Mesure l'écart entre les couvertures d'un même sujet, sur quatre axes de 25 points : cadrage narratif, sélection des faits, vocabulaire, implications. Plus le score est élevé, plus les récits s'éloignent les uns des autres.
Politique équatorienne : rupture diplomatique avec Cuba et lutte contre le terrorisme
Quito somme l'ambassadeur cubain de quitter le pays dans les 48 heures ; Washington établit un partenariat sécuritaire pour combattre les organisations terroristes.
✦ Résumés et analyses générés par IA · méthode : non tracée (avant août 2026) · sources originales liées sur chaque carte · méthodologie
Trois rédactions, trois événements différents : La Nación couvre un repositionnement stratégique, Al Jazeera une mise à mort par étranglement, Le Monde une choreographie de synchronisation. Ce sont pourtant les mêmes 48 heures, le même ambassadeur, le même toit avec ses documents qui brûlent. Ce qui se joue ici, c'est moins la crise équatoriano-cubaine que la bataille pour définir ce qu'est un acteur souverain en 2025 — l'Équateur agit-il, ou obéit-il ? La réponse dépend entièrement de la capitale depuis laquelle on pose la question. Et le fait que personne n'ait demandé à Quito d'expliquer ses raisons — ni le journaliste, ni le diplomate, ni la Convention de Vienne — dit peut-être que dans ce monde-là, les petits pays n'ont plus à se justifier : ils ont juste à choisir leur camp à temps.
La Nación place la réunion de Miami au cœur du dispositif — pas en contexte, mais comme horizon logique de l'événement. Ce séquençage n'est pas neutre : il transforme l'expulsion d'un ambassadeur en étape préparatoire, presque un ticket d'entrée. Buenos Aires connaît bien ce genre de géographie diplomatique où les gestes bilatéraux se négocient en amont des grandes tables.
Titre original (traduit)
“L'Équateur a rompu les relations avec Cuba et a donné 48 heures aux diplomates pour quitter le pays.”
Résumé de l'article
L'Équateur a déclaré l'ambassadeur cubain Basilio Antonio Gutiérrez persona non grata, lui donnant 48 heures pour quitter le pays. Cuba dénonce une décision « arbitraire et injustifiée », la reliant à l'agression américaine contre l'île. Cette expulsion intervient avant une réunion Trump à Miami le 7 mars avec des dirigeants latino-américains, s'inscrivant dans un renforcement de la coopération sécuritaire entre Quito et Washington depuis 2023.
Al Jazeera ouvre sur les coupures de courant à Cuba — pas sur l'expulsion diplomatique. Ce choix éditorial n'est pas innocent : il transforme l'Équateur en exécutant d'une politique américaine d'étranglement, plutôt qu'en acteur souverain. Et le mot "enlèvement" pour décrire la mise hors jeu de Maduro par Washington glisse sans guillemets, comme une évidence. Quand le vocabulaire des victimes devient le vocabulaire du récit, l'article a déjà choisi son camp.
Titre original (traduit)
“Cuba frappée par une panne d'électricité généralisée ; l'Équateur expulse l'ambassadeur de La Havane et son personnel”
Résumé de l'article
Cuba subit une panne généralisée affectant deux tiers du pays, dont La Havane, suite à une défaillance de sa centrale thermique Antonio Guiteras. Cette crise s'aggrave depuis janvier avec l'arrêt des livraisons pétrolières vénézuéliennes (50% du carburant cubain) après les sanctions américaines contre Caracas. L'Équateur a simultanément expulsé l'ambassadrice cubaine Basilio Gutierrez, décision que La Havane attribue aux pressions des États-Unis.
Le Monde choisit de terminer sur "blocus énergétique" — un mot que ni La Nación ni Al Jazeera n'utilisent dans ce même registre accusatoire. C'est discret, mais c'est là que le journal prend position : en qualifiant la pression américaine sur le pétrole cubain avec ce terme précis, il cadre toute la séquence équatorienne comme une pièce dans un dispositif de siège plus large. Noboa brûle les ponts avec La Havane le même jour que Washington annonce des opérations militaires conjointes à Quito — Le Monde laisse la chronologie parler, sans commenter. Parfois, aligner deux faits dans le même paragraphe, c'est déjà une thèse.
Titre original
“L’Equateur donne quarante-huit heures à l’ambassadeur de Cuba et sa mission diplomatique pour quitter Quito”
Résumé de l'article
L'Équateur a ordonné mercredi l'expulsion de l'ambassadeur cubain Basilio Gutiérrez dans les 48 heures, après la découverte d'un incident impliquant l'incinération de documents à l'ambassade. Cette décision s'inscrit dans un rapprochement entre Quito et Washington : le même jour, l'Équateur a rappelé son ambassadeur à La Havane et les États-Unis ont annoncé des opérations militaires conjointes contre les groupes criminels organisés en Équateur. Cuba dénonce « un acte inamical et sans précédent ».