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La Russie vote sous surveillance, l'UE dénonce une démocratie effacée

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La Russie vote sous surveillance, l'UE dénonce une démocratie effacée — Alors que les législatives russes se tiennent dans un quasi-silence médiatique, Bruxelles critique une répression systématique et l'exclusion de l'opposition, pendant que des millions de Russes sont soumis à la super-app de surveillance Max.

Alors que les législatives russes se tiennent dans un quasi-silence médiatique, Bruxelles critique une répression systématique et l'exclusion de l'opposition, pendant que des millions de Russes sont soumis à la super-app de surveillance Max.

écart 48 · plus contesté que 52 % des sujets publiés · Russie · 12 sources · 10 pays

L'écart

  1. 🇷🇺Ir-pressRussie

    Ir-press démonte région par région une campagne de faux décrets et de faux canaux Telegram annonçant une mobilisation pendant le vote, en prouvant la contrefaçon par les numéros d'arrêtés introuvables ou incohérents.

  2. 🇩🇪Deutsche WelleAllemagne

    Deutsche Welle chiffre l'anxiété des Russes — 60 % jugeant la guerre néfaste au quotidien, 18 % prêts à voter Iabloko, parti pourtant écarté — et détaille les tactiques d'opposition des derniers contestataires.

Ce qui se joue autour du scrutin : Ir-press vérifie la fausseté de documents qui menacent les électeurs, DW mesure un mécontentement réel et la manière dont il cherche à s'exprimer malgré l'exclusion d'Iabloko.

Synthèse Correspondant

La méthode

Des bureaux ouverts jusque dans les territoires occupés de Lougansk et Kherson, un vote électronique attaqué à Moscou plus gravement qu'auparavant, et un parti anti-guerre écarté du bulletin : les législatives russes des 18-20 septembre se déroulent sur trois jours, pour un vote dont l'issue n'a jamais fait de doute. La ligne de fracture est nette. TASS confirme des faux canaux Telegram et des attaques informatiques, Ir-press démonte des faux décrets régionaux annonçant des bureaux dans les commissariats militaires — les deux rédactions confirment qu'il se passe quelque chose de numérique autour de ce scrutin. Mais aucun ne formule le même diagnostic : côté russe, c'est un incident technique absorbé par la normalité procédurale de Pamfilova ; côté européen et moyen-oriental, c'est la preuve d'un verrouillage institutionnel. Bruxelles, par la voix de Christian Wigand, le 18 septembre, parle d'« effacement continu et croissant de la démocratie ». Un chiffre mérite qu'on s'y arrête, parce qu'il dit autre chose que le résultat attendu : selon le sondeur ExtremeScan, 18 % des Russes auraient voté pour Iabloko — un parti qui n'est plus dans la course depuis août. Ce n'est pas une projection électorale, c'est une mesure d'humeur. Et Elena Koneva, citée par Deutsche Welle, en tire la lecture juste : ce soutien quantifie moins une préférence partisane qu'une position face à la guerre. Le déplacement est plus large. La veille, CrossNews rapportait comment un accord cesse d'être idéologique pour devenir comptable ; ici, la contrainte aussi se comptabilise — 234 000 contractuels recrutés entre janvier et août contre 260 000 un an plus tôt, sanction automatique vingt jours après une convocation non honorée. La mobilisation n'a plus besoin de décret, elle s'exécute par la privation d'accès aux services. C'est la même mécanique que Max, la super-application d'État, dont une enseignante de Moscou dit qu'elle est devenue obligatoire par simple instruction municipale, et où la conversation réelle reste sur Telegram et Signal, pourtant interdits — ce qui éclaire les 18 % d'ExtremeScan : un vote et un outil ne mesurent plus la même chose que ce qu'ils prétendent mesurer.

12 sources · 10 pays · 5 blocs
Pays du sujet1 pays
🇷🇺
Ir-press
Russie

Première apparition dans CrossNews.

“

Ir-press démonte une campagne de faux documents région par région, et ce qui rend le papier solide, c'est la méthode : le faux de Voronej cite la décision n° 104/625-5 du 16 septembre 2026, or ce numéro correspond, en 2015, à des recommandations sur la nomination des chefs de localité. En Bouriatie, le faux invoque un arrêté n° 139 alors que le dernier porte le n° 212/2095-7.

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Un faux canal du gouverneur de Tambov créé un 9 mars face au vrai, ouvert depuis 2020. Démontrer un faux par la comptabilité administrative des arrêtés — c'est de la vérification de greffe, pas de la polémique.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“Une campagne de désinformation coordonnée a été lancée dans l'espace informationnel russe avant les élections - IR-PRESS”
Résumé de l'article

À la veille des élections du 18-20 septembre, de faux messages circulent dans les régions russes affirmant que les bureaux de vote des hommes seraient installés dans des commissariats militaires. Le récit suggère une possible mobilisation pendant les jours de vote, une affirmation démentie à plusieurs reprises, y compris au niveau présidentiel. La campagne recourt aux mêmes techniques d'une région à l'autre : faux décrets de gouverneurs, fausses décisions de commissions électorales et faux canaux Telegram de chefs régionaux. Les régions d'Orel, Kherson, Voronej, Belgorod, Bouriatie, Oudmourtie, Perm, Tambov, Arkhangelsk et Mourmansk sont citées, avec des documents introuvables sur les sites officiels ou des numéros et dates incohérents. En Oudmourtie, un second faux document sur une mobilisation, avec liste de résidents interdits de sortie du territoire dès le 22 septembre et modèles de convocations, a été envoyé aux médias locaux.

Article du 17 sept. 2026
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🇷🇺
TASS
Russie

Première apparition dans CrossNews.

“

L'agence d'État ouvre sur la normalité : tous les bureaux ont ouvert, Pamfilova le confirme. Puis vient le chiffre — 10,41 % de participation à 14h — et l'aveu qui compte : des attaques « plus graves qu'auparavant » contre le vote électronique à distance, selon la commission de Moscou.

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Occulter un fait serait inhabituel ici ; l'important est sa place. Repris en fin de liste, après les témoignages d'observateurs, il change de nature : la perturbation devient incident technique, pas atteinte au scrutin. Les 1 200 observateurs de 133 pays et les 3 500 votants sur un chantier nucléaire au Bangladesh complètent le tableau d'une normalité sous surveillance.

Le correspondant
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Titre original (traduit)
“FICHE : Attaques contre le système de vote électronique à distance et montée des fake news pendant les élections en Russie”
Résumé de l'article

La présidente de la Commission électorale centrale, Ella Pamfilova, a annoncé que tous les bureaux de vote de Russie avaient ouvert normalement. Elle a signalé que des escrocs ont lancé de faux canaux Telegram se faisant passer pour des canaux officiels et diffusent de la désinformation sur le vote. Des attaques contre le système de vote électronique à distance sont enregistrées à Moscou, plus graves qu'auparavant, selon la commission électorale de la ville. Le scrutin se tient pour la première fois dans la république de Lougansk et dans la région de Kherson, et plus de 1 200 observateurs internationaux de 133 pays le surveillent.

Article du 18 sept. 2026
Média d'État · Russie — Agence de presse russe fondée en 1904, contrôlée par l'État…
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Europe5 pays
🇫🇷
France 24
France

Première apparition dans CrossNews.

“

Le direct ouvre sur l'Extrême-Orient : les bureaux du Kamtchatka et de Tchoukotka ont lancé un scrutin de trois jours, et TASS et Ria Novosti sont citées pour l'heure exacte des ouvertures — un détail pratique, pas anodin : les agences d'État font l'horloge, la chaîne française reprend l'heure.

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Suivent, dans un même flux, les 3,3 milliards d'euros européens pour missiles et drones, l'administration provisoire des actifs russes de Nestlé et Auchan transférés à L.E.V. Management, l'avertissement de Donald Tusk sur des frappes hybrides visant la Pologne, et Robert Fico, qui craint que la Slovaquie soit entraînée. Le spectaculaire, ici, c'est la logistique : qui ouvre à quelle heure, qui achète quoi, qui saisit quoi.

Le correspondant
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Titre original
“La Russie ouvre des bureaux de vote à la frontière avec la Pologne et les pays baltes - France 24”
Résumé de l'article

Les bureaux de vote ont ouvert vendredi dans l'Extrême-Orient russe pour des élections législatives organisées sur trois jours, que devrait remporter le parti de Vladimir Poutine. Ursula von der Leyen a annoncé le versement de 3,3 milliards d'euros à l'Ukraine pour l'achat de missiles et de drones. Poutine a ordonné le placement sous administration provisoire des actifs russes de Nestlé et d'Auchan, transférés à la société L.E.V. Management. Donald Tusk a affirmé que les plans russes incluent des frappes hybrides de drones et de missiles contre les pays soutenant Kiev, Pologne comprise. Robert Fico a jugé l'Europe plus proche que jamais d'une guerre à grande échelle et dit vouloir éviter que la Slovaquie y soit entraînée.

Article du 17 sept. 2026
Média public · France — Chaîne d'information internationale française diffusant en…
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🇫🇷
RFI
France

Première apparition dans CrossNews.

“

Un quasi-silence de campagne vu par deux politologues du même centre, Morozov et Petrov — qui admet que les candidats ne peuvent critiquer que les retards d'exécution, jamais l'ordre lui-même. Le mot qu'un responsable de l'administration présidentielle aurait lâché, selon Morozov, « thérapeutique », dit beaucoup : la campagne comme soin administré à une société incertaine.

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L'ironie est dans le chiffre de Verstka : une exclusion pour une chanson sans licence, un candidat inquiété pour la croix du chanteur de Motörhead assimilée à un symbole nazi, des sanctions pour des logos de Facebook ou d'Instagram — on écarte des candidats pour infraction au droit d'auteur pendant qu'on ne juge plus utile de donner l'apparence d'une véritable procédure. Le soin a un service d'ordre.

Le correspondant
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Titre original
“Législatives en Russie: une campagne sous un quasi-silence pour un résultat joué d'avance - RFI”
Résumé de l'article

À l'approche des législatives russes, la campagne se déroule dans un quasi-silence, avec presque aucun débat et une couverture télévisée minimale. Le politologue Alexander Morozov y voit une consigne du Kremlin aux médias sous son contrôle, afin de ne pas agiter une société inquiète face à une guerre qui dure. Un responsable de l'administration présidentielle aurait demandé une campagne au caractère « thérapeutique », apaisant. Selon Nikolaï Petrov, les candidats n'ont pas le droit de critiquer les opérations militaires ni le Kremlin, seulement des manquements locaux ou des retards d'exécution des ordres. Le média indépendant Verstka rapporte qu'au moins 36 adversaires de Russie unie ont été disqualifiés ou poussés au retrait, pour des motifs allant de symboles dits « extrémistes » à des atteintes aux droits d'auteur. Dans 17 cas, les poursuites étaient liées à une photo d'Alexeï Navalny ou à ses organisations interdites, et Iabloko est la formation la plus touchée.

Article du 18 sept. 2026
Média public · France — Radio France Internationale, média public français fondé en 1931.
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🇩🇪
Deutsche Welle
Allemagne

Première apparition dans CrossNews.

“

DW chiffre une humeur. Selon le sondeur indépendant ExtremeScan, 60 % des Russes estiment que la guerre a eu des conséquences négatives sur leur vie quotidienne ; près de la moitié des sondés de l'institut étatique FOM disent qu'un sentiment d'alerte domine autour d'eux.

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La sociologue Margarita Zavadskaya relie cela à l'incertitude : prix, restrictions d'internet, pénuries de carburant après les frappes sur les raffineries, rumeurs de mobilisation. Le chiffre qui structure tout le reste est ailleurs : 18 % des Russes auraient voté Iabloko selon ExtremeScan, alors que le parti a été écarté du scrutin par décision de justice. Elena Koneva en tire la lecture centrale : ce soutien mesure en réalité l'attitude des gens face à la guerre. L'article ne s'arrête pas au constat, il descend dans les tactiques. Yulia Navalnaïa et Maxim Katz appellent à voter pour n'importe quel parti sauf Russie unie ; Iabloko invite à invalider son bulletin ; Ilya Yashin propose autre chose — être présent à midi le 20 septembre, les files d'attente valant manifestation sans drapeau ni slogan. Et DW publie les réponses de ses lecteurs russes, dont celle-ci, qui tient le sujet entier : « Je ne veux pas légitimer le régime de Poutine. »

Le correspondant
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Titre original (traduit)
“Une Russie fatiguée par la guerre et anxieuse élit un nouveau parlement”
Résumé de l'article

Les Russes votent du 18 au 20 septembre pour élire une nouvelle Douma, première élection parlementaire depuis 2022 et première pendant la guerre en Ukraine. Selon le sondeur indépendant ExtremeScan, 60 % des Russes estiment que la guerre a eu des conséquences négatives sur leur vie quotidienne. La sociologue Margarita Zavadskaya attribue cette anxiété à l'incertitude croissante : hausse des prix, restrictions d'internet, pénuries de carburant après les frappes ukrainiennes sur les raffineries et rumeurs de nouvelle mobilisation. Le Kremlin surveillera la participation, même si les résultats officiels ne devraient réserver aucune surprise. L'opposant Ilya Yashin souligne que ces élections servent à démontrer que la majorité soutient le parti de la guerre et à légitimer une poursuite du conflit. Russie unie, dirigée de fait par Vladimir Poutine, fait campagne en plaçant la victoire parmi ses priorités, avec des vétérans en tête de liste. Pourtant, six Russes sur dix se déclarent favorables à des négociations de paix avec l'Ukraine, selon le centre Levada.

Article du 17 sept. 2026
Média public · Allemagne — Média international public allemand, financé par l'État…
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🇬🇧
The Guardian
Royaume-Uni

Première apparition dans CrossNews.

“

Le Guardian part des studios à moitié vides et des clips générés par IA, mais sa vraie trouvaille est ailleurs : un proche du Kremlin, anonyme, raconte que plusieurs amis ont envoyé leurs fils à l'étranger ces dernières semaines. Ce n'est plus la population qui doute, c'est l'entourage de l'appareil.

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Dmitri, parti pour Erevan attendre quelques semaines après les élections, incarne cette même incertitude. Le chiffre qui tranche : 23 ans de mainmise parlementaire de Russie unie, contre des craintes de mobilisation que Poutine a dû démentir deux fois en quelques semaines.

Le correspondant
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Titre original (traduit)
“Les Russes votent sur fond de guerre en Ukraine et de poigne croissante de Poutine”
Résumé de l'article

Les Russes votent du vendredi au dimanche pour renouveler la Douma, un scrutin sans réelle compétition dont l'issue ne fait guère de doute. Le parti Russie unie de Vladimir Poutine devrait consolider ses 23 années de mainmise sur le Parlement, aux côtés de partis dits « d'opposition systémique » qui votent avec le Kremlin sur les sujets qui comptent. Les autorités ont écarté du bulletin Iabloko, le parti libéral anti-guerre, seule force politique restant à contester ouvertement l'invasion de l'Ukraine. Cette première législative depuis 2022 se tient alors que les drones ukrainiens ont frappé cet été raffineries, usines et plateformes logistiques, et que les inquiétudes sur le cours de la guerre progressent. La campagne est jugée particulièrement atone : débats télévisés devant des studios à moitié vides, clips du parti au pouvoir largement générés par IA, et aucun parti n'osant aborder la guerre.

Article du 18 sept. 2026
Indépendant · Royaume-Uni — Quotidien britannique indépendant, propriété du Scott Trust.
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🇭🇷
Index.hr
Croatie

Première apparition dans CrossNews.

“

Max, l'application d'État russe produite par VK, est devenue cet été la messagerie la plus utilisée du pays ; une équipe de chercheurs d'universités américaines, canadiennes et indiennes y a identifié cinq capacités — capture d'écran à l'insu de l'utilisateur, lecture et modification des données, injection de code, interception du trafic, contrôle des identifiants. Des champs de mots de passe masqués ont pu être enregistrés avant envoi.

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Index.hr prend soin d'ajouter la mise en garde des chercheurs : aucun usage malveillant constaté à ce jour. Deux détails de terrain valent mieux que le tableau technique. Une enseignante de Moscou raconte que sa direction a basculé toute la communication avec les parents sur Max par instruction municipale ; un étudiant de Saint-Pétersbourg l'a installé parce que sans le QR code qu'elle génère, plus d'accès au bâtiment ni au dortoir. Ce n'est pas la contrainte légale qui fait la bascule, c'est le service rendu indisponible autrement. Et l'article referme sur une scène que peu de papiers s'autorisent : dans l'entourage du Kremlin, on achète des téléphones dédiés à Max pour la vitrine, la vraie conversation restant sur Telegram et Signal. Une source proche du pouvoir résume : « Tout ça, c'est pour le spectacle. » Index.hr note enfin que la Chine a mis des décennies à bâtir son système, la Russie une dizaine d'années.

Le correspondant
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Titre original (traduit)
“La Russie a créé un puissant outil de surveillance des citoyens. Des millions de personnes doivent l'utiliser”
Résumé de l'article

Des dizaines de millions de Russes ont dû installer Max, une superapplication d'État réunissant messagerie, paiements, banque et services publics. Une étude forensique internationale a identifié cinq capacités permettant à Max de contrôler les applications qu'elle héberge. Elle peut ainsi capturer l'écran sans avertissement, lire et modifier les données stockées, injecter du code, surveiller le trafic réseau et gérer les identifiants de connexion. Les chercheurs ont réussi à enregistrer des données saisies dans des formulaires, y compris des champs de mots de passe masqués, avant leur envoi. Ils précisent toutefois n'avoir pas constaté d'usage malveillant actuel, et Max ne peut pas pénétrer des applications séparées comme Telegram ou WhatsApp. La professeure Roya Ensafi y voit la tactique « la plus intelligente mais aussi la plus effrayante » des gouvernements autoritaires, un modèle que pourraient suivre l'Iran, le Kazakhstan ou l'Inde.

Article du 18 sept. 2026
Indépendant · Croatie
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🇲🇰
Meta.mk
Macédoine du Nord

Première apparition dans CrossNews.

“

Meta.mk raconte l'installation forcée par le petit bout. L'application, dit-il, a été promue comme alternative patriotique à Telegram et WhatsApp, vantée par des célébrités russes dans des clips de rap et des sketches humoristiques.

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Puis vient le logement de la contrainte : un professeur moscovite rapporte que son directeur les a convoqués en mars pour annoncer que désormais tout passe par Max — échanges avec les parents, devoirs, communications de l'école. Sa phrase finale vaut le détour : « En fait, il n'existe pas de possibilité de dire non, alors on finit par utiliser l'application. » C'est la définition la plus économique de la contrainte administrative, et elle tient en une ligne de témoignage. L'article reprend les conclusions de l'équipe de Roya Ensafi, jusqu'à cette hypothèse lourde de conséquences : l'injection de code dans les mini-applications ouvrirait à l'État russe la possibilité de conduire des cyberattaques. Il souligne aussi la séquence chronologique — WeChat s'est développé sur des décennies, Max s'impose à une population qui avait jusqu'ici un accès globalement libre à internet.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“La Russie a introduit une super-application mobile pour contrôler les communications de ses citoyens”
Résumé de l'article

En dix-huit mois, des dizaines de millions de Russes ont été contraints d'installer « Max », une application de messagerie et de paiement produite par VKontakte, devenue cet été la plus utilisée du pays. Cette super-application regroupe des mini-applications bancaires, de messagerie et de services publics, sur le modèle de la chinoise WeChat. Des recherches en forensique menées par l'équipe de Roya Ensafi, de l'université du Michigan, ont montré que « Max » peut capturer l'écran des appareils à l'insu des utilisateurs, accéder aux données et aux paiements des mini-applications, imiter le comportement du propriétaire et y injecter du code. Selon Ensafi, l'application ne peut toutefois pas pénétrer Telegram ni WhatsApp, mais la Russie a interdit ces deux services.

Article du 18 sept. 2026
Indépendant · Macédoine du Nord
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Moyen-Orient2 pays
🇯🇴
Roya News
Jordanie

Première apparition dans CrossNews.

“

La Commission européenne, par la voix de Christian Wigand, énumère trois griefs : exclusion des candidats démocrates et indépendants, pression sur les voix de l'opposition et les médias indépendants, scrutin non représentatif de la volonté libre. Le lexique est administratif, presque notarial — « effacement continu et croissant de la démocratie ».

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Un porte-parole qui parle de répression institutionnelle transforme un constat électoral en position diplomatique. Rien de neuf dans la substance : c'est la formulation d'un jugement de Bruxelles, diffusé en arabe, qui compte ici.

Le correspondant
›Résumé source
Titre original (traduit)
“UE : les élections législatives en Russie se tiennent sous une répression systématique”
Résumé de l'article

L'Union européenne critique vivement les élections législatives russes, jugées verrouillées par une surveillance stricte. Le porte-parole de la Commission européenne, Christian Wigand, a déclaré le vendredi 18 septembre 2026 que la tenue du scrutin à la Douma met en lumière l'effacement continu et croissant de la démocratie en Russie. Il affirme que les autorités russes poursuivent une répression systématique et institutionnelle visant à écarter toute force d'opposition démocratique. Bruxelles dénonce l'absence de conditions équitables pour les candidats et les restrictions imposées aux observateurs internationaux, ce qui affaiblit selon elle la crédibilité des résultats annoncés. L'article cite trois griefs : l'exclusion des candidats démocrates et indépendants, la pression accrue sur les voix de l'opposition et les médias indépendants, et le caractère non représentatif de la volonté libre du peuple russe.

Article du 18 sept. 2026
Indépendant · Jordanie
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🇶🇦
Al Jazeera
Qatar

Première apparition dans CrossNews.

“

Al Jazeera emploie « stérilisation du scrutin » et explique la mécanique : Iabloko d'abord autorisé en juillet, sans doute pour montrer que même un parti anti-guerre peut se présenter, puis révoqué en août quand les recherches sur Yandex le portant ont quintuplé, dépassant Russie unie. La nuance est décisive : le parti était crédité de 1 à 2 %, sous le seuil des 5 % ; c'est la remontée qui a déclenché le retrait.

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Le texte relie lui aussi le verrouillage à l'après-scrutin : une fois le vote passé, dit-il, le pouvoir a les mains libres pour l'austérité ou le contrôle d'internet.

Le correspondant
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Titre original (traduit)
“Pourquoi le Kremlin craint même l'« opposition gérée » en Russie”
Résumé de l'article

À l'approche des élections à la Douma, le Kremlin a accéléré la « stérilisation du scrutin » en écartant les derniers facteurs de risque de mécontentement public. Des candidats de l'opposition dite « gérée », comme ceux du Parti communiste, ont été arrêtés ou empêchés de se présenter, réduisant la possibilité d'un vote protestataire contre Russie unie. Iabloko, seul parti enregistré ouvertement opposé à la guerre, a d'abord été autorisé à se présenter en juillet, probablement pour afficher la liberté du scrutin. Mais les recherches sur Yandex ont quintuplé et l'intérêt a explosé sur les réseaux sociaux, dépassant celui de Russie unie, avant que la Cour suprême ne révoque son enregistrement en août. Le pouvoir veut un résultat qui « prouve » l'unité nationale et le soutien total à Vladimir Poutine et à Russie unie.

Article du 18 sept. 2026
Média d'État · Qatar — Chaîne d'information internationale financée par l'État du Qatar…
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Asie1 pays
🇸🇬
The Straits Times
Singapour

Première apparition dans CrossNews.

“

Le chiffre : les régions russes ont recruté environ 234 000 contractuels entre janvier et août, contre 260 000 sur la même période en 2025, d'après les données budgétaires analysées par Janis Kluge, de l'Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité, à Berlin. Le vivier s'épuise, et c'est là que l'article devient intéressant : ce n'est pas le démenti de Poutine — « absurdité totale », complété à Vladivostok le 3 septembre par l'assurance que les volontaires signent — qui fait la nouvelle, c'est ce qui est chiffré autour.

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Un responsable européen évoque 300 000 hommes supplémentaires d'ici fin 2026, sans annonce formelle cette fois, le Kremlin ayant bâti l'infrastructure numérique pour convoquer et fermé les voies de sortie. Le détail le plus parlant est administratif : passé le délai de vingt jours sans comparution, les sanctions sont automatiques — transactions immobilières, crédit, statut d'indépendant bloqués, et l'interdiction de sortie du territoire s'active dès publication de la convocation. Une mobilisation sans décret, exécutée par la privation de services. Les documents consultés par Bloomberg montrent par ailleurs des responsables du Kremlin et des centres de recrutement ouvrant des comptes à l'étranger et poussant leurs proches à partir.

Le correspondant
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Titre original (traduit)
“Les Russes craignent que Poutine les envoie à la guerre une fois l'élection terminée”
Résumé de l'article

Des Russes redoutent que Vladimir Poutine ordonne une nouvelle mobilisation massive pour la guerre en Ukraine après les élections législatives de ce week-end. Cette crainte gagne des responsables du Kremlin et des centres de recrutement, qui ont cherché à ouvrir des comptes à l'étranger et à faire partir des proches, selon des documents consultés par Bloomberg News. Un responsable européen affirme que la Russie se prépare à incorporer 300 000 hommes supplémentaires d'ici fin 2026, cette fois sans annonce formelle, le Kremlin ayant bâti une infrastructure numérique et fermé les voies de fuite.

Article du 18 sept. 2026
Indépendant · Singapour — Quotidien de référence à Singapour, fondé en 1845, appartenant…
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Amérique latine1 pays
🇨🇱
La Tercera
Chili

Première apparition dans CrossNews.

“

La Tercera tient une ligne littéraire, et elle l'assume dès l'attaque : pompes à essence vides, téléphones sans internet, bourdonnement nocturne des drones au-dessus de villes qui regardaient jusqu'ici la guerre à la télévision. Le texte pose ensuite les deux instituts qui ne s'accordent pas : le Fonds d'opinion publique annonce 47 à 49 % pour Russie unie, le centre étatique VTsIOM 51 à 53 % — l'écart décidant si le parti conserve ou non sa majorité constitutionnelle.

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L'article va chercher un détail que peu reprennent : 16 des 135 candidats de Iabloko écartés à dix jours du vote, et des obstacles signalés dans au moins 21 régions. Puis les scènes de campagne, à Riazan, où aucun candidat ne se présente à un débat, où d'autres restent silencieux ou se mettent à chanter. La couverture fédérale est plusieurs fois inférieure à celle de 2021, selon le projet Atlas des élections. Kolesnikov parle d'une normalité fabriquée, Lebedev d'un régime qui légitime le présent par le passé faute de pouvoir proposer un avenir. Le sondeur Levada superpose les deux Russies : 68 % soutiennent encore l'armée, 59 % veulent des négociations.

Le correspondant
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Titre original (traduit)
“Essence, prix et drones : la guerre incertaine de Poutine marque les élections législatives en Russie”
Résumé de l'article

Le Kremlin contrôle le résultat et personne n'attend de défaite de Russie Unie, qui part de 315 députés, mais il peine à faire passer sa victoire pour un consentement. Les instituts officiels divergent sur son score : le Fonds d'opinion publique prévoit 47 à 49 % des voix, le centre étatique VTsIOM 51 à 53 %. La campagne évite le sujet de la guerre, que les cinq partis de la Douma ont soutenu, et la seule liste antiguerre, Iabloko, a été annulée, 16 de ses 135 candidats étant écartés à dix jours du vote. La couverture télévisée fédérale a été bien moindre qu'en 2021, selon le projet Atlas des élections.

Article du 17 sept. 2026
Indépendant · Chili — Quotidien chilien appartenant au groupe Copesa.
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