisse. Ce détail, posé sans commentaire par Globalvoices, est peut-être le plus accablant de tout le corpus. Ce qui unit toutes les sources, pourtant, c'est ce qu'aucune ne dit vraiment : qui commande, qui finance, qui profite du vide laissé par les déplacés. Les terres agricoles libérées par des familles en fuite ne restent pas vides longtemps — c'est une constante des conflits de ce type, du Darfour au Myanmar — et cette économie de la dépossession est le chapitre manquant de chaque article. Le guide juridique de La Haye et la liste d'alerte du Daily Post coexistent dans le même conflit comme deux réponses à deux guerres différentes : l'une à celle d'il y a trente ans, l'autre à celle de la semaine prochaine. Ni l'une ni l'autre n'est fausse. Mais quand la grammaire du projet de développement et la grammaire du bulletin de guerre occupent le même terrain sans se parler, c'est souvent le signe que l'État censé faire le lien entre les deux a abdiqué — ou choisi son camp.

Suite — sources étrangères
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🇺🇸
Globalvoices
États-Unis

Première apparition dans CrossNews.

grave
“

Le chiffre de 7 000 morts depuis 2023 cité par Amnesty International — soit plus que bien des conflits armés reconnus comme tels par la communauté internationale — est posé ici sans que personne ne s'étonne vraiment de ce silence global. Global Voices ancre son récit dans le Benue, ce que les Nigérians appellent le "food basket of the nation" : pas un détail folklorique, mais une donnée stratégique, parce qu'attaquer les agriculteurs d'une région qui nourrit le pays, c'est attaquer quelque chose de bien plus grand que des villages. Le massacre de Yelwata — 200 personnes tuées dans leur sommeil en juin 2025 — est présenté comme un tournant, et le fait que ce soit la réaction du Pape qui a "attiré l'attention internationale" dit quelque chose de triste sur ce qu'il faut pour qu'un massacre africain existe médiatiquement. La source choisit une lecture précise : ce n'est pas un conflit agraire, c'est une expansion armée islamique venue du Sahel — un cadrage qui tranche nettement avec Prism News, qui insiste sur la pression climatique, les identités culturelles et les défaillances judiciaires comme moteurs réels. Ce n'est pas que l'un ait tort et l'autre raison : c'est que le choix du moteur principal change entièrement les solutions qu'on envisage — médiation communautaire d'un côté, réponse sécuritaire de l'autre. Ce qui manque ici, c'est la voix peule — ses raisons, ses contraintes, sa propre lecture de la violence — et cette absence n'est pas neutre. Nommer les auteurs sans jamais les citer, c'est une façon de clore le débat avant qu'il commence. Dans un conflit où chaque camp se dit victime de l'autre, la source qui choisit un seul récit de causalité finit toujours par servir quelqu'un.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Décortiquer les complexités politiques des meurtres au Benue au Nigeria · Global Voices”
Résumé de l'article

Le Benue, État du centre-Nigeria, connaît une crise religieuse et politique intense depuis 2015, aggravée depuis 2023 avec plus de 7 000 morts selon Amnesty International. Le massacre de Yelwata en juin 2025, qui a tué plus de 200 personnes endormies, a marqué un tournant violent et attiré l'attention internationale, notamment celle du Pape. Cette violence provient principalement de groupes armés islamiques et de pasteurs nomades Peuls migrant du Sahel vers le sud, affectant gravement le Benue, grenier agricole du Nigeria, et déplaçant massivement sa population.

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🌍
Prismnews
International

Première apparition dans CrossNews.

grave
“

Quand un village brûle, la première question est toujours : pourquoi ? Et la réponse facile, celle qui voyage vite sur les réseaux, c'est la religion. Prismnews refuse cette facilité — et c'est là que le texte devient précieux. L'article prend le temps d'expliquer quelque chose que la plupart des dépêches occidentales écrasent sous les étiquettes "chrétiens contre musulmans" : pour un éleveur peul, une vache volée n'est pas un préjudice économique, c'est une atteinte à l'honneur — ce que les anthropologues appellent une "offense à l'identité statutaire", le genre d'affront qui, dans des sociétés sans État fort ni justice fiable, n'a historiquement qu'une réponse possible. Ce mécanisme, conjugué à l'avancée du désert qui pousse les troupeaux vers des terres de plus en plus disputées, crée une mécanique infernale que ni la prière ni les casques bleus ne peuvent désamorcer seuls. Ce qui manque dans le texte — et c'est un manque révélateur — c'est le nombre : "des centaines de morts mensuels" sans chiffres précis, comme si la source préférait l'analyse à la comptabilité morbide. C'est un choix éditorial cohérent avec son projet, mais il laisse le lecteur sans boussole pour mesurer l'ampleur réelle. À côté des alertes sécuritaires du Daily Post qui listent des corridors d'attaque comme des bulletins militaires, ce recul analytique de Prismnews fait presque figure de luxe. Sauf que comprendre pourquoi les villages brûlent est la seule façon d'éviter que les prochains brûlent.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Terre, bétail et identité : Six forces alimentant le conflit le plus meurtrier du plateau au Nigeria”
Résumé de l'article

Le Plateau au Nigeria connaît depuis des décennies un conflit persistant entre communautés agricoles sédentaires et éleveurs nomades, causant des centaines de morts mensuels selon des chiffres non précisés dans cet extrait. Le conflit enraciné dans des disputes de terres — les fermiers chrétiens considèrent leurs parcelles comme un héritage ancestral inviolable, tandis que les éleveurs peuls empruntent depuis longtemps des corridors de pâturage que le changement climatique intensifie désormais par la pression migratoire du nord aride. Pour les communautés peules, le bétail incarne bien plus que la richesse économique : c'est l'identité culturelle et le statut social, transformant le vol de bétail en attaque contre l'honneur collectif et déclenchant des cycles de représailles massives (villages entiers brûlés) qui dépassent infiniment l'infraction initiale.

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🇨🇦
Gaudiumpress
Canada

Première apparition dans CrossNews.

alarmiste
“

Gaudiumpress est un média catholique canadien — ce n'est pas un détail anodin pour lire cet article. Le choix de couvrir l'attaque contre l'église Saint-James de Takum avant tout autre incident dit quelque chose sur le prisme éditorial : c'est une source qui parle d'abord à une communauté confessionnelle, et qui lit ce conflit depuis cette fenêtre-là. Les faits rapportés sont précis — fenêtres fracassées, presbytère détruit, date du 23 mars, groupes armés traversant la rivière Donga avec des armes automatiques — et cette précision opérationnelle est réelle : les services de sécurité nigérians ont bien signalé ces mouvements. Mais le cadrage transforme chaque donnée sécuritaire en preuve d'une logique de croisade inversée, là où d'autres sources voient des cycles de représailles entre communautés pris dans une spirale foncière et climatique. Ce que Gaudiumpress voit que les autres ratent, c'est la dimension locale et diocésaine de la crise — cette capacité à nommer des villages, des paroisses, des corridors précis que les grandes rédactions ignorent faute de correspondants sur le terrain. Ce regard micro est une vraie valeur ajoutée, d'autant que le diocèse de Wakuri est une source d'alerte précoce que ni BBC ni GlobalVoices ne mobilisent. Ce qui est plus discutable, c'est l'effacement quasi total du contexte pastoral et climatique qui structure le conflit depuis des décennies — les Peuls n'apparaissent ici qu'en miliciens, jamais en éleveurs poussés vers le sud par le dessèchement du Sahel. Dans un conflit où le cadrage lui-même est une arme politique, choisir de ne montrer qu'une seule face n'est pas neutre — même quand les faits rapportés sont vrais.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Nouveaux avertissements dans l'État de Taraba alors que les éleveurs peuls menacent de nouvelles attaques - Édition anglaise de Gaudiumpress”
Résumé de l'article

Le diocèse de Wakuri en État de Taraba au Nigeria met en garde contre de nouvelles attaques imminentes de milices armées peul dans le district de Takum et les zones environnantes, suite à des rapports croissants de violences et déplacements. L'église catholique Saint-James a été attaquée le 23 mars, ses fenêtres fracassées et le presbytère détruit. Les services de sécurité nigérians ont signalé des groupes armés traversant la rivière Donga avec des armes automatiques, tandis que les analyses suggèrent un regroupement des attaquants en plusieurs lieux après l'échec d'une offensive contrecarrée par l'armée entre le 21 et 22 mars. Les experts en sécurité considèrent que cette nouvelle vague d'attaques pourrait être une vengeance pour les pertes subies par les milices une semaine plus tôt.

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🇬🇧
Bbc
Royaume-Uni

Première apparition dans CrossNews.

grave
“

Le massacre de Zike en avril 2025 — 52 morts en une nuit — est le point d'ancrage de cet article, et le BBC en fait exactement ce qu'il est : un fait brut, non négociable, qui résiste à toutes les lectures. Ce qui est remarquable dans ce traitement, c'est la structure délibérément équidistante : les victimes chrétiennes parlent de génocide, le gouvernement nigérian parle de conflit multifactoriel, et le BBC pose les deux versions côte à côte sans trancher — ce qui est précisément une façon de trancher, puisque mettre sur un pied d'égalité une accusation de génocide et un démenti officiel, c'est déjà refuser de valider le démenti. La mention presque incidente de l'intervention militaire américaine en décembre 2024 est peut-être le détail le plus lourd de tout l'article : officiellement ciblée contre les insurgés islamistes, elle transforme silencieusement ce conflit local en front d'une guerre beaucoup plus large, sans que personne n'ait eu à le dire explicitement. Le BBC est aussi la seule source ici à nommer l'ethnie Irigwe — et pas seulement "les agriculteurs chrétiens" — ce qui signale une volonté de précision ethnographique que les autres évitent, probablement par crainte de l'essentialisation. L'absence de forces de sécurité dans la région n'est pas présentée comme une défaillance accidentelle mais comme une donnée structurelle, ce qui est une façon sobre de pointer une responsabilité étatique sans jamais prononcer le mot. Ce conflit dure depuis des décennies, mais le BBC choisit de le raconter à travers ses formes les plus récentes et les plus visibles — ce qui a le mérite de l'accessibilité, au prix d'une profondeur historique que d'autres sources, notamment Prism, choisissent de préserver. Quand deux récits antagonistes se retrouvent dans le même article sans qu'aucun ne l'emporte, c'est parfois du journalisme rigoureux — et parfois le signe que personne ne sait encore vraiment ce qu'il se passe.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Le conflit entre éleveurs et agriculteurs au Nigeria : Mélange meurtrier de religion, de bétail et de terre dans l'État du Plateau”
Résumé de l'article

Au Nigeria central, les affrontements entre éleveurs Fulani musulmans et agriculteurs de l'ethnie Irigwe chrétienne font des centaines de morts mensuels, comme lors du massacre d'avril 2025 à Zike qui a tué 52 personnes. Les victimes chrétiennes dénoncent un génocide religieux destiné à s'approprier les terres, tandis que le gouvernement nigérian conteste ce cadrage en soulignant que des communautés musulmanes et chrétiennes ont toutes souffert dans ces conflits ruraux multifactoriels. Le conflit, entrelacé de tensions religieuses, de compétition foncière et d'absence de présence sécuritaire, a justifié une intervention militaire américaine en décembre 2024 officiellement ciblée contre les insurgés islamistes.

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🇳🇬
Dailypost
Nigéria

Première apparition dans CrossNews.

alarmiste
“

Quand un journal nigérian publie une liste de huit États à surveiller avec des coordonnées d'attaque aussi précises qu'un briefing militaire — axes routiers, fenêtre temporelle, signaux d'alerte comme les "convois de motos" ou les "afflux soudains de bétail" — on n'est plus dans le reportage, on est dans quelque chose d'autre. Le Middle Belt Forum, qui signe cette alerte, est une organisation communautaire de défense des intérêts des populations sédentaires du centre du Nigeria, pas un service de renseignement : sa parole est engagée, et le Daily Post la relaie sans distance visible. Ce qui frappe ici, c'est moins le contenu que la fonction : diffuser ce type d'alerte nominative dans un contexte de cycles de représailles documentés, c'est aussi potentiellement nourrir la logique même qu'on prétend prévenir. Le détail du bétail comme signal d'alerte est révélateur d'une chose que les autres sources effleurent à peine — dans cette région, un troupeau qui traverse un champ n'est plus un incident pastoral, c'est un acte lu comme une menace ou une provocation. Prismnews avait pourtant bien expliqué pourquoi : pour les communautés peules, le bétail est l'honneur, et pour les agriculteurs, la terre est l'héritage — deux absolus qui n'ont pas de langue commune. Ce que l'article ne dit pas, c'est qui arme les milices, comment elles se financent, et si l'État nigérian a jamais sérieusement enquêté sur leurs chaînes de commandement. Le gouverneur du Benue se félicitait dans Africa Press d'avoir "réduit les foyers" — pendant que le Daily Post publie une carte de guerre à huit États. L'écart entre ces deux récits dit à lui seul l'étendue du problème. Alerter les civils sur des attaques imminentes est légitime ; leur donner une check-list de surveillance sans État capable de répondre, c'est leur dire qu'ils sont seuls.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Le Forum de la Ceinture centrale tire la sonnette d'alarme sur les attaques menacées à Taraba, Sud-Kaduna - Daily Post Nigeria”
Résumé de l'article

Le Middle Belt Forum alerte sur des menaces d'attaques imminentes attribuées à des milices Fulani dans le Taraba et le sud du Kaduna (Nigeria), avec des zones ciblées comme l'axe Chachangi–Yelwa et le corridor Wukari–Takum pour une fenêtre d'attaque vers le 23 mars 2025. Les régions de Kajuru, Chikun et Kachia en Kaduna du Sud restent vulnérables face à des attaques persistantes, invasions et enlèvements massifs de villageois. Le forum appelle à la vigilance accrue dans huit États du Centre (Plateau, Benue, Kaduna, Niger, Kwara, Kogi, Adamawa, Gombe) et recommande de surveiller les mouvements inhabituels, rassemblements suspects, convois de motos et afflux soudains de bétail dans les terres disputées.

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🌍
Africa-press
International

Première apparition dans CrossNews.

neutre
“

Six cents personnes qui rentrent chez elles — c'est le chiffre que le gouverneur du Benue met en avant pour raconter son bilan sécuritaire, et c'est précisément ce choix qui mérite qu'on s'y arrête. Le Benue, c'est l'État où Globalvoices documente plus de 7 000 morts depuis 2023, et où le massacre de Yelwata a tué plus de 200 personnes endormies en juin 2025 — autant dire que le décor est loin d'être celui d'une crise résiduelle. Pourtant le texte d'Africa-press ne mentionne ni les victimes, ni les responsables, ni même la nature du conflit : les mots "Peuls", "éleveurs", "agriculteurs" sont soigneusement absents d'un article consacré à une crise qui n'existe que par eux. Ce vide n'est pas un oubli — c'est une grammaire politique : en Afrique comme ailleurs, le discours du bilan gouvernemental fonctionne mieux sans adversaire nommé, parce que nommer l'adversaire, c'est admettre qu'on ne le contrôle pas encore tout à fait. Le "1,27 milliard de nairas" fait son apparition avec la précision du comptable, là où les morts restent dans le flou — et cette disproportion narrative en dit long sur ce que l'article est vraiment venu faire. On est ici dans un registre que les spécialistes de communication politique appellent le "récit de sortie de crise" : on efface l'incendie en documentant les pompiers. Le genre a ses codes — et Africa-press les reproduit sans les interroger, sans distanciation, sans la moindre voix contradictoire pour mettre à l'épreuve les chiffres du gouverneur. Quand un pouvoir se donne lui-même une bonne note sur une crise que les autres sources décrivent comme toujours active, l'absence de contre-point n'est plus de la neutralité — c'est une position.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Benue se redresse après des années de dysfonctionnement systématique - Nigéria”
Résumé de l'article

Le gouverneur de l'État du Benue au Nigeria affirme que son administration a réduit les attaques et meurtres affectant autrefois 17 zones locales à quelques foyers résiduels, grâce à la collaboration avec les agences fédérales de sécurité et l'adoption de stratégies technologiques. Plus de 600 personnes déplacées au pic de la crise reviennent progressivement dans leurs communautés, avec un soutien gouvernemental total atteignant 1,27 milliard de nairas. L'État, décrit comme ayant connu une fragilité économique systématique et une insécurité généralisée, est présenté comme en cours de stabilisation et de reconstruction multisectorielle.

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🌍
Blueprint
International

Première apparition dans CrossNews.

contextuel
“

Deux mille quatre cents personnes formées à la médiation dans quatre États — Kaduna, Katsina, Plateau et Benue — pendant que le Middle Belt Forum publie des listes de zones à risque d'attaque pour mars 2026 : le décalage d'échelle entre la réponse et la crise dit quelque chose que l'article ne dit pas. Blueprint ne nie rien, mais le cadrage "consolidation des gains depuis 2023" pose discrètement l'hypothèse que le problème est d'abord un litige foncier mal géré, résolvable par des ateliers et des systèmes d'alerte précoce — une lecture que Prismnews développe avec nuance, mais que GlobalVoices et Gaudiumpress rejettent catégoriquement en parlant de milices armées et de massacres nocturnes. Le financement britannique via le programme SPRING n'est pas un détail anodin : le Royaume-Uni a une longue histoire d'accompagnement des institutions nigérianes, et cette présence rappelle que les bailleurs internationaux ont leurs propres préférences pour des solutions "scalables" et exportables, indépendamment du terrain. La médiation communautaire est une approche sérieuse — elle a fonctionné au Rwanda, en Éthiopie, partiellement au Kenya — mais elle suppose une symétrie entre les parties : deux voisins en désaccord sur une parcelle, pas des groupes armés traversant une rivière avec des kalachnikovs. Ce que l'article appelle pudiquement "approches inclusives" rate peut-être l'essentiel : dans un conflit où des villages entiers brûlent pour venger l'honneur collectif d'un troupeau volé, les directives administratives ont peu de prise sur la dynamique de représailles. Aucune mention des 200 morts de Yelwata, aucun nom de victime, aucun témoignage — le lexique est celui du projet de développement, propre et procédural. Quand la grammaire d'un article ressemble davantage à un rapport de bailleur qu'à une couverture de crise, c'est souvent que quelqu'un a intérêt à ce que la violence reste dans la catégorie "problème gérable".

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Kaduna lance des directives pour résoudre les conflits entre agriculteurs et éleveurs - Blueprint Newspapers Limited”
Résumé de l'article

L'État du Kaduna au Nigeria a lancé des directives pour prévenir et résoudre les conflits fonciers entre agriculteurs et éleveurs, visant à consolider les gains en matière de sécurité depuis 2023. Le gouvernement affirme que la situation s'est améliorée grâce à des approches inclusives et des systèmes d'alerte précoce. Le projet, soutenu par l'Institut de La Haye pour l'innovation juridique (HiiL) et financé par le programme SPRING, a formé 2 400 personnes dans quatre États (Kaduna, Katsina, Plateau et Benue) pour réduire les litiges judiciaires par la médiation et la résolution communautaire.

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🌍
Suprememagazine
International

Première apparition dans CrossNews.

factuel
“

Un guide juridique présenté mardi à Jos — pendant que des villages brûlent à quelques centaines de kilomètres. Ce décalage n'est pas une critique : c'est précisément l'angle que cette source choisit d'occuper, celui du temps long contre le temps court. Ce qui retient l'attention ici, c'est un détail glissé presque discrètement dans le texte : "au-delà des enjeux fonciers, la criminalité a intensifié ces affrontements." Une phrase sobre, mais elle dit quelque chose que presque aucune autre source ne formule aussi nettement — que le conflit a depuis longtemps débordé ses causes originelles et qu'une troisième économie, celle du crime organisé, prospère dans le vide sécuritaire. Le fait que ce guide ait été "développé par la population locale via des recherches de terrain et documentaires" mérite qu'on s'y arrête : dans un conflit où chaque camp conteste la légitimité du récit adverse, un document co-construit avec les communautés concernées a une valeur politique que n'a pas un rapport d'expert largué depuis La Haye. Le financement britannique via le programme SPRiNG n'est pas anodin non plus — Londres a des intérêts anciens et des responsabilités historiques dans les frontières ethno-religieuses du Nigeria colonial, et ce type d'engagement peut être lu comme une forme discrète de réparation institutionnelle. Mais la vraie question que cette source pose sans la poser : un guide suffit-il quand la BBC documente 52 morts en une nuit à Zike et que le Daily Post liste huit États sous menace imminente ? La réponse honnête est non — et pourtant, les outils de médiation restent la seule sortie structurelle connue pour les conflits de ce type. Parfois, la chose la moins spectaculaire est aussi la plus nécessaire.

Le correspondant
Titre original (traduit)
“Une ONG dévoile un guide pour résoudre les conflits entre agriculteurs et éleveurs dans le Plateau”
Résumé de l'article

L'Institut de La Haye pour l'Innovation du Droit (HiiL) a lancé mardi à Jos un guide destiné à résoudre les conflits entre agriculteurs et éleveurs au Plateau, en mettant l'accent sur les litiges liés aux terres. Développé par la population locale via des recherches de terrain et documentaires, le document identifie que au-delà des enjeux fonciers, la criminalité a intensifié ces affrontements. L'initiative, soutenue par le programme SPRiNG financé par le gouvernement britannique, cible aussi les tensions climatiques liées à l'accès aux ressources naturelles, souvent non résolues entre communautés agricoles et pastorales.

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